Sanctoral 

Saint Bernard, Abbé et Docteur de l’Église

Bernard naquit à Fontaine, en Bourgogne, d’une noble famille. Dans sa jeunesse, il fut, à cause de sa grande beauté, vivement sollicité par des femmes, mais aucune ne réussit à ébranler sa résolution de garder la chasteté. Pour fuir ces tentations du diable, il prit, à l’âge de vingt-deux ans, le parti d’entrer à Cîteaux, berceau de l’Ordre de ce nom, qui florissait alors par une grande sainteté. Ayant ou connaissance du projet de Bernard, ses frères mirent tous leurs efforts à l’en détourner ; mais, dans cette lutte, il fut le plus éloquent et le plus heureux ; car il les amena si bien, eux et d’autres, à sa manière de voir, que trente jeunes gens reçurent avec lui l’habit religieux. Devenu moine, il s’adonna tellement au jeûne, que chaque fois qu’il prenait son repas, il semblait endurer un supplice. Merveilleusement appliqué aux veilles et aux oraisons prolongées, voué à la pratique de la pauvreté chrétienne, il menait sur terre une vie presque céleste, étrangère aux sollicitudes et aux désirs des choses périssables. En lui brillaient l’humilité, la miséricorde, la douceur ; il était si attaché à la contemplation, qu’il semblait ne se servir de ses sens que pour les devoirs de la piété, en quoi cependant il se comportait avec la plus louable prudence. Pendant qu’il s’appliquait à ces exercices, il refusa successivement les évêchés de Gênes, de Milan, et plusieurs autres qui lui furent offerts, se déclarant indigne de l’honneur d’une telle dignité. Élu Abbé de Clairvaux, il construisit en beaucoup de lieux des monastères où se maintinrent longtemps la règle et la discipline du fondateur. Le monastère des Saints Vincent et Anastase à Rome ayant été restauré par le Pape Innocent II, Bernard y établit comme Abbé le religieux qui, plus tard, devint souverain Pontife sous le nom d’Eugène III. C’est à ce Pape qu’il adressa son livre De la Considération. Bernard a écrit beaucoup d’autres ouvrages, dans lesquels se montre une doctrine inspirée par la grâce divine plutôt qu’acquise par l’étude. Sa grande réputation de vertu le fit appeler par les plus grands princes pour trancher leurs différends ; il dut aussi aller souvent en Italie pour régler les affaires de l’Église. Le souverain Pontife Innocent II eut en lui un aide précieux, tant pour mettre un terme au schisme suscité par Pierre de Léon, que dans ses légations près de l’empereur d’Allemagne, d’Henri, roi d’Angleterre, et du concile de Pisé. Enfin, à l’âge de soixante-trois ans, il s’endormit dans le Seigneur. Des miracles le glorifièrent et Alexandre III le mit au rang des Saints. Le souverain Pontife Pie VIII, de l’avis de la Congrégation des Rites, déclara saint Bernard Docteur de l’Église universelle, et ordonna en même temps qu’on dirait, le jour de sa fête, l’Office et la Messe des Docteurs. Il concéda aussi à perpétuité des indulgences plénières annuelles à tous ceux qui visiteraient ce jour-là les églises des Cisterciens.

Martyrologe

Au territoire de Langres, la mise au tombeau de saint Bernard, premier Abbé de Clairvaux. Glorieux à la fois par sa vie, sa science et ses miracles, il a été déclaré et confirmé docteur de l’église universelle par le souverain pontife Pie VIII.

Au mont Senario, en Toscane, l’anniversaire de saint Manetto confesseur, l’un des sept fondateurs de l’Ordre des Servites de la bienheureuse Vierge Marie: il expira en récitant des hymnes en son honneur. Sa fête et celle de ses compagnons se célèbre la veille des ides de février (12 février).

En Judée, le saint prophète. Samuel, dont les ossements sacrés, (au rapport de saint Jérôme), furent transportés à Constantinople et placés près de l’Hebdome, par les soins de l’empereur Arcade.

En Chypre, saint Lucius sénateur. Témoin de la constance de l’évêque de Cyrène Théodore, au moment où il était martyrisé, il se convertit à la foi du Christ, et y attira aussi le préfet Dignien. Il alla ensuite à Chypre avec ce dernier et, voyant que d’autres chrétiens y étaient couronnés pour avoir confessé le Seigneur, il se présenta de lui-même, fut décapité, et mérita de recevoir comme eux la couronne du martyre.

En Thrace, trente-sept bienheureux martyrs, que, pour la foi du Christ, le préfet Apellien fit jeter dans une fournaise ardente, après leur avoir fait couper les mains et les pieds.

Dans la même région, les saints martyrs Sévère et Memnon centurion, qui endurèrent le même supplice et entrèrent victorieux dans le ciel.

A Rome, l’anniversaire du bienheureux Pie X, Pape et Confesseur, défenseur invaincu de l’intégrité de la foi et de la liberté de l’église; il s’est distingué par un admirable zèle pour la diffusion de la religion.

Sa fête est célébrée le 3 des nones de septembre.

A Cordoue, en Espagne, les saints moines martyrs Léovigilde et Christophe. Durant la persécution des Arabes, ils furent jetés en prison pour la défense de la foi chrétienne, et bientôt après, décapités puis brûlés, ils obtinrent la palme du martyre.

Dans l’île de Noirmoutier, saint Philibert abbé.

A Rome, le bienheureux Porphyre. Homme de Dieu, il enseigna au saint martyr Agapit les principes de la foi et la doctrine du Christ.

Dans la place forte de Chinon, en Gaule, saint Mesme confesseur, qui fut disciple du bienheureux évêque Martin.

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