De la férie : messe du 1er janvier

Sanctoral 

Bienheureux Pierre Bonilli, fondateur des Sœurs de la Sainte Famille de Spolète

Pietro Stephano Giuseppe (Pierre Stéphane Joseph) Bonilli naît le 15 mars 1841 à San Lorenzo di Trevi (diocèse de Spolète, province de Pérouse, Ombrie). Ses parents sont Sabatino Bonilli et Maria Allegretti. C’est une famille de petits propriétaires exploitants. A trois ans et demi déjà, en novembre 1844, il est confirmé à Cannaiola, village dont il sera curé pendant 35 ans. Comme il n’y a pas d’école à San Lorenzo, son éducation chrétienne est assurée par sa mère et son curé. Il est doué, et on le met dans une école où il réussit très bien. Il veut être prêtre, mais n’ayant pas les moyens de payer sa pension au séminaire, il suit l’école Lucarini où il rencontre un prêtre don Ludovic Pieri, qui marquera sa vie. Ce prêtre original mais ardent fonde la Pieuse union de saint Joseph dont Pietro devient l’un des trois premiers membres. Puis, ayant exhumé un vieux tableau représentant la Sainte famille, don Ludovic le restaure, et c’est le départ d’un mouvement de dévotion envers la Sainte famille. Parmi les condisciples de Pietro, il y a le bienheureux  2  Placide Riccardi. Pietro réussit très bien, notamment en philosophie rationnelle, en morale et en mathématiques. Toujours désargenté, il assure les fonctions de préfet de discipline, non sans peine, car les pensionnaires sont bien peu obéissants. Enfin, il est admis à l’intérieur du séminaire ! Il songe même à se faire missionnaire, mais on lui dit : « Tes missions sont ici ». Il rencontre aussi des difficultés en lui-même, ayant par exemple des tentations contre la pureté. Il lutte avec foi dans les ténèbres, et sa résolution est arrêtée une fois pour toutes : ‘‘Ou saint, ou mort’’. Il est ordonné prêtre le 19 décembre 1863. Il accepte un poste de curé dans un village que tous les autres prêtres ont refusé, Cannaiola. Cette paroisse est non seulement modeste avec ses 600 âmes, et donc pauvre en revenus pour son desservant, mais elle ne brille pas davantage au point de vue spirituel. Jean-Paul II dans son homélie ne craint pas de la décrire ainsi : «Il demeura pendant trente-cinq ans dans une paroisse située sur le territoire le plus déshérité de son diocèse de Spolète, où la condition religieuse et morale était singulièrement pauvre et avilissante, marquée par la dégradation du blasphème, du libertinage, du jeu, de l’ivrognerie. » Don Bonilli entreprend une action vigoureuse que le pape décrit ainsi dans un tableau synthétique : « Il commença par une catéchèse et une instruction religieuse intenses. Comme un précurseur, il se servit, pour les promouvoir, de l’information et de la presse : “La presse est l’arme de notre époque”, disait-il. Il comprit qu’il fallait associer les laïcs à son œuvre et il sut les rendre partie prenante de ses initiatives en leur confiant, comme un père prudent et généreux, des tâches de responsabilité, tout en les faisant pénétrer par ailleurs dans son expérience même de prière, afin qu’ils “trouvent un pâturage” dans la rencontre de Dieu et dans l’Eucharistie. Surtout, il vit dans la famille le fondement de la renaissance de la société et de la vie ecclésiale. “Être une famille, donner une famille, construire la famille”, fut sa devise et son programme. Pour lui, la famille, toute famille, devait vivre sa vocation et sa mission à l’exemple de celle de Nazareth. » Précurseur de l’Action catholique diversifiée, don Bonilli crée des associations pour les garçons, les filles, les adolescents, les mères de famille, les hommes et spécialement les paysans dont il connaît d’expérience les problèmes. En 1870, avec l’aide des hommes de sa paroisse, il restaure de fond en comble son église qui était entièrement délabrée. Pour ces actions multiformes, il faut des forces, qu’il puise d’abord dans la prière : Il organise chaque soir une visite au Saint-Sacrement. Il faut aussi un modèle à suivre : la sainte Famille de Nazareth ! Avec don Ludovic Pieri, il crée en 1871 la “Société des Missionnaires de la sainte Famille”. Il lance une imprimerie qui lui permet de faire connaître et de soutenir ses missionnaires. Il relance un magazine sur la sainte Famille et en crée d’autres, parmi lesquels ‘Le Tabernacle’ et ‘Le Consolateur des Âmes du Purgatoire’, ce qui révèle ses trois grands amours : la sainte Famille, l’eucharistie et la prière pour les âmes du purgatoire. Pour s’occuper des pauvres, des orphelines (il a créé un orphelinat), des aveugles et des sourds-muets, don Pietro fait appel aux Sœurs de la sainte Famille de Bergame, mais elles déclinent l’offre ; il fonde alors les ‘Sœurs de la sainte Famille de Spolète’ (lesquelles, à l’heure actuelle encore, continuent son œuvre auprès des pauvres). En 1898, don Bonilli s’établit à Spolète où la Providence lui offre un champ de travail encore plus vaste pour le développement de ses œuvres. Il est aussi économe et recteur du séminaire et veille à l’éducation des séminaristes, les faisant profiter de sa riche expérience pastorale. Avec les sœurs, comme avec les postulantes qui se présentent, il est très exigeant, leur faisant considérer la croix comme une marque de prédilection du Seigneur. Lui-même a des ennuis avec la Hiérarchie, car, en 1917, le nouveau Code de droit canon est promulgué et l’archevêque de Spolète pense qu’il faut y conformer l’œuvre de don Pietri ; on le soupçonne de répandre des ‘superstitions’ et d’avoir des expressions discutables au sujet de la dévotion à la sainte Famille. L’évêque place les missionnaires sous sa coupe et, avant leur impression, contrôle les publications. Le comble de la souffrance est atteint lorsque le ‘Manuel des missionnaires de la sainte Famille’ est mis à l’index (l’interdit sera levé par la suite). Don Bonilli souffre de cette méfiance, mais il obéit comme il l’a toujours fait. Sa santé est atteinte dès 1918. Il doit se retirer dans une petite chambre de la maison-mère des sœurs où il mène une vie d’ermite. En 1929, il tombe aveugle. Il accepte tout pour l’amour de Dieu. Mais ce qui le blesse le plus, c’est de ne plus pouvoir dire la messe. Il se sent un prêtre inutile. Il meurt avec sérénité le 5 janvier 1935 en faisant cette prière : « Jésus, Marie, Joseph, faites que je meure paisiblement en votre sainte compagnie ».

Vigile de l’épiphanie

Pour la 3ème fois déjà, un Ange apparaît à Joseph. Il lui dit de retourner en Palestine, où Hérode vient de mourir au milieu des atroces tourments que le Ciel réserve aux persécuteurs. Mais son fils Archelaüs n’est pas moins cruel que son père; en arrivant au trône, il a fait mettre à mort 3 000 de ses sujets. Joseph, craignant pour Jésus, fut averti en songe d’avoir à se retirer à Nazareth. La vigile de l’épiphanie ne présente aucun des caractères de pénitence propres aux vigiles. L’Église fait lire à Matines aujourd’hui un beau passage de saint Augustin qui dit le rôle de la sainte Vierge dans le mystère de l’Incarnation: « Ô miracle, mes frères! Les lois de la nature sont changées pour l’homme! Un Dieu naît, une vierge devient mère, la parole de Dieu la rend féconde; elle est mère et vierge tout ensemble; mère, elle conserve sa virginité; vierge, elle enfante un fils; elle reste pure, mais elle n’est pas stérile. Elle met au monde celui qui seul est né sans pèché, et qu’elle a conçu non par la concupiscence de la chair, mais par l’obéissance de l’esprit ».

Saint Télesphore, Pape et Martyr

Saint Télesphore était Grec de nation et anachorète. C’est une tradition, dans l’ordre des Carmes, que le lieu où il exerça la vie solitaire, avant d’entreprendre la prédication de l’Évangile, était le mont Carmel, célèbre par le séjour des saints prophètes Élie et Élisée. Étant venu à Rome pour travailler à l’établissement de la religion chrétienne, il donna des marques si visibles d’une sagesse et d’une sainteté consommées, qu’après le martyre de saint Sixte, premier de ce nom, il fut mis en sa place, et créé souverain Pontife, sous l’empire d’Adrien. Entre plusieurs beaux règlements qu’il fit pour l’avancement de l’Église, l’un des principaux fut celui du jeûne de quarante jours avant Pâques, que nous appelons Carême. Ce n’est pas qu’il soit le premier auteur de cette observance ; car saint Ignace, martyr, qui vivait avant lui, en fait mention dans son Épître aux Philippiens ; et c’est le sentiment commun des Pères de l’Église, qu’elle est de tradition apostolique : plusieurs même en parlent comme d’une chose d’institution divine, en tant que Notre-Seigneur nous l’a apprise par Son exemple. Mais ce que fit ce saint Pape, fut d’établir par un décret ce qui n’était gardé que par l’autorité de la tradition, et de réveiller la ferveur des Chrétiens qui commençaient à se relâcher dans cette sainte pratique : on peut voir à ce sujet un traité fort curieux touchant les jeûnes, que le P. Thomassin, si connu par sa pénétration dans l’antiquité ecclésiastique, a donné au public. On dit aussi que notre Saint ordonna qu’à la solennité de Noël on célébrerait la Messe au milieu de la nuit, au lieu qu’aux autres temps, on ne la célébrait qu’à l’heure de tierce, c’est-à-dire sur les neuf heures du matin : ce qui se doit entendre de la Messe solennelle, et de ce qui se faisait le plus ordinairement dans les églises. On lui attribue encore le commandement de chanter l’hymne des Anges : Gloria in excelsis, etc., avant l’action du Sacrifice. Toutes ces ordonnances sont rapportées dans le Liber pontificalis. Il s’éleva, du temps de ce bienheureux pontife, trois hérétiques très pernicieux, savoir : Valentin, Marcion et Appellès, dont les dogmes impies et sacrilèges sont rapportés par saint Épiphane et par les autres auteurs ecclésiastiques qui ont écrit sur les hérésies. Cet homme apostolique ne manqua pas de les combattre avec toute la vigueur que l’on pouvait attendre d’un chef de l’Église aussi savant et aussi pieux qu’il était, et il fut aidé dans ce combat par le grand saint Justin, philosophe chrétien, qui présenta aussi, depuis, aux empereurs, deux excellentes apologies, pour justifier notre sainte religion des crimes que les païens lui imputaient, poussés qu’ils étaient par leur propre malice, et par la doctrine diabolique et les mœurs corrompues de ces hérétiques qui se donnaient pour chrétiens. Enfin, saint Télesphore, après avoir gouverné l’Église onze ans, trois mois et vingt-deux jours, fut couronné d’un très glorieux martyre, comme le dit expressément saint Irénée. Il avait donné trois fois les Ordres au mois de décembre, et créé douze prêtres, huit diacres et treize évêques. Son corps fut enterré au Vatican, proche de celui du Prince des Apôtres, et sa mémoire est célébrée dans l’Église au jour même de son martyre, selon l’ordre du Bréviaire réformé par Clément VIII, le 5 janvier. C’était l’an 138, Antonin étant empereur. On peint saint Télesphore avec un calice surmonté de trois hosties, pour rappeler qu’il institua la pratique de dire trois Messes le jour de Noël.

Saint Siméon, Stylite († 459)

Voici peut-être le plus étrange, le plus miraculeux de tous les Saints. Il naquit en Cilicie. Son père était berger, et lui-même passa les premières années de sa vie à garder les troupeaux. Il avait treize ans, quand un jour, à l’église, il entendit lire ces paroles: « Bienheureux ceux qui pleurent!… Bienheureux ceux qui ont le coeur pur! » Éclairé par la grâce, embrasé du désir de la perfection, il se met en prière, s’endort et fait un songe: « Il me semblait, dit-il, que je creusais les fondements d’un édifice; quand je crus la fosse assez profonde, je m’arrêtai: « Creuse encore! » me dit une voix. Par quatre fois je repris mon travail et je m’arrêtai, et par quatre fois j’entendis la même parole: « Creuse encore! » Enfin la voix me dit: « C’est assez! Maintenant tu peux élever un édifice aussi haut qu’il te plaira. » Ce songe signifiait sans doute l’humilité, base de toutes les vertus et mesure de la perfection; mais il faisait aussi allusion au genre de vie que devait mener le pieux jeune homme. Siméon entre dans un monastère; là, ses mortifications paraissent si effrayantes, qu’on lui conseille la solitude. Il se retire dans un désert et passe le Carême entier sans manger; le jour de Pâques, la Sainte Communion lui rend toute sa vigueur. Dès ce moment, il prend la résolution de passer ainsi tous les ans le temps du Carême. Les foules se pressent bientôt autour de lui attirées par ses miracles; il s’enfuit sur une montagne pour échapper au commerce des hommes; mais le concours prodigieux s’accroissait tous les jours. C’est alors qu’il se fit bâtir une colonne qui, s’élevant d’année en année, atteignit enfin la hauteur de quarante coudées, ou à peu près vingt mètres, sur laquelle il vécut environ trente-six ans. De là lui vient le surnom de Stylite, mot qui signifie, en grec, l’habitant de la colonne. Les heures de sa journée étaient partagées entre la prière, la prédication et les oeuvres de charité; la nuit se passait presque entière dans les entretiens avec le Ciel. Quelqu’un voulut un jour compter les inclinations profondes qu’il faisait en la présence de Dieu; arrivé au nombre de mille deux cent quarante-quatre, il s’arrêta, n’ayant pas la patience de continuer plus longtemps. Tout est merveilleux dans les détails de cette vie surprenante; et cependant on n’y trouve rien qui ne montre un homme conduit par l’Esprit de Dieu et soutenu par la vertu d’En Haut. Martyrologe

Martyrologe

A Rome, saint Télesphore, pape et martyr, qui, sous Antonin le Pieux, après de nombreux travaux entrepris pour la confession du Christ, subit un glorieux martyre.

En Angleterre, l’anniversaire de saint Edouard, roi d’Angleterre et confesseur. Il fut remarquable par sa vertu de chasteté et le don des miracles. Par décision du pape Innocent XI, sa fête principale est célébrée le 3 des ides d’octobre (13 octobre), jour de la translation de son saint corps.

En Egypte, la commémoraison de nombreux saints martyrs, qui dans la Thébaïde, pendant la persécution de Dioclétien, furent mis à mort par divers genres de tourments.

A Antioche, saint Siméon le solitaire: pendant un grand nombre d’années il vécut debout sur une colonne, d’où lui est venu le surnom de Stylite; sa manière d’agir a été étonnante.

A Rome, sainte Emilienne vierge, tante du pape saint Grégoire. A l’appel de sa sœur Tharsille qui l’avait précédée auprès de Dieu, elle s’en alla en ce jour même vers le Seigneur.

A Alexandrie, sainte Synclétique vierge, dont saint Athanase a consigné par écrit les belles actions.

En Egypte, Sainte Apollinaire vierge.

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