Au Vatican, c’est comme à l’Elysée, le « en même temps » est roi. Un coup à droite, un coup à gauche, et l’anarchie-tyrannie en prime.

Après avoir rappelé à la Conférence épiscopale allemande en pleine croissance progressiste indépendante qu’ « il n’est pas permis de donner une bénédiction aux relations qui impliquent une pratique sexuelle en dehors du mariage, comme c’est le cas des unions entre personnes de même sexe », la Congrégation pour la Doctrine de la foi et son cardinal préfet Luis Francisco Ladaria Ferrer a notifié aux évêques des Etats-Unis, annonce le magazine des jésuites américains America Magazine, qu’il ne serait pas approprié d’interdire Joe Biden de communier. Ainsi, d’un côté, le Vatican moderniste met un frein à la non-culture de mort et de l’autre il l’a promeut. C’est là un nouvel exemple de la praxis au fondement de l’Eglise conciliaire : dans une contradiction superficielle, il est fait deux pas en avant, un pas en arrière, pour faire avancer à son rythme la révolution progressiste qui aujourd’hui se décline en toutes les couleurs du drapeau lgbt.

Pour en revenir à Biden et à la note de la Congrégation révélée par le magazine où sévit le jésuite pro-lgbt James Martin, selon le cardinal Ferrer cette décision romaine serait dictée par des considérations doctrinales et non d’opportunité politique. Mais peut-être surtout par des considérations partisanes.

En effet, après l’élection de Biden à la Maison Blanche, une commission interne à la Conférence épiscopale américaine s’est constituée avec comme objectif d’étudier les politiques « sociétales » du nouveau président et de réfléchir sur l’opportunité de révoquer en bonne et due forme son « droit » à la communion. Le pape François ayant de nombreuses fois témoigné de son parti-pris en faveur de Biden, cette prise de position venant du Vatican a une logique : empêcher les évêques américains de publier un document, qui s’avère être en préparation, à charge contre Biden et ses idées en matières bioéthique et sociétale, avec à la clé une sanction probable lui interdisant d’aller au banc de communion.

Le Vatican pourrait avoir gagné la partie en réussissant à freiner cette volonté de sanctionner l’actuel président américain. A l’heure présente, la Congrégation épiscopale américaine n’a pas répondu, le débat a en revanche lieu sur les réseaux sociaux où les conservateurs se plaignent d’une relativisation des questions bioéthiques.

Ainsi va en toute logique l’Eglise conciliaire, de relativisations en indifférentismes, de « progrès » en « progrès », pour le plus grand malheur des conservateurs conciliaires qui trouvent que décidemment ce progressisme pourtant à la base du concile Vatican II qu’ils ne remettent pas en question, les entraîne trop loin à leur goût.

Francesca de Villasmundo

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