Au mois d’août dernier, la petite mosquée de la ville d’Auch, dans le Haut-Armagnac, au cœur de la Gascogne, a été incendiée. Le procureur de la République a aussitôt parlé d’« incendie volontaire réfléchi », tandis que le ministre de l’Intérieur B. Cazeneuve, rapidement dépêché sur les lieux à la manière d’un pompier, a parlé d’un possible « règlements de comptes ». Acte « islamophobe » ? Divisions internes à la communauté ? Une chose est sûre : les coupables courent toujours – tandis que La Dépêche du Midi sous-entend désormais que la thèse de l’accident n’est pas écartée à 100 %.

Là-dessus, l’archevêché d’Auch a donné 5 000 € pour la reconstruction de la mosquée (geste mis sur un plan d’égalité avec l’aide aux chrétiens persécutés en Orient ou encore le remaniement du sanctuaire de Lourdes après les inondations), et il invite, par l’intermédiaire de son vicaire général, les fidèles à consentir directement des dons, en indiquant l’ordre auquel libeller les chèques… Impossible de savoir combien d’argent aura filtré après cet appel, même s’il ne faut pas prendre les gens pour des idiots.

Cerise sur le gâteau, en plus d’être financés par leurs coreligionnaires du Loiret, les mahométans auscitains risquent d’être grassement remboursés par leur assurance ! Cela ne manquerait pas de piquant… Pour l’heure, ils disposent d’une mosquée en préfabriqué de 250 m², ce qui est une surface supérieure à celle du bâtiment brûlé. Il faudra attendre le 2 novembre pour avoir une meilleure idée de la plus-value réalisée. Une affaire à suivre !

Mais quiconque en aurait remontré à l’archevêque d’Auch, monseigneur Gardès, n’aura pu se heurter… qu’à un mur de silence, à une politique de l’autruche. Vous pouvez donc dès à présent faire part de vos corrections fraternelles : http://auch.catholique.fr/diocese-auch/index.php?option=com_content&view=article&id=81&Itemid=189.

Voici un message, parmi d’autres, qui a déjà été envoyé à l’intéressé :

« Bonjour,

C’est très récemment que j’ai appris, par le bulletin officiel du diocèse, qu’un don de 5 000 € avait été alloué à la reconstruction de la mosquée d’Auch.

Ce geste m’a choqué, dans la mesure où infiniment plus de causes auraient vu cette somme être mieux employée. L’argument “La charité ne connaît [sic] pas de frontière” est détourné, dans la mesure où l’on égare les fidèles en leur laissant accroire que toutes les croyances se valent, et que l’on conforte les adeptes d’une fausse religion dans leur erreur en les aidant qui plus est à la pratiquer de manière publique (que ce soit l’Islam ou une autre religion, peu m’importe). C’est, me semble-t-il, grave de la part d’une autorité morale et religieuse de rang aussi élevé que l’autorité diocésaine, surtout dans un département où l’Église est plus que dévastée, dans cette terre que j’aime.

La première des charités est d’annoncer la vérité, c’est-à-dire le Christ, qui est seul la Vérité, le Chemin et la Vie. À 22 ans, jeune père de famille, je ne suis pas assez naïf pour m’entendre dire qu’il est bon et exemplaire de subventionner publiquement et d’appeler publiquement à soutenir matériellement des spiritualités qui font fi du Christ et de l’amour de Dieu. L’acte paraît plus politique que jamais, ce qui n’est assurément pas recevable de la part de l’Église, laquelle doit pourtant se cantonner au champ spirituel.

L’aumône est un acte bon en soi, mais qui est assujetti à sa fin. Elle est bonne pour l’amour de Dieu et par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ. En effet, rendre un service est un acte bon en soi, mais qui devient mauvais si la personne à qui on rend service est poussée à en abuser ou à rester dans un état de dépendance ou de profit volontaire, et que le serviteur le sait pertinemment. Il en est de même pour l’aumône, qui diffère du tout au tout quand elle subventionne le culte musulman au lieu du seul vrai culte, catholique. D’autant plus qu’on ne voit pas comment cela pourrait “éclairer les infidèles”, selon la prière prescrite aux fidèles par l’Église catholique romaine dans leur prière du soir des Paroissien romain, avant les litanies de la Vierge Marie. Aimer le prochain, c’est ne pas adopter ou encourager ses défauts, mais les détester (le mot, comme “haïr”, apparaît à ce sujet dans la bouche ou sous la plume de très nombreux saints, de saint François d’Assise au Padre Pio en passant par le Curé d’Ars ou saint Pie X). Je crois que l’équivoque se situe ici.

Mon denier du culte ne sera donc pas versé en faveur d’un siège tendancieux, mais auprès des quelques rares moines catholiques du diocèse, qui diront aussi des messes pour l’archidiocèse et ne se lasseront jamais d’annoncer l’Évangile, visitant des malades partout dans le département, où la foi est presque en tout recoin en perdition, et la messe inexistante.

In Christo,

V. L. »

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