Le Grand Chancelier de l’Ordre de Malte, Albrecht von Boeselager, celui qui avait été démis par le Grand Maître Robert Matthew Festing et puis réintégré sur ordre de François, a donné un entretien au site internet de l’archidiocèse de Cologne dans lequel il fait quelques révélations fracassantes. Les récents troubles au sein de l’Ordre et débutés par une sombre histoire de préservatifs et contraceptifs qui auraient été distribués dans les années 90 par des associations dépendantes de l’Ordre de Malte et sous l’administration de ce même Albrecht von Boeselager, alors Grand Hospitalier, ont des conséquences bien curieuses.

Non seulement celui que l’enquête interne a jugé responsable et coupable, Boeselager, se retrouve réhabilité par François, le Grand Maître Robert Matthew Festing étant lui contraint à la démission, mais le cardinal Burke devenu patron de l’Ordre bien après les faits incriminés, est mis sur la sellette alors qu’il était étranger à toute l’affaire, n’a aucune autorité sur l’administration de l’Ordre, juste une charge spirituelle et un rôle de diplomate du Vatican auprès de l’institution chevaleresque.

Après les péripéties vécues dernièrement par le Souverain Ordre de Malte et la main mise illicite du Vatican sur cet État souverain, sa mise sous tutelle abusive, semblable à celle antérieure sur la congrégation des Franciscains de l’Immaculé, la nomination par le pape de l’archevêque Giovanni Angelo Becciu comme son « délégué spécial » pour « guider la renaissance spirituelle et morale de l’Ordre » (sic), c’est le nouvel assaut, coup de matraque, donné au patron de l’Ordre de Malte, adversaire déterminé des innovations doctrinales bergogliennes contenues dans Amoris Laetitia. D’après les dires du protégé d’El pape argentin, le cardinal Burke « est de fait suspendu de la charge de patron de l’Ordre de Malte. » Cette mise sous tutelle du cardinal américain aurait été décidée par François lui-même affirme Albrecht von Boeselager, « parce que l’archevêque Becciu a la totale confiance du pape et est son porte-parole. »

Jorge Maria Bergoglio a bien raison de se définir lui-même comme étant « un po furbo », un peu fourbe. Avec cette mise sous tutelle de l’Ordre de Malte qui tombe à point nommé, il inflige un nouveau coup dur au cardinal Burke, chef de file du parti conservateur, envoyé il y a peu en quarantaine dans une lointaine minuscule terre du Pacifique, l’île Guam, pour une mission sans limite de temps. Et il met la main de fait sur le « Souverain Ordre de Malte » qui se trouve ainsi délester en un tour de passe-passe habile de sa souveraineté et de son indépendance alors qu’il est

« un Ordre de droit ecclésial, avait confirmé Benoît XVI en son temps, avec la faculté d’élire librement ses supérieurs, sans interférence de la part des autres autorités laïques ou religieuses.»

Après les Franciscains de l’Immaculé, c’est au tour de l’Ordre de Malte d’être décapité et de tomber dans l’escarcelle de François… Avis à ceux qui font confiance au jésuite un po furbo

Francesca de Villasmundo

http://ilsismografo.blogspot.fr/2017/02/italia-burke-suspended-de-facto-as.html

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