Le Crédit Suisse et la Deutsche Bank ont ​​été condamnés à une pénalité de plus de 12 milliards de dollars – une broutille – pour avoir vendu des emprunts toxiques aux États-Unis. Elles vont payer, bien sûr, comme l’ont déjà fait leurs consœurs américaines, puisque le système n’est pas remis en cause.

Barack Obama a joué son rôle de président de la « plus grande démocratie au monde ». Il a tapé du poing sur la table, disant qu’il voulait poursuivre les banques qui avaient vendu de la dette « subprime », provoquant, en 2008, la pire crise économique que l’on ait connu depuis la Grande Dépression de 1929. Les familles qui ont été expulsées de leurs foyers et sont allé rejoindre la file des soupes populaires ont du trouver ça « correct ». Les vilaines banques ont donc été « condamnées ». Mais comme la plupart d’entre elles étaient renflouées, dans le même temps, par l’argent des contribuables, cela restait une bonne opération. On a joué le jeu en arborant des mines contrites devant les caméras. Ensuite, après négociation entre gens raisonnables, on a payé des sommes raisonnables.

Le Crédit Suisse vient, tout aussi tranquillement, d’accepter de payer plus de 5,2 milliards de dollars dans un accord semblable avec les autorités américaines. Cette pénalité va lui faire subir une deuxième année de perte en 2017, mais qu’importe. Il paiera d’abord 2,48 milliards de dollars et plus tard, 2,8 milliards de dollars sur cinq ans pour « compenser l’impact » sur ses clients. Le Crédit Suisse est, par ailleurs, toujours confronté à des poursuites intentées par les états de New-York et du New Jersey pour avoir écoulé ses titres hypothécaires toxiques. Mais, dans ce milieu, tout reste feutré. La banque a été prise la main dans le sac, elle négociera un accord, là encore, raisonnable.

La Deutsche Bank a également docilement accepté un règlement total de 7,2 milliards de dollars pour la vente de ses titres hypothécaires toxiques. Le règlement sera également divisé en deux-temps. La banque allemande a habilement négocié : le ministère de la Justice des États-Unis avait initialement demandé plus de 14 milliards. Les investisseurs sont contents. Du coup, pour fêter ça, les actions de DB viennent de gagner plus de deux pour-cent.

Ces sanctions de l’administration américaine arrivent maintenant pour défavoriser les banques européennes face à leurs rivales américaines, plus puissantes, qui ont déjà absorbé leurs amendes de 46 milliards de dollars, une pacotille. C’est normal, c’est l’Amérique qui mène le jeu et c’est le prix à payer pour participer aux juteuses magouilles de Wall Street.

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Ce numéro 80 de la revue Civitas est un numéro spécial de 100 pages.

On y trouvera d’une part un dossier consacré au Great Reset. Pour beaucoup cette expression (en français Grande Réinitialisation) demeure un peu mystérieuse. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question anecdotique, bien au contraire.

On retrouve dans cette revue les interventions de Monseigneur Viganò, qui a exercé d’éminentes fonctions à la Curie et dans la diplomatie vaticane (Nonce aux États-Unis), Xavier Poussard directeur de la lettre confidentielle Faits et Documents, Lucien Cerise, Modeste Schwartz et Pierre Antoine Plaquevent spécialistes reconnus de cette question, Xavier Moreau, grand spécialiste de la Russie, Le général Delawarde ainsi que la courageuse Cassandre Fristot qui relate les persécutions et les condamnations dont elle a été victime pour avoir simplement porté, dans une manifestation, une pancarte avec la question QUI ?

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