L’écriture inclusive fait son entrée officielle dans les textes liturgiques de l’Église conciliaire. On avait déjà, en début d’homélie, de palabres, de discussions, le tonitruant « Mes frères et mes sœurs » déclamé par des curés avant-gardistes avant l’inclusion certifiée conforme par les précieux ridicules des temps post-féministes.

Désormais, les prières pour la célébration de la messe Paul VI se mettent à la page de l’inclusion :  « frères et sœurs » dans la nouvelle traduction du Missel Romain remplacera le mot « frères » de par la volonté des évêques de France, aux « serviteurs » on rajoutera les « servantes » et tout dans la même veine. Et ainsi, comme le chante François,  pas celui au Vatican, mais Claude de son petit prénom, “Oh oh, ce serait le bonheur”…

La Conférence épiscopale de France se donne des excuses pour expliquer ce changement conforme à la mode du temps et si contraire à la tradition linguistique française : cette traduction serait plus proche du texte original en latin, clame-t-elle tout en précisant quand même que c’est pour faire plus de place aux femmes.  

C’est le 5 novembre dernier que la CEF avait annoncé dans un communiqué avoir obtenu l’aval du Vatican pour cette nouvelle traduction du Novus Ordo Missae. Ce dernier pourra peut-être ainsi être plus proche de l’ancien texte latin avec cette traduction inclusive qui est avant tout mue par une pastorale bien-pensante et politiquement correcte, il n’en restera pas moins toujours aussi éloigné « de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXIIe session du Concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les « canons » du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’intégrité du Mystère. » (in Préface des cardinaux Ottaviani et Bacci au Bref examen critique du Nouvel Ordo Missae). Ce n’est juste qu’un pas supplémentaire dans la confusion des esprits modernes…

Francesca de Villasmundo

 

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9 commentaires

  1. Cette nouvelle extravagance (une de plus) de la nouvelle messe au fort parfum de protestantisme fabriquée par le franc-maçon Bugnini est l’occasion de commémorer la célèbre déclaration du Père Calmel sur la nouvelle messe.
    Voici le texte intégral de cette déclaration du Père Calmel :

    Je m’en tiens à la Messe traditionnelle, celle qui fut codifiée, mais non fabriquée, par saint Pie V, au XVIesiècle, conformément à une coutume plusieurs fois séculaire. Je refuse donc l’Ordo Missæ de Paul VI.
    Pourquoi ? Parce que, en réalité, cet Ordo Missæ n’existe pas. Ce qui existe c’est une Révolution liturgique universelle et permanente, prise à son compte ou voulue par le Pape actuel, et qui revêt, pour le quart d’heure, le masque de l’Ordo Missae du 3 avril 1969. C’est le droit de tout prêtre de refuser de porter le masque de cette Révolution liturgique. Et j’estime de mon devoir de prêtre de refuser de célébrer la Messe dans un rite équivoque.
    Si nous acceptons ce rite nouveau, qui favorise la confusion entre la Messe catholique et la Cène protestante – comme le disent équivalement deux Cardinaux et comme le démontrent de solides analyses théologiques – alors nous tomberons sans tarder d’une Messe interchangeable (comme le reconnaît du reste un pasteur protestant) dans une Messe carrément hérétique et donc nulle. Commencée par le Pape, puis abandonnée par lui aux églises nationales, la réforme révolutionnaire de la messe ira son train d’Enfer. Comment accepter de nous rendre complices ? Vous me demanderez : en maintenant, envers et contre tout, la Messe de toujours, avez-vous réfléchi à quoi vous vous exposez ? Certes. Je m’expose, si je peux dire, à persévérer dans la voie de la fidélité à mon sacerdoce, et donc à rendre au Souverain Prêtre, qui est notre Juge Suprême, l’humble témoignage de mon office de prêtre. Je m’expose encore à rassurer des fidèles désemparés, tentés de scepticisme ou de désespoir. Tout prêtre en effet qui s’en tient au rite de la Messe codifié par saint Pie V, le grand Pape dominicain de la Contre-Réforme, permet aux fidèles de participer au Saint Sacrifice sans équivoque possible ; de communier, sans risque d’être dupe, au Verbe de Dieu incarné et immolé, rendu réellement présent sous les saintes espèces. En revanche, le prêtre qui se plie au nouveau rite, forgé de toutes pièces par Paul VI, collabore pour sa part à instaurer progressivement une Messe mensongère où la présence du Christ ne sera plus véritable, mais sera transformée en un mémorial vide ; par le fait même le Sacrifice de la Croix ne sera plus réellement et sacramentellement offert à Dieu ; enfin la communion ne sera plus qu’un repas religieux où l’on mangera un peu de pain et boira un peu de vin ; rien d’autre comme chez les protestants. – Ne pas consentir à collaborer à l’instauration révolutionnaire d’une Messe équivoque, orientée vers la destruction de la Messe, ce sera se vouer à quelles mésaventures temporelles, à quels malheurs en ce monde ? Le Seigneur le sait dont la grâce suffit. En vérité la grâce du Coeur de Jésus, dérivée jusqu’à nous par le Saint Sacrifice et par les sacrements, suffit toujours. C’est pourquoi le Seigneur nous dit si tranquillement : celui qui perd sa vie en ce monde à cause de moi la sauve pour la vie éternelle.Je reconnais sans hésiter l’autorité du Saint-Père. J’affirme cependant que tout Pape, dans l’exercice de son autorité, peut commettre des abus d’autorité. Je soutiens que le Pape Paul VI commet un abus d’autorité d’une gravité exceptionnelle lorsqu’il bâtit un rite nouveau de la Messe sur une définition de la Messe qui a cessé d’être catholique. « La Messe, écrit-il dans son Ordo Missae, est le rassemblement du peuple de Dieu, présidé par un prêtre, pour célébrer le mémorial du Seigneur. » Cette définition insidieuse omet de parti-pris ce qui fait catholique la Messe catholique, à jamais irréductible à la Cène protestante. Car dans la Messe catholique il ne s’agit pas de n’importe quel mémorial; le mémorial est de telle nature qu’il contient réellement le Sacrifice de la Croix, parce que le corps et le sang du Christ sont rendus réellement présents par la vertu de la double consécration. Cela apparaît à ne pouvoir s’y méprendre dans le rite codifié par saint Pie V, mais cela reste flottant et équivoque dans le rite fabriqué par Paul VI . De même, dans la Messe catholique, le prêtre n’exerce pas une présidence quelconque ; marqué d’un caractère divin qui le met à part pour l’éternité, il est le ministre du Christ qui fait la Messe par lui ; il s’en faut de tout que le prêtre soit assimilable à quelque pasteur, délégué des fidèles pour la bonne tenue de leur assemblée. Cela, qui est tout à fait évident dans le rite de la Messe ordonné par saint Pie V, est dissimulé sinon escamoté dans le rite nouveau.La simple honnêteté donc, mais infiniment plus l’honneur sacerdotal, me demandent de ne pas avoir l’impudence de trafiquer la Messe catholique, reçue au jour de l’Ordination. Puisqu’il s’agit d’être loyal, et surtout en une matière d’une gravité divine, il n’y a pas d’autorité au monde, serait-ce une autorité pontificale, qui puisse m’arrêter. Par ailleurs la première preuve de fidélité et d’amour que le prêtre ait à donner à Dieu et aux hommes c’est de garder intact le dépôt infiniment précieux qui lui fut confié lorsque l’évêque lui imposa les mains. C’est d’abord sur cette preuve de fidélité et d’amour que je serai jugé par le Juge Suprême. J’attends en toute confiance de la Vierge Marie, la Mère du Souverain Prêtre, qu’elle m’obtienne de rester fidèle jusqu’à la mort à la Messe catholique, véritable et sans équivoque.
    TUUS SUM EGO, SALVUM ME FAC.
    Père Calmel

  2. Soupape says:

    A Monseigneur Aupetit.

    Eminence,

    1 – Je suis désolé.

    Mais je parle le Français !
    pas le franc hameçon …

    A vous suivre … il faudrait appeler Jésus jésuse, … et Dieu le Père, Dieu la mère …
    Pendant que Marie, toujours Vierge, deviendrait … la paire de jésuse …

    Vous comprendrez donc …
    qu’en plein accord avec Dieu, … je refuse de suivre vos consignes …

    2 – Il est inconcevable … qu’un CONVERTI … tel que vous,
    qui êtes ce qu’on appelle … une vocation tardive,
    et qui avez donc reçu … des grâces particulières …

    accepte de courber l’échine … devant des modes … ubuesques

    Si ces modes vous sont imposées, … vous devez avoir le courage …
    comme l’a fait Saint Paul … de reprendre publiquement le successeur de Pierre …

    Si ces modes viennent de vous, …
    il est impossible … que quelqu’un de votre génération (vous êtes né en 1951)
    ait perdu à ce point … le bon sens élémentaire …

    Dans ces conditions, … nous sommes obligés de vous demander :
    “Pourquoi acceptez-vous la tyrannie ?”

    3 – De plus, … en tant qu’ancien médecin …
    vous êtes particulièrement bien placé … pour savoir …
    qu’il faut éduquer très tôt
    les garçons de façon masculine,
    et apprendre aux filles à devenir féminines …

    Sinon, cela peut amener des troubles psychologiques,
    comme cela pouvait encore être le cas … au début des années 1900,
    lorsque certains parents … tardaient à faire couper les cheveux à leurs garçons !

    Il est tout à fait exact … que l’éducation entre pour une part … dans l’exercice de la sexualité
    Mais, … c’est justement une raison de plus …
    pour délivrer une éducation … conforme au bon sens … et à la Volonté de Dieu Créateur,
    qui, dès le début, nous créa “hommes et femmes” …

    • M Soupape ne vous faites aucune illusion sur Mgr Aupetit. Mgr Aupetit s’est illustré en célébrant les obsèques de Chirac. Or Chirac qui est l’homme qui a fait voter la loi sur l’avortement n’aurait pas dû avoir des obsèques religieuses. Chirac au cours de sa (longue) carrière politique n’a jamais agi en catholique loin s’en faut. Au contraire il a souvent pris des mesures anti chrétiennes .Mgr Aupetit aurait pu au moins mentionner dans son sermon que l’avortement est un crime abominable, un acte monstrueux. Il n’en a rien fait et a simplement dit « merci M Chirac » pour conclure son sermon. Merci d’avoir fait voter la loi sur l’avortement ?
      Le même Mgr Aupetit a décoré le 19/11 le sinistre cardinal Marx, ultra progressiste chef de file de l’église allemande.
      Très franchement on peut se demander si cet archevêque professe ou non la foi catholique.
      Voilà le vrai visage de cet archevêque.

      • Soupape says:

        A TD,

        1 – Grâce votre citation du Père Calmel … je viens de lire …
        un autre article du Père Calmel, op, daté de 1971,
        où il explique très bien … ce que je cherchais à comprendre depuis longtemps :
        à savoir … pourquoi et comment l’Eglise a pu dérailler …

        En effet, dès 1971, le Père Calmel avait prévu …
        le comportement que l’on voit aujourd’hui … au “pape” dégringoglio …

        2 – Dans un commentaire précédent, concernant le Sacrement du mariage,
        j’ai parlé de Bernadette Chirac,
        qui est apparemment restée fidèle à Chirac, malgré ce que l’on sait.

        Cela ne voulait pas dire … que j’aie soutenu Chirac Jacques !

      • Ίάκωβοσ...jacques fauchille says:

        Il suffit de le voir entrer ds sa cathedrale, en procession,comme ds un hall de gare , pour savoir qui il est !

  3. A quand le remplacement de Joseph et Marie, père et mère de Jésus;
    par parent 1 et parent de Jésus ?

  4. Jésus ou Jésus.e ?

  5. Et ça continue les “précieuses ridicules” à la mode moderne!
    L’alignement sur “la pensée unique et obligatoire et le politiquement correcte” n’a plus aucune limite!!! On a eu droit aux “gardes rouges”, maintenant aux “gardes verts” et désormais on n’y ajoute les “gardes au sens arc-en-ciel, obsédés de l’égalitarisme à outrance”!
    “Une traduction plus proche du texte original en latin”? “What about your sister” and brother of course?
    On ne fera jamais courir un baudet à la vitesse d’un pur-sang!…
    Ces bouffonneries éloigneront de plus en plus de fidèles écœurés!…

  6. Par ailleurs, comment fait-on pour demeurer fidèle à un texte tout en en modifiant l’esprit et la teneur?