Les Mémoires du Général Wrangel sont parues pour la première fois en français en 1930 chez Tallandier. Ce livre était devenu fort rare. Il vient heureusement d’être réédité et constitue un document de première main pour comprendre la résistance héroïque de l’armée russe blanche contre le déferlement bolchévique.

Le Général Piotr Nikolaïevitch Wrangel est l’un de ces  personnages hors du commun de la Russie impériale. Né en 1878 en Russie, il est mort en exil à Bruxelles en 1928.

Toute la vie de cet homme fut voué au combat. Tout jeune officier sorti de l’école de cavalerie de Saint-Pétersbourg, il a participé à la guerre russo-japonaise (1904-1905). Dès le début de la Première Guerre mondiale, il s’illustre en tant que capitaine de la Garde à cheval, s’emparant notamment d’une batterie d’artillerie prussienne à l’issue d’une charge de cavalerie héroïque. En octobre 1915, fait Colonel, il reçoit le commandement du 1er régiment de Nertchinsk des cosaques de Transbaïkalie. En 1917, il devient commandant de la 2ème brigade de la division des Cosaques de l’Oussouri. Arrêté puis libéré par des marins bolchéviques, il rejoint le Général Dénikine en septembre 1918. Le 4 avril 1920, il participe au Grand conseil des généraux blancs et reçoit les pleins pouvoirs. Mais malgré l’intrépidité de son armée, les troupes bolchéviques sont rapidement trop nombreuses et le Général Wrangel n’a plus d’autre issue que de procéder à l’évacuation de ses hommes et de nombreux civils tsaristes. C’est le temps de l’exil. Mais aussi de la mise en place de réseaux internationaux des combattants russes blancs.

Les Mémoires du Général Wrangel, éditions Ars Magna, 492 pages, 32 euros

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