
Suite aux annonces au sujet de l’utilisation d’églises et de chapelles par le programme de la « Nuit Blanche » dont la direction artistique a été confiée à la militante LGBT Barbara Butch, connue pour sa participation à une représentation blasphématoire lors de la cérémonie d’inauguration des Jeux Olympiques de Paris, les réactions se multiplient. Civitas International propose une lettre type à envoyer à Mgr Ulrich, archevêque de Paris, rappelant les arguments de droit canon et de loi civile qui devraient interdire une telle utilisation de lieux de culte à des fins autres que cultuels.
LETTRE TYPE A ENVOYER A MGR ULRICH
(communication@diocese-paris.net – 01.78.91.91.91)
Monseigneur ULRICH, Archevêque de Paris.
Monseigneur.
Fidèle catholique de Paris. Je viens demander votre intervention dans une affaire qui touche à l’honneur de l’Église et à la protection de votre troupeau.
La ville de Paris, tombée dans les mains d’édiles progressistes, a décidé d’organiser des festivités bien éloignées du Christianisme le samedi 6 juin, dan le cadre de la « Nuit blanche », et d’en, confier la direction à Madame Barbara Butch. Cette personne est notamment connue pour avoir figuré en tête d’un parodie blasphématoire de la Cène de Léonard de Vinci lors de la scandaleuse cérémonie d’ouverture des derniers jeux Olympiques.
C’est avec une certaine émotion que les mes amis et moi même avons appris que l’évènement prévu, déjà scandaleux en lui-même (et payé par tous les contribuables) comportait des manifestations à l’intérieur de plusieurs églises. Une réaction du diocèse. nous paraît s’imposer, afin de condamner ce détournement des lieux de culte.
Ce n’est pas à vous que j’apprendrai le principe du refus de tout spectacle profane dans les églises. Une telle activité, même sans aspects scandaleux, ne correspond pas aux fins de l’édifice, et le clergé ne doit jamais y consentir.
Canon 1210 du Code de Droit canonique
Je rappellerai à ce propos les dispositions d’un document romain du 5 novembre 1987 émis par la Congrégation romaine pour le culte divin qui précise que les églises servent de lieu de rassemblement du Peuple de Dieu et de célébration des sacrements et autres actions liturgiques et qu’il ne s’agit pas de lieux publics disponibles pour des réunions de tout genre. Ce texte renvoie au canon 1210 du Code de Droit canonique qui demande le respect du caractère sacré de l’église et exclut tout ce qui ne relève pas du culte. La seule tolérance admise par le document romain précité concerne les concerts de musique sacrée, et tous autres gens de musique, même classique et de haut niveau, sont exclus (paragraphe 8).
Un document d’application du Conseil permanent de l’ Episcopat français du 13 décembre 1988 va dans le même sens : « on fera en sorte que l’église ne puisse jamais être considérée comme une salle de spectacle ordinaire »
Mieux encore : c’est l’Archevêché de Paris, qui, dans une note du 29 avril 1988, a rappelé la condamnation de la transformation des églises en salles de spectacle « car l’assimilation de l’édifice religieux à un simple équipement culturel est d’autant plus tentant que, pour beaucoup, le phénomène chrétien est en voie de liquidation. »
Quant à la législation civile, la loi de séparation de décembre 1905 (article 13) prévoit la possibilité de désaffectation des lieux de culte si les édifices sont détournés de leur destination strictement cultuelle, ce qui revient à affirmer le caractère exclusif de cette destination.
Une militante revendiquée organise des manifestations à l’intérieur même des églises… Cela ne rappelle-t-il pas un certain passage des Ecritures à propos de l’abomination de la désolation dans le Lieu Saint ? Il s’agit non seulement d’une « profanation » au vrai sens du terme, c’est-à-dire d’un détournement vers un usage profane, mais eu surplus d’un blasphème et d’un sacrilège de la part de gens qui, pour certains tout au moins, ne se cachent pas de vouloir humilier ou détruire le passé chrétien de notre pays et la foi des fidèles.
L’alibi artistique allégué est de nulle valeur : il ne s’agit pas d’art, et encore moins d’art chrétien, mais de provocation pute et simple dans le cadre d’un projet de révolution culturelle.
Vous avez le pouvoir de mettre un point d’arrêt à ce scandale, et cela très facilement : il vous suffit d’ordonner aux desservants des églises concernées de refuser l’accès aux sanctuaires lors des manifestations prévues. Vous avez le choix entre la pure et simple fermeture des églises à ce moment ou l’organisation de prières qui occuperont l’espace.
J’ajoute respectueusement qu’il me paraît qu’il y va de votre responsabilité de successeur des Apôtres devant Dieu.
A envoyer au plus vite.
Léo Kersauzie
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