Se risque-t-on encore beaucoup à étudier, dans les lycées de la France multiculturelle, le fameux texte de Montesquieu sur l’esclavage des nègres ?
Pas certain ! Rien que ce mot…
Et puis, son ironie mordante risque d’être peu entendue par les fadas d’emojis et autres langages iconiques, peu adaptés au maniement du précieux second degré.
Ne parlons pas de la susceptibilité de certaines associations promptes à traduire en justice tout ce qui échappe au cercle étroit de leur conception du monde.
Il faut parler bas de plafond pour se faire comprendre, de nos jours. C’était différent, du temps que Montesquieu figurait sur un billet de la vilaine banque de France [Voir photo ci-dessus].
C’était le temps des impressions à plat, dits « à la feuille », sur machines Giori l’inventeur de l’impression en taille-douce multicolore.
Une certaine Pierrette Lambert en avait réalisé la maquette, après celles du 5 francs Pasteur et du 50 francs Racine.
En souvenir de ce temps-là, rions un peu, en pastichant le seigneur de la Brède :
De la supériorité de l’Islam sur la religion catholique.
Si j’avais à soutenir le droit que nous avons de considérer que l’Islam est nettement supérieur au Christianisme, voici ce que je dirais :
Une preuve que les Chrétiens n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils croient que Dieu a engendré leur Christ, quand la sourate du parfait dogme explique que Dieu le suprême refuge n’a jamais engendré.
On ne peut d’ailleurs se mettre dans l’esprit que l’ange Gabriel, qui dicta cette 112eme sourate au Prophète, ait aussi annoncé sept siècles plus tôt la maternité divine de Marie. Il mentit nécessairement la première fois.
Il est impossible que Dieu, qui est un être très sage, ait lui-même voulu que son Fils unique prît forme parmi une race de pécheurs, à moins d’imaginer que Dieu fût fou !
Comment Dieu l’Unique pourrait-il être Père, Fils et Saint-Esprit tout en demeurant Un ? Cette distorsion curieuse, qui présuppose que Dieu est avant tout Amour, lui est en réalité parfaitement étrangère
L’ère des Prophètes s’étant, aux dires des Chrétiens, achevée au profit de celle des Saints depuis la venue de leur Christ, il est tout naturel que le Prophète ne soit pas lui-même un saint.
La vocation au martyre serait réservée à une élite d’Élus trop restreinte, si elle dépendait vraiment de la Grâce de Dieu. Mieux vaut s’y entraîner soi-même par les armes en décidant soi-même d’en devenir un à la force du poignet.
Il est naturel de penser que mourir d’une fièvre douloureuse à Médine à 63 ans équivaut à mourir sur la croix à 33, puisque Dieu est Dieu et que mourir équivaut toujours à mourir.
Il est impossible que nous supposions que ces Chrétiens-là soient de vrais croyants ; parce que, si nous les supposions tels, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes de vrais Musulmans.
De petits esprits exagèrent trop l’injustice qu’un certain Etat fait aux Chrétiens d’Orient. Car, si elle était telle qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des puissances occidentales, qui font entre elles tant de conventions démocratiques, d’écouter un peu ce que dit le pape et d’en faire une générale, en faveur de la miséricorde et de la pitié ?
Pour finir, est-il possible – sans offenser personne – de conclure ce pastiche avec cette fameuse clausule du grand Alexandre Vialatte, connu de tous les familiers des comptoirs de Clermont-Ferrand pour ses chroniques à La Montagne, de 1952 à 1971 : « Et c’est ainsi qu’Allah est grand » ?
Le Petit Béraldien
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