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Suisse – Dans un état de huit millions de personnes où les musulmans sont officiellement environ 400.000 personnes, soit 5% de la population totale, les Suisses sont de plus en plus inquiets à l’idée de perdre leur mode de vie traditionnel. Dans la région de Bâle, une école de la ville de Therwil a permis à deux étudiants musulmans de refuser de serrer la main d’un enseignant, comme cela se fait habituellement en Suisse, si celui-ci est une femme.

Les jeunes musulmans ont affirmé que l’islam ne leur permettait pas d’avoir un contact physique avec les femmes autres que leur femme ou les membres de leur famille et c’est pourquoi ils ont refusé de se conformer aux règles d’avoir à serrer la main de leurs professeurs. L’école a accepté cette exigence et s’est justifiée en précisant qu’il permettait cette attitude en dépit qu’elle ne soit pas «entièrement satisfaisante». Les autorités éducatives ont préféré éviter une controverse avec les musulmans.

Comme c’était prévisible, cette attitude s’est propagée dans d’autres établissements scolaires suisses.  Des voix politiques ont averti que ces «accommodements» permettaient aux musulmans d’ériger une «société parallèle». D’autre part, des associations d’enseignants ont également critiqué ces mesures particulières. 

Le Parlement suisse s’est emparé du sujet. Le député Felix Muri, président de la Commission parlementaire de la science, de l’éducation et de la culture,  s’est dit très préoccupé par ces « accommodements » autorisés aux musulmans, car ils pourraient conduire à créer une « société parallèle qui ne fait pas partie de notre culture ».

Par ailleurs, les musulmans modérés demandent de ne pas accéder aux demandes de ces étudiants et se sont exprimés durement contre cette attitude. Saida Keller-Messahli, président du Forum pour un Islam progressiste, affirme que «nous ne sommes pas en Arabie Saoudite. Il ne faut pas céder aux exigences des extrémistes, car cela signifie ouvrir la porte à toutes les exigences de l’islam politique».

En 2009, 57% de la population suisse avait appuyé la motion interdisant les minarets parce qu’ils étaient un « symbole apparent d’une revendication politico-religieuse « .

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