Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles (Belgique), en charge de la Pastorale des jeunes, a plaidé mercredi matin lors du synode consacré aux jeunes à Rome, pour que des hommes mariés puissent accéder à la prêtrise dans l’Église officielle.

Chaque évêque prenant part au synode qui se déroule à Rome du 3 au 28 octobre bénéficie d’un court temps de parole pour s’adresser à ses pairs. Hier, mercredi 10 octobre, c’était au tour de l’évêque belge qui a axé son allocution sur l’’ordination d’hommes mariés. Il s’est dit convaincu que certains hommes mariés s’engageraient volontiers si l’Église les autorisait à devenir prêtre. “Il y a une vocation chrétienne, baptismale, et des vocations qui lui donnent chair”, explique-t-il.

« Je suis convaincu que certains jeunes, qui ont puisé dans la vocation baptismale leur appel à s’engager par les liens du mariage, répondraient volontiers “Me voici” si l’Église devait les appeler au ministère presbytéral », a-t-il conclu son intervention devant le Synode, consacrée au thème de la vocation.

Mgr. Kockerols constatait également que l’Église se devait d’accompagner les jeunes si elle ne voulait pas perdre sa crédibilité. “Elle doit les aider à faire l’exégèse de leur vie, pour qu’ils deviennent chacun à son propre rythme, des disciples du Christ.”

Le père Tommy Scholtes, porte-parole de la Conférence épiscopale de Belgique, a indiqué que Mgr Kockerols avait soumis préalablement son texte aux évêques belges et que c’est « au nom de la conférence épiscopale » qu’il s’était exprimé en faveur de l’ordination d’hommes mariés.

Ouvrir la prêtrise aux hommes mariés, ce qui équivaut donc à mettre fin à la loi du célibat sacerdotal, est un thème qui revient régulièrement sur le devant de la scène depuis le concile Vatican II : la Constitution dogmatique Lumen Gentium, consacrée à l’Église, a en effet développé une nouvelle ecclésiologie, néo-protestante et œcuménique, mettant l’accent sur un ministère du Peuple de Dieu, peuple sacerdotal. 

Ce Synode sur les jeunes et leur vocation permet de remettre la question sur la table. Et lui donner une réponse progressiste semble bien être un objectif de l’agenda du pape François…

Francesca de Villasmundo

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9 commentaires

  1. Cadoudal says:

    et le Cardinal Marx veut des prêtres sodomites

    on a la totale avec Dingoglio

    des gens infréquentables

  2. Ils auront droit au divorce aussi … ?

    • Cadoudal says:

      oui

      mariage gay

      divorce gay

      PMA , GPA

      avec pastorale Mc Carrick

      • “avec pastorale Mc Carrick” et pastorale Cupich et Martin et Cocopalmerio et Plagia et cetera.
        Heureusement que les femmes ne peuvent pas être prêtres, on aurait les lesbiennes.
        Les “pasteures” anglicanes et suédoises peuvent s’afficher lesbiennes, c’est cela le progrès (satanique)

  3. Si l’Eglise “catholique” continue de délirer, je passerai à l’Orthodoxie.

    • Dites, AF, vous ne saviez pas que les prêtres mariés existent déjà, justement chez les schismatiques orientaux (dits “orthodoxes”) ?
      Alors les rejoindre parce que l’Eglise veut permettre la même chose, ça serait quand même paradoxal…
      (Accessoirement, certains prélats “orthodoxes” sont tout aussi progressistes que François, même si on en parle moins. Voyez Athénagoras…

  4. Il est tout à fait exact que le célibat des prêtres est une règle disciplinaire et non une loi imposée par la parole de NSJC.
    Certains des apôtres étaient mariés, comme une bonne partie des premiers évêques instaurés par les apôtres eux-mêmes et le célibat des prêtres ne s’est imposé en Occident qu’au XIème siècle et n’existe pas dans l’Église catholique d’Orient.
    Cela étant, un certain nombre d’arguments s’opposent à ce que cette règle disciplinaire soit modifiée dans l’Église catholique d’Occident, sauf cas particuliers.
    L’argument exposé par saint Paul pour prêcher le célibat : un homme marié doit s’occuper de sa femme, il ne peut pas se consacrer tout entier au Seigneur et aux fidèles dont il a la charge., n’a rien perdu de sa valeur en 2.000 ans.
    Mais c’est surtout la situation des épouses de prêtres et plus encore celle de leurs enfants, qui invite à ne pas modifier la règle en Occident. Certes, le plus souvent, l’épouse, généreuse, a accepté, voulu sa situation d’épouse de prêtre. Elle y voit une vocation particulière, où elle n’aura jamais que la seconde place et où elle devra renoncer à beaucoup de joies légitimes.
    Mais les enfants, eux, n’ont rien demandé et se trouvent dans une situation difficile : ils doivent accepter de ne jamais être au premier plan dans la pensée de leurs père et mère. Ils subissent une situation matérielle qui, non seulement comporte une certaine austérité qu’ils n’ont pas choisie, mais qui les place en situation d’infériorité devant les jeunes de leur âge dont ils doivent souvent subir les sarcasmes. Les enfants de pasteurs protestants, qui connaissent une situation analogue, sont souvent malheureux, voire révoltés.
    Aussi, s’il devait y avoir de façon courante des prêtres mariés dans l’Église catholique d’Occident, faudrait-il n’ordonner que des pères de famille qui auront terminé l’éducation de leurs enfants, ceux-ci ayant pris leur envol hors du foyer paternel.
    De tels hommes apporteraient à l’Église leur expérience et leur activité, mais seraient-ils vraiment ce dont les jeunes – puisque c’est de leur bien spirituel qu’il est question – ont besoin ? Ne leur paraîtraient -ils pas dépassés, tout autant que les prêtres non mariés et âgés qui forment le gros des troupes ecclésiastiques d’aujourd’hui ?

  5. « Ouvrir la prêtrise aux hommes mariés[ …] équivaut […] à mettre fin à la loi du célibat sacerdotal[ …].
    Oui. Il faut ou bien exiger que les prêtres séculaires soient mariés et les moines célibataires, comme chez les Orthodoxes, ou bien ne pas y toucher du tout. Je ne sais pas ce que font les moines entre eux dans l’Orthodoxie, mais ça ne peut pas être pire que chez nous, et du moins ils restent dans leurs cloîtres et n’ont pas d’accès aux enfants.

  6. “Ne leur paraîtraient -ils pas dépassés, tout autant que les prêtres non mariés et âgés qui forment le gros des troupes ecclésiastiques d’aujourd’hui ?”

    Madame, la véritable doctrine catholique (que ne défend pas l’Eglise conciliaire) ne saurait être dépassée, car la vérité est immuable et éternelle.

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