En juin dernier a été nommé comme ambassadeur américain auprès du Saint Siège un dénommé Ken Hackett, 66ans. Cette promotion se trouvait justifiée parce que l’intéressé était un catholique engagé, membre du Conseil pontifical Cor Unum entre 1996 et 2011. Il s’agit d’un dicastère chargé des œuvres de charité du pape. Pourquoi ? Parce que pendant quarante ans il avait travaillé comme directeur dans le cadre d’un organisme intitulé Catholic Relief Service (CSR) service catholique de secours, créé en 1943 par les évêques catholiques américains.

Or immédiatement l’Américan Life League (ligue américaine pour la vie) monta au créneau pour critiquer cette nomination. En effet, Hackett avait soutenu financièrement à titre personnel la candidature d’Obama dont les relations avec les évêques américains étaient alors arrivées à un degré très important de détérioration. La raison en était la politique anti-vie déployée en Amérique et menée par des dizaines de lois présidentielles en faveur de l’avortement, de l’homosexualité, et même de l’euthanasie ; le remboursement de l’avortement dans le cadre du plan de santé Obamacare n’en représentait qu’un élément minime. Il s’agit en effet d’une liste absolument stupéfiante qui a fait dire qu’Obama avait cumulé dans ces domaines plus que tout ce qui avait été diligenté dans le sens de la culture de mort par l’ensemble des occupants précédents de la Maison Blanche.

Ken Hackett, new U.S. ambassador to the Holy See, pictured after interview in Rome

Questionné sur le sujet par le National Catholic Reporter le 25 octobre dernier, Hackett répondit que ces sujets étaient secondaires par rapport aux questions liées à la diplomatie. C’était à l’occasion du dépôt de ses lettres de créances au Vatican.

Or pendant ce temps en Amérique les critiques fusaient. Ayant quitté le CSR, Hackett reçut au titre de dédommagement exempt d’impôts par année de service 320.000 US $ (250.000 €). Utilisation curieuse de l’argent des pauvres. Mais surtout il lui fut reproché l’aide financière fournie à Obama dont la spécialité consiste à lutter contre l’enfant non-né et surtout envers l’Eglise catholique qu’il vise à détruire par tous les moyens. Ainsi, au fil du temps, le CSR avait subventionné par milliards des groupes anti-vie. Par exemple au Mexique en 2008, le FrayBa et le Center for Reflection and Action on Labor Issues (CEREAL) : L’action de ces groupes avait abouti en 2010 à la légalisation de l’avortement dans l’Etat de Jalisco au Mexique. En 2012, 86 % du budget du CSR était consacré à la diffusion des moyens contraceptifs. Une liste non exhaustive de ce qui s’opposait frontalement au catéchisme catholique avait été établie le 20 juillet dernier par Lifesitenews. Un véritable scandale…

ken-hackett-vatican-MPI 

Or le 23 octobre, le pape François fit une importante déclaration à 100.000 pèlerins lors d’une audience générale : « Les agences d’aide catholiques qui ne portent pas Jésus et l’Evangile sont mortes ». Comme le 14 mars, il rappela que l’Eglise n’était ni une ONG compatissante ni une organisation humanitaire. Visait-il Hackett ?

Nul doute que Hackett, ambassadeur d’Obama, va tenter d’influencer le Saint Siège en faveur de la culture de mort. Les organisations pro-life demandent sa démission.

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