MPI a besoin de votre aide !

Notre besoin s’élève à 100 000 € pour 2026

31 %
31 112 € récoltés 68 888 € manquants
Chers amis, AIDEZ-NOUS !

Paiement 100 % sécurisé par Stripe · au 5 août 2026

Dans cette dernière et IVe partie, de son long article paru sur le blog du vaticaniste italien, Aldo Maria Valli en septembre dernier, et intitulé Vatican II : Monseigneur Viganò répond au Père De Souza (et au Père Weinandy), le prélat italien, ancien nonce apostolique aux Etats-Unis, analyse de manière critique l’herméneutique de la continuité chère à Benoît XVI, cette thèse qui est une « tentative – peut-être inspirée d’une vision un peu kantienne des événements de l’Église – de concilier un pré-concile et un post- concile comme jamais auparavant ».   

IV Mgr Vigano et l’herméneutique de la continuité

« Le Père De Souza demande :

‘Schisme. Hérésie. Œuvre du diable. Péché impardonnable. Comment se fait-il que ces paroles soient maintenant appliquées à l’archevêque Viganò par des voix respectées et attentives ?’

Je pense que la réponse est maintenant évidente : un tabou a été brisé et une discussion à grande échelle a commencé sur Vatican II, qui jusqu’à présent était restée confinée à des zones très restreintes du corps ecclésial. Et ce qui dérange le plus les partisans du Concile, c’est le constat que ce différend ne porte pas sur la question de savoir si le Concile est critiquable, mais sur ce qu’il faut faire pour remédier aux erreurs et aux passages ambigus qui s’y trouvent. Et c’est un fait établi, sur lequel aucun travail de dé-légitimation ne peut désormais être entrepris : Magister l’écrit également sur Settimo Cielo, se référant à  la ‘dispute qui enflamme l’Église, sur la façon de juger Vatican II‘ et aux ‘controverses qui s’ouvrent périodiquement dans les médias diversement catholiques autour de la signification de Vatican II et le lien qui existerait entre ce Concile et la situation actuelle de l’Église’. Faire croire que le Concile est exempt de critiques est une falsification de la réalité, quelles que soient les intentions de ceux qui critiquent son équivocité ou son hétérodoxie.

Le père DeSouza affirme également que le prof. John Paul Meenan, sur LifeSiteNews (ici) aurait démontré ‘les faiblesses de l’argumentation de l’archevêque Viganò et ses erreurs théologiques’. Je laisse au prof. Meenan l’honneur de réfuter mes interventions sur la base de ce que j’affirme, et non de ce que je ne dis pas mais que l’on veut délibérément déformer. Ici aussi, quelle indulgence envers les Actes du Concile, et quelle sévérité implacable envers ceux qui en mettent en évidence les lacunes, au point d’insinuer le soupçon de donatisme.

Quant à la fameuse herméneutique de la continuité, il me semble clair qu’elle est et demeure une tentative – peut-être inspirée d’une vision un peu kantienne des événements de l’Église – de concilier un pré-concile et un post- concile comme jamais auparavant. L’herméneutique de la continuité est évidemment valable et doit être suivie dans le discours catholique : dans le langage théologique, elle s’appelle analogia fidei et est l’une des pierres angulaires auxquelles l’étudiant en sciences sacrées doit adhérer. Mais appliquez ce critère à un hapax qui précisément grâce à son équivocité a réussi à dire ou à impliquer ce qu’il aurait dû condamner ouvertement, cela n’a aucun sens, car cela suppose comme postulat qu’il y a une réelle cohérence entre le Magistère de l’Église et le ‘magistère’ contraire qui est enseigné aujourd’hui dans les Académies et Universités Pontificales, des Chaires épiscopales et des séminaires et prêché depuis les pupitres. Mais s’il est ontologiquement nécessaire que toute Vérité soit cohérente avec elle-même, il n’est pas en même temps possible d’oublier le principe de non-contradiction selon lequel deux propositions qui s’excluent mutuellement ne peuvent pas être toutes les deux vraies. Ainsi, il ne peut y avoir aucune ‘herméneutique de la continuité’ pour soutenir en même temps la nécessité de l’Église catholique pour le salut éternel et ce que déclare le document d’Abu Dhabi, qui est en continuité avec l’enseignement conciliaire. Il n’est donc pas vrai que je rejette l’herméneutique en soi, mais seulement lorsqu’elle ne peut pas s’appliquer à un contexte clairement hétérogène. Mais si cette observation se révèle sans fondement, et si l’on en démontre les lacunes, je me ferai un plaisir de les répudier moi-même.

A la fin de son article, le Père De Souza demande de manière provocante : ‘Prêtre, curialiste, diplomate, nonce, administrateur, réformateur, informateur. Est-il possible qu’à la fin soient également ajoutés à cette liste hérétique et schismatique ?’ Je n’ai pas l’intention de répondre aux expressions insultantes et gravement offensantes du Père Raymond KM, certainement pas adaptées à un Chevalier … Je me limite à lui demander : pour combien de cardinaux et d’évêques progressistes serait-il superflu de poser la même question, sachant déjà que la réponse est tristement positive ? Peut-être, avant de supposer des schismes et des hérésies là où il n’y en a pas, serait-il opportun et plus utile de lutter contre l’erreur et la division où elles se sont imbriquées et qui se propagent depuis des décennies.

Sancte Pie X, ora pro nobis!

+ Carlo Maria Viganò, archevêque, 3 septembre 2020 » (Traduction de Francesca de Villasmundo)

Ie partie

IIe partie

IIIe partie 

MPI vous informe gratuitement,

recevez la liste des nouveaux articles

Je veux recevoir la lettre d'information :

Nous n’envoyons pas de messages indésirables ! Lisez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

5 Commentaires
Les plus anciens
Les plus récents Les mieux notés
Lionel
Lionel
il y a 5 années

Il est quand même étrange et même scandaleux que des “poussent-au-schisme” avérés se permettent d’accuser et condamner un Archevêque défenseur de l’intégrité de la Foi garante de “l’unité dans l’Église”.
Je pense que ces pyromanes qui font feu de tous bois devraient de préférence faire amande honorable plutôt que d’exercer la censure sur les dénonciateurs courageux d’idéologues hérétiques et schismatiques, facteurs de division et destructeurs de l’Église Sainte.
Il n’est pas possible de traiter honnêtement de schismatiques les détenteurs et défenseurs de la “continuité doctrinale”.
Or, je ne me suis pas réjouis de la canonisation des Papes conciliaires qui ont “découronné Notre Seigneur Jésus-Christ” en substituant le “culte de l’homme” à “celui de Dieu” et qui ont ainsi sabordé la Sainte Église, nous conduisant inéluctablement au désastre…
C’est “l’homme qui se fait dieu” à la place de “Dieu fait homme”; à la “religion nouvelle” correspondent de “nouveaux saints”!
Dans cette nouvelle “église”, “on brise avec le passé pour devenir des hommes nouveaux, l’esprit de secte remplace l’amour du prochain, l’orgueil individuel grandit dans l’ombre!…” (Cardinal Tommaso Bernetti – 4 août 1845).
Ces béatifications et canonisations précipitées de Papes “réformateurs” sont des actes inutiles, controversés, absurdes et dommageables; il s’agit de l’introduction dans l’Église de ferments supplémentaires de division. En définitive, c’est la réforme de Vatican II qui est célébrée à travers cette frénésie… Les Autorités de l’Église canonisent leur funeste réforme. C’est une façon de la verrouiller pour que plus personne ne puisse la remettre en question. Dites-moi quels sont les bons fruits de Vatican II et des Papes qui ont œuvré à ce Concile dévastateur et en ont promulgué les décrets, tout en persécutant les catholiques fidèles?
Certes, nul ne sait, excepté Dieu, qui est saint ou ne l’est pas…

TDF
TDF
il y a 5 années
Répondre  Lionel

On sait très bien que Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II papes destructeurs de l’Eglise, de sinistre mémoire n’avaient rien de saint même à titre personnel.
En réalité avec ces canonisations bâclées, à la va vite, à la chaîne ils veulent canoniser la révolution conciliaire.
Pour en revenir à Mgr Vigano, ce dernier soulève un point important : l’herméneutique de la continuité si chère à Benoit XVI ne tient pas.
Il y a bien contradiction entre les textes du concile et le magistère traditionnel de l’Eglise.

Lionel
Lionel
il y a 5 années
Répondre  TDF

Ce qu’il fallait démontrer!

TDF
TDF
il y a 5 années
Répondre  Lionel

J’admire beaucoup Mgr Vigano qui est un évêque qui a énormément de mérites. Ses analyses sont excellentes. Enfin un évêque après Mgr Lefebvre, Mgr de Castro-Mayer, Mgr Lazo (et aussi maintenant Mgr Schneider) qui ose condamner le diabolique Vatican II.
Mais Mgr Lefebvre -qui a au moment du concile a combattu le libéralisme et le modernisme- a dès 1966 et jusqu’à sa mort en 1991 dénoncé le caractère révolutionnaire et destructeur du concile Vatican II.
Je vous conseille de lire ses livres : « J’accuse le concile », « Ils l’ont découronné » « C’est moi l’accusé qui devrais vous juger » « Lettre ouverte aux catholiques perpexes ».
On peut aussi se reporter à ses sermons.
C’est sans équivoque : c’est une condamnation sans appel de Vatican II et de ses réformes.
Mgr Lefebvre a bien été le premier à démontrer la contradiction entre Vatican II et la foi catholique.
Ceci dit que Dieu bénisse Mgr Vigano.

Lionel
Lionel
il y a 5 années

Pour plus de précisions:
Paris, le 28 novembre 2014
Les Autorités de l’Église ont perdu la “notion de sainteté”; elles ont modifié et adapté à leur convenance les procédures, elles ont notamment écarté le “promoteur de la foi” si indispensable et il en a résulté qu’elles n’ont plus le sens du discernement, elles y ont renoncé. Le “critère essentiel de Charité” a bel et bien été abandonné, il est donc clair qu’il n’est plus retenu dans le cadre d’une procédure de canonisation…
C’est tout simplement monstrueux et scandaleux.

Abonnez-vous à CARITAS !

Le numéro 6 de la revue Caritas est en vente sur MCP !

Militez,

En s’abonnant à cette revue : la revue CARITAS !

Voir le produit

Voir le produit

Voir le produit

Voir le produit