
Village catholique maronite
Tout le monde ici a probablement vu cette photo révoltante d’un soldat italien brisant à coups de masse le Christ en croix d’un calvaire installé dans le village de Debel au Sud Liban. Ce village chrétien situé près de la frontière avec Israël contient encore des vestiges d’art paléochrétien. La plupart de ses habitants sont des catholiques maronites.Â
Devant le tollé provoqué par cette profanation, dans un premier temps l’armée israélienne a réagi par le doute. En France, l’ancien syndicaliste policier Bruno Attal, proche d’Eric Zemmour, a même eu le culot de prétendre sur les réseaux sociaux que cette photo avait été transformée par intelligence artificielle « pour salir les Juifs et Israël ».
Dans un deuxième temps, l’armée israélienne a reconnu l’authenticité des faits et a annoncé mener une enquête, affirmant condamner l’acte de son soldat.
Mensonge de Tsahal
Dans un troisième temps, l’armée israélienne a voulu redorer son blason en annonçant à grands renforts de communiqués qu’elle avait remplacé le calvaire vandalisé. C’était encore un mensonge. L’armée israélienne avait simplement déposé un crucifix pour pouvoir prendre une photo trompeuse et diffuser un communiqué de presse.
Calvaire réinstallé par des casques bleus italiens
Ce sont finalement des soldats italiens appartenant à la FINUL (casques bleus) qui ont réinstallé un calvaire à l’endroit d’origine après une entrée en procession suivie d’une Messe puis d’une bénédiction.
Rappelons que les casques bleus de la FINUL ont déjà été attaqués à plusieurs reprises par l’armée israélienne, au mépris de toutes les conventions.
Léo Kersauzie
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