Dans le calendrier traditionnel catholique, nous venons de fêter, à la date anniversaire de la victoire de Lépante, le Saint Rosaire.

Dans le missel de Dom Gaspard Lefebvre, il est écrit : «C’était la coutume chez les nobles, au moyen âge, comme autrefois chez les romains, de porter des couronnes de fleurs appelées chapelles. On offrait ces couronnes aux personnages de distinction, à titre de redevance ». Le chapelet serait également l’héritier indirect des « patenôtres » (chaîne de 150 « Notre Père ») instrument de  dévotion du premier millénaire chrétien. Quoiqu’il en soit, le Saint Rosaire prière demandée à Saint Dominique par la Sainte Vierge elle-même, est composé de 3 chapelets, dont les 15 dizaines (chacune composée d’un « Notre Père » et de 10 « Je vous salue Marie ») correspondent à 15 mystères de la Foi : 5 Joyeux, 5 Douloureux, et 5 Glorieux (on peut s’interroger sur l’étrange recommandation du Pape Jean Paul II, d’ajouter des mystères « lumineux » ). 

Cette récitation, même répartie sur 3 jours, a été, comme d’autres prières, massivement abandonnée par le peuple catholique, notamment depuis le dernier Concile. On l’a souvent jugée fastidieuse, inintelligente, inutile et même humiliante pour des esprits éclairés passant librement et supérieurement d’une idée, ou d’une rêverie, à une autre.

Elle demande et développe en effet, humilité, ténacité et patience, surtout quand la méditation qui doit l’accompagner ne semble pas apporter les consolations espérées.

Elle n’en a pas moins remporté d’immenses et spectaculaires victoires, notamment lors de batailles temporelles contre les ennemis de l’Eglise Catholique.

Victoires contre des invasions turques : la plus connue étant celle de Lépante. Contre une flotte qui terrorisait les rivages et les vaisseaux chrétiens en Méditerranée, le Pape saint Pie V rassembla une coalition, dont la France s’était hélas exclue, et, en dépit d’un rapport de forces humaines nettement défavorable, apprit miraculeusement son triomphe, lequel mit fin à la domination maritime ottomane. Ce ne fut pas la seule : par deux fois Vienne, et derrière elle toute la chrétienté, fut menacée par une immense armée de la « sublime porte » et sauvée, toujours en évidente infériorité numérique, la première fois un siècle après Lépante, avec l’aide décisive des polonais, et, d’une façon semblable, 30 ans plus tard.

Plus de trois siècles avant ces périls, il y eut la bataille de Muret, 800 chevaliers français contre 34 000 hommes, cathares renforcés d’Espagnols. En 1646 une flotte protestante hollandaise à l’attaque des Philippines catholiques fut repoussée 5 fois, de façon humainement inexplicable, par deux galions commerciaux, avant de se retirer.

Trois siècles plus tard, Vienne, à nouveau, échappe de façon tout aussi inexpliquée à une autre oppression qui semblait inéluctable du fait de son occupation par l’armée rouge : celle du communisme. Et le Brésil, quinze ans après, fut, en dépit du noyautage de l’Etat par le président Goulart, préservé d’une façon comparable du même péril.

A chaque fois, on a pu constater qu’une situation, qui semblait désespérée tant la disproportion des forces était écrasante, s’était miraculeusement retournée quand les religieux, le plus souvent unis au peuple catholique, et aux combattants eux-mêmes lorsqu’il y avait bataille, ont eu recours au Saint Rosaire. Ainsi en 1949 ce fut plus d’un million d’autrichiens, un septième de la population, qui se mit en prière !

Bien d’autres victoires, plus discrètes, plus personnelles, ou plus strictement spirituelles sont moins connues, voire inconnues.

Dans les formidables périls qui nous menacent ou qui nous minent aujourd’hui, et qui semblent s’être donné tous les moyens de notre disparition, il serait éminemment salutaire de ne pas oublier cette arme décisive, et surtout d’en user … 

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