Le nouveau ministre de lâIndigĂ©nisation et de lâEmancipation Ă©conomique, George Magosvongwe, a annoncĂ© une nouvelle mesure dĂ©cidĂ©e par Robert Mugabe et son gouvernement : lâinterdiction pour les blancs et les étrangers de dĂ©tenir un commerce sur le territoire zimbabwĂ©en. Avant la fin de lâannĂ©e, les commerçants concernĂ©s devront avoir cĂ©dĂ© la majoritĂ© de leur capital Ă des ZimbabwĂ©ens noirs.
La politique « dâindigĂ©nisation » fut entamĂ©e en 2007.  Les entreprises valant au moins un demi-million de dollars ne pouvaient plus appartenir Ă des blancs ou des étrangers.  Une nouvelle Ă©tape vient dâĂȘtre franchie, qui vise cette fois les petites sociĂ©tĂ©s et les commerces : agences de voyages et immobiliĂšres, commerces de dĂ©tail, agences de pub, salons de coiffure, etc.
Robert Mugabe a affirmĂ© son intention dâaccĂ©lĂ©rer sa politique de transfert des richesses aux ZimbabwĂ©ens de souche.
Des centaines dâimmigrĂ©s originaires de Chine, du Nigeria ou dâAfrique australe, installĂ©s au Zimbabwe et dĂ©tenteurs dâun petit commerce devraient se retrouver forcĂ©s de mettre la clĂ© sous la porte. Quelques expatriĂ©s occidentaux encore prĂ©sents dans le pays, seront aussi ĂȘtre affectĂ©s.
Les autorités comptent proposer « des candidats » repreneurs, probablement des cadres de la Zanu-PF, le parti au pouvoir, et leurs proches.
Les pays occidentaux semblent nĂ©anmoins vouloir normaliser leurs relations avec le Zimbabwe et lâUE a levĂ© lâembargo sur les diamants du pays au mois de septembre.
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