En Grande-Bretagne, la saga du Brexit ne prendra pas fin bientôt.

Après avoir rejeté mardi dernier une nouvelle fois l’accord négocié par le premier ministre britannique Theresa May avec Bruxelles, le parlement a rejeté aussi, hier jeudi 14 mars, l’éventualité de sortir de l’Union Européenne sans accord. Et a voté pour un report du Brexit jusqu’au 30 juin alors qu’il était prévu pour le 29 mars prochain. Ce délais supplémentaire doit cependant encore être accepté par l’Union Européenne.

Un délais qui pourrait s’allonger d’un an : le président du Conseil Européen, Donald Tusk, avant même le vote du parlement britannique, avait déjà annoncé sur twitter, hier matin, qu’il invitera les 27 chefs des États européens « à accorder une longue prolongation si le Royaume-Uni accepte de repenser sa stratégie pour le Brexit et parvient à dégager un consensus autour de celle-ci ». Mais ce long renvoi du Brexit impliquerait le risque que Londres doive participer aux élections européennes de mai prochain, ce qui, à terme, pourrait signer la mort du Brexit

Theresa May, de son côté, a promis de demander un report jusqu’à fin juin si son accord est approuvé par les députés britanniques d’ici au 20 mars, veille du Conseil européen. Passé cette échéance, elle demandera un délai de longue durée à Bruxelles.

La stratégie entreprise par Theresa May pourrait s’avérer fructueuse : la crainte d’un report longue durée aux conséquences risquées pour la sortie de l’UE pourrait convaincre les partisans du « Brexit sans accord » de soutenir dorénavant celui négocié par le premier ministre et rejeté par deux fois.

Francesca de Villasmundo

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