bruno gollnischDans un communiqué, le député européen du Front National Bruno Gollnisch revient sur l’amende de 10 milliards de dollars qui serait infligée par la justice américaine à la banque française BNP Paribas. Le député rappelle que ce n’est pas la première fois que des banques sont visées par des amendes américaines mais que l’amende n’avait jamais aussi été élevée: « Somme déjà énorme, a fortiori si on la compare à la pénalité infligée à HSBC (1,9 milliard de dollars), accusée de complicité de blanchiment, ou encore à celle, autrement plus mesurée dont avait écopé une autre banque britannique, la Standard Chartered Bank (670 millions de dollars), pour violation de l’embargo contre l’Iran. »

Cette amende ne montre pas du tout la nécessité d’une monnaie unique mais plutôt la soumission de l’UE aux Américains: « Ladite affaire n’est en effet en rien une preuve  irréfragable  de la légitimité et de la validité de l’euro monnaie unique, qui nous affaiblit, nuit à notre compétitivité,  non adapté aux réalités économiques de la très grande majorité des pays européens ,  en lieu et place  d’un euro monnaie commune, respectueuse de notre souveraineté monétaire.  C’est ignorer aussi la soumission  structurelle  de l’UE (largement une création américaine) et des instances bruxelloises à Washington, dont ils existent mille preuves concrètes. »

C’est pourquoi le député compte bien interpeller les dirigeants européistes sur la légitimité d’une telle amende américaine:  » Cette  affaire BNP Paribas… génère des questions essentielles : est-il légitime qu’un embargo décrété unilatéralement par le gouvernement des États-Unis d’Amérique s’impose dans le monde entier, et notamment aux activités de la filiale suisse d’une banque française ? .

Dans l’affirmative, cette surprenante prétention est-elle fondée sur quelque norme de droit international, coutumière ou conventionnelle, reconnue, soit universellement, soit du moins par les nations européennes ? .

Dans la négative, quelles mesures les instances bruxelloises comptent-elles  prendre «pour s’opposer, sur le plan diplomatique et juridique, à ce qui apparaîtrait comme une confiscation dépourvue de toute légitimité, et, en cas d’échec, à quelles rétorsions il compterait procéder pour en assurer la compensation ? « 

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Ce numéro 80 de la revue Civitas est un numéro spécial de 100 pages.

On y trouvera d’une part un dossier consacré au Great Reset. Pour beaucoup cette expression (en français Grande Réinitialisation) demeure un peu mystérieuse. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question anecdotique, bien au contraire.

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