
« La conquête du pain » (1)
Partez à la découverte du Lyon secret d’Henri Béraud (2), cet auteur prodigieux dont les Éditions Meystre poursuivent la réédition.
Guidés par Roland Thévenet (3), remontez le fil des rues chargées d’histoire et des pages les plus vibrantes de Béraud : une même ville s’y dévoile, mystérieuse et intemporelle, entre passé insurrectionnel et ferveur pieuse.
Le temps d’un documentaire de 36 minutes, vivez une immersion rare entre littérature, patrimoine et souvenirs vivants — et redécouvrez, à travers le regard de Béraud, pourquoi Lyon n’a jamais cessé d’inspirer ses plus grandes plumes.
(1) La conquête du pain. Ce volume réunit trois romans marquants d’Henri Béraud, qui dépeignent avec force les milieux populaires, les tensions sociales et les aspirations humaines de son époque :
– Le Bois du templier pendu
– Les Lurons de Sabolas
– Ciel de suie
Trois récits puissants où se déploie tout le talent narratif de Béraud, entre observation sociale, ironie et profondeur humaine.
(2) Henri Béraud. Romancier et journaliste français, né le 21 septembre 1885 à Lyon et mort le 24 octobre 1958 à Saint-Clément-des-Baleines (île de Ré). Il a obtenu le prix Goncourt en 1922. Il prend parti pour les manifestants du 6 février 1934. Dans Les Raisons d’un silence (1944), l’écrivain explique les raisons de son engagement de 1934 pour lequel il dut « renoncer à bien des joies, rompre de chères amitiés » ; pour l’essentiel, il s’agissait d’en finir au plus vite avec un « régime en pleine crevaison qui annonçait la guerre et le désastre ». Il participe aussi à la revue Le Merle blanc, d’Eugène Merle, à L’Œuvre, et il est grand reporter et observateur politique au Journal. Il est le directeur politique officieux et éditorialiste de Gringoire de 1928 à 1943. Il écrit des articles violemment anglophobes, sans éprouver de sympathie particulière pour l’Allemagne nazie. Le 29 décembre 1944 il est condamné à mort pour intelligence avec l’ennemi, mais gracié par le général de Gaulle.
(3) Roland Thévenet. Né en 1955, agrégé de lettres modernes, écrivain catholique et conférencier, Roland Thévenet s’inscrit dans la tradition d’un humanisme chrétien exigeant : transmission des classiques, primauté du vrai et discernement face aux idéologies. Formé aux lettres et à l’enseignement, il intervient depuis des années comme professeur (communication) et conférencier, articulant littérature, anthropologie et vie spirituelle. Dans ses interventions publiques et ses livres, il défend une vision ordonnée de la culture : l’école comme lieu de formation de l’âme, la littérature comme service rendu à la vérité, la cité comme bien commun à protéger. Son regard sur la modernité — techniques, « ingénierie sociale », mondialisation des représentations — mêle analyse des textes, expérience pédagogique et sens surnaturel. Il est régulièrement invité pour des conférences et entretiens littéraires. La position de Roland Thévenet — littéraire, pédagogique et chrétienne — rejoint l’exigence des Éditions Meystre : réconcilier la culture avec son principe spirituel. Son œuvre rappelle que l’école forme des âmes avant des compétences, et que la littérature n’est pas un divertissement mais une discipline du vrai.
Le Petit Béraldien





