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Ce matin, Bruxelles, capitale de la Belgique, qui abrite les sièges des institutions européennes et de l’OTAN, est une ville morte. Les crèches, les écoles, les universités sont fermées. Le métro ne roule pas. Les bus De Lijn (société publique flamande de transports en commun) ont cessé de rouler dans les 19 communes bruxelloises. La plupart des agences bancaires sont fermées. Les galeries commerçantes sont fermées. La plupart des supermarchés sont fermés. Les marchés sont annulés. Les cinémas, théâtres, centres culturels, centres sportifs, clubs de fitness, piscines et autres lieux de loisirs sont fermés. Toutes les boutiques des grandes rues commerçantes sont fermées. Les restaurants, brasseries, bars, des grands axes sont fermés. De nombreuses entreprises installées à Bruxelles ont proposé à leur personnel de pratiquer aujourd’hui le travail à domicile.

Tout cela dans le cadre de la prévention contre le terrorisme. Car il faut souligner qu’il n’y a pas eu à cette heure d’attentat à Bruxelles. Ces mesures sont prises parce que les services de renseignements belges estiment qu’il existe une menace terroriste « précise et imminente », à savoir des attaques menées à Bruxelles sur le modèle des attentats de Paris du 13 novembre 2015.

Cette situation inédite a débuté vendredi soir par décision du gouvernement fédéral belge. Des opérations policières ont encore été menées dimanche soir à Bruxelles et Charleroi. Mais la menace terroriste reste maximale selon l’OCAM, organe d’évaluation des risques.

Bruxelles se trouve figée sans un seul coup de feu. Qu’adviendrait-il dès lors si, dans les prochaines heures ou prochains jours, des djihadistes passaient réellement à l’action et commettaient des attaques simultanées dans plusieurs lieux ?

Sans grand effort d’imagination, on peut considérer que les fermetures de tous les lieux énoncés ci-dessus seraient prolongées et mêmes étendues. Avec à la clé un effet domino.

Plus de banques ouvertes, donc les distributeurs pris d’assaut et en quelques heures plus d’argent liquide disponible. 

Si pendant cinq ou six jours, il n’y avait plus aucune grande surface ouverte, plus aucun marché, plus aucune boutique ouverte sur les grands axes, dans les trois premiers jours les épiceries de quartier seraient vidées. Le commerce de proximité, dans le domaine de l’alimentation, ayant quasiment disparu au profit des supermarchés, les habitants se retrouveraient en moins d’une semaine sans guère de possibilité d’acheter de la nourriture.

La circulation des trains s’interromprait à son tour, y compris les trains de marchandises. Il suffirait pour les terroristes d’organiser un chaos sur l’autoroute et Bruxelles, grande ville européenne connue internationalement, se retrouverait totalement isolée, sans approvisionnement.

Je force le trait ? Peut-être. A peine. La gestion actuelle de la menace terroriste à Bruxelles prouve qu’une telle ville peut rapidement être mise à genoux sans beaucoup de combattants.

Je n’extrapole même pas l’hypothèse d’une attaque chimique ou bactériologique (l’arme du pauvre, plus terrifiante encore) ajoutant une panique indescriptible et la submersion des infrastructures hospitalières.

Le scénario survivaliste, qui considère qu’il faut se préparer à survivre dans un monde livré au chaos, et qu’il faut pour cela notamment faire des réserves et savoir défendre les siens et son chez soi, est souvent perçu comme une thèse de rigolos (au mieux) ou de demi-fous. La réalité d’un grand désordre futur pourrait faire changer d’avis.

L’exemple belge, à ce stade, n’est pas une démonstration, mais un sérieux avertissement.

 

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