Une controverse grandit sur les réseaux sociaux au sujet des symboliques cachées dans les vitraux créés par Claire Tabouret pour la cathédrale Notre-Dame de Paris. Essayons d’y voir claire.
Des vitraux qui n’avaient pas à être remplacés
Se présentant comme artiste plasticienne, Claire Tabouret est née le 25 septembre 1981 dans le Vaucluse. Ancienne boursière de l’Union School of Arts de New York, elle vit et travaille l’essentiel du temps à Los Angeles avec l’artiste Nathan Thelen.
Elle a été exposée au Yuz Museum (Shanghai), à la Villa Médicis (Rome), à la Friche Belle de Mai (Marseille), à la Night Gallery (Los Angeles), au Palazzo Fruscione (Salerne, Italie), au Drawing Center (New York) et au Palazzo Grassi (Venise).
Mais, le 18 décembre 2024, la présidence de la République française annonce dans un communiqué que Claire Tabouret « vient d’être choisie parmi huit candidats pour la réalisation de six baies contemporaines dans les chapelles sud de Notre-Dame », considérant que l’artiste « se situe à la hauteur de ce que réclame la cathédrale. »
Une « altération patrimoniale » imposée par le couple Macron
Or, les vitraux conçus par Viollet-le-Duc n’avaient pas été abimés par l’incendie de Notre-Dame de Paris. Faisant référence à la Charte de Venise, plusieurs historiens de l’art ont estimé qu’un tel remplacement contrevient au respect de l’authenticité des monuments restaurés. Le magazine en ligne La Tribune de l’art a publié plusieurs articles et tribunes dénonçant une « altération patrimoniale » et défendant le maintien des vitraux du XIXe siècle au nom de la cohérence historique de l’édifice.
La Commission nationale du patrimoine et de l’architecture a rejeté en juillet 2024 à l’unanimité le projet remplacement des vitraux concernés, marquant une opposition institutionnelle face au projet présidentiel. Mais malgré ces oppositions issues du monde patrimonial et académique, Emmanuel Macron a imposé son choix.
Les maquettes des futurs vitraux ont ensuite été exposées au Grand Palais du 10 décembre 2025 au 15 mars 2026.
Outre leur laideur, il est apparu un fait étrange. Plusieurs personnages représentés sur ces vitraux ressemblent étrangement aux membres de la secte criminelle sataniste de Charles Manson !

Fascination pour la secte criminelle sataniste de Charles Manson
Pour ajouter encore aux craintes des catholiques qui s’intéressent au sujet, une rumeur prétend que la propriété acquise en 2016 par Claire Tabouret dans le désert de Mojave en Californie se situerait en partie sur le site où se trouvait naguère le Barker Ranch, refuge de cette secte satanique sanguinaire de Charles Manson à la fin des années 1960.
Rappelons que, dans la nuit du 8 au 9 août 1969, les adeptes de Charles Manson (Susan Atkins, Linda Kasabian, Patricia Krenwinkel et Tex Watson avaient assassiné de façon atroce l’actrice Sharon Tate, compagne du cinéaste Roman Polanski, et quatre autres personnes présentes dans la maison qu’elle partageait avec Polanski. Elle était enceinte de huit mois et demi et les satanistes l’ont éventré pour retirer le bébé. Peu de temps auparavant, l’actrice avait joué dans un film d’horreur réalisé par Roman Polanski.
Une citation de Charles Manson intrigue. « Ils croiront venir se présenter au devant de la mère de Dieu et prieront la fille du diable », avait semble-t-il écrit Charles Manson dans The Helter skelter project en 1969 (dont la chanson des Beattles Helter Skelter a inspiré le titre).

Susan Atkins sur un vitrail phare de Notre-Dame de Paris
Sur les réseaux sociaux, des personnes accusent Claire Tabouret d’avoir représenté Susan Atkins, prêtresse de la Manson family.
La vie et l’œuvre de Claire Tabouret tournent autour de cette nébuleuse satano-occultiste jusqu’à vivre dans le quartier de Los Feliz, théâtre des crimes de Susan Atkins à Los Angeles, jusqu’à acheter une parcelle dans le Mojave proche du Barker Ranch lieu de fuite du clan Manson.
« Quelle plus grande perversion possible que de venir faire adorer aux fidèles une pseudo image de la Vierge Marie que chaque initié sait être en réalité la figuration de la plus célèbre criminelle sataniste du XXe siècle ! », écrit l’un des internautes qui dénonce cette abomination.
A suivre.
Pierre-Alain Depauw
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