Dans une série de deux articles, l’auteur aborde en premier lieu le problème de la « prudence » nécessaire en la resituant sur la ligne de crête d’où elle ne devrait jamais descendre. Pour cela, il s’en réfère à Marcel de Corte pour qui la prudence se définit comme « la droite raison des choses à accomplir ».

Dans un second développement, l’abbé Louis-Marie GELINEAU nous propose d’appliquer cette approche de la prudence à un brûlant sujet d’actualité : « est-il prudent de recevoir ces injections qui doivent nous permettre de sortir de la crise covid ? « 

I – Une question de prudence ? 

Voilà bien une expression qui est dans toutes les bouches aujourd’hui. Il arrive au supérieur de se réserver ainsi le jugement, parce que la prudence est la vertu du chef (les subalternes ne pouvant avoir tous les éléments pour juger). D’autres veulent par-là écarter tout jugement universel : les circonstances sont multiples, propres à chaque situation individuelle, aucune autorité ne peut donc trancher en général : « c’est affaire de prudence (sous-entendu, personnelle). »

Ces visions ont du vrai, mais il importe de revenir à ce qu’est la prudence, afin de sortir de la contradiction que représentent ces deux thèses, en écartant ce qu’elles peuvent avoir de caricatural. Nous suivrons en cela Marcel de Corte et son opuscule De la Prudence, la plus humaine des vertus. Nous tâcherons ensuite de l’appliquer, prudemment, à un sujet d’actualité.

Le “propre” de l’homme

Il ne faudrait pas prendre ici ce terme dans son sens philosophique strict, mais ce peut être un raccourci saisissant de la thèse que suggère Marcel de Corte par son sous-titre. La prudence se définit communément comme la recta ratio agibilium, ce qui signifie “droite raison des choses à accomplir”. Son rôle est ainsi de mettre la direction de la raison dans toutes nos actions proprement humaines (sont donc exclues les actions réflexes animales ou les buts de la vie surnaturelle). Elle intervient partout dans notre vie morale pour diriger les autres vertus et mettre en place les moyens adéquats pour parvenir au but de notre vie. Celui-ci n’est pas à inventer, notre nature y tend de toute sa force, comme la pierre vers le sol.

Qui dit prudence, dit organisation par la raison humaine des moyens qui constituent notre vie terrestre en vue de notre fin naturelle comme surnaturelle. Elle nécessite donc trois actes : le conseil, le jugement et le commandement. Les deux premiers restent spéculatifs : l’intelligence juge, d’après les conseils qu’elle a collectés, que le meilleur moyen est celui-ci. Mais le dernier est l’acte propre de la prudence, appartenant sans conteste à la raison pratique. On est au cœur de l’acte humain : la volonté humaine tranche, se décide à agir. C’est ce dont on tiendra l’homme pour responsable, même si l’acte a été exécuté par un instrument ou par d’autres.

Tout acte humain est donc une “question de prudence”. Et cette responsabilité demande à être éclairée.

La droite raison, ou la raison rectifiée

Malheureusement le péché originel et toutes les mauvaises habitudes contractées corrompent notre raison. On dit que ces influences (les passions surtout) colorent notre jugement. C’est pourquoi une rectification s’impose, elle est le fait des vertus morales : justice, force, tempérance et les vertus annexes. Après avoir été disposé, par la justice, à rendre à chacun son dû, l’homme peut trouver, par la prudence, le moyen idéal dans telle situation.

Mais d’un autre côté, la vertu morale ne peut s’exercer et se perfectionner (“c’est en forgeant qu’on devient forgeron”) que par l’intermédiaire de la prudence. Celle-ci, en effet, la concrétise dans le moyen adéquat. Faudrait-il donc attendre d’être juste pour être prudent, et simultanément attendre d’être prudent pour être juste ? Il existe une solution : le cercle vertueux est enclenché par l’éducation. Par celle-ci la prudence des parents et supérieurs nous fournit le commencement des vertus morales, terreau de notre prudence propre.

Qui rectifie ? Prudence et conscience 

« Tel est chacun, telle lui apparaît la fin », dit l’adage. Faut-il donc refuser toute solution générale ? Il n’en est rien. Saint Thomas se refuse à utiliser l’expression “milieu subjectif”, il préfère parler de “juste milieu relatif au sujet”. Le terme “juste” renvoie alors à une règle universelle, même si son application est diverse. Pour reprendre l’adage : si la fin est parfois colorée par une raison mal rectifiée, en réalité le bonheur de l’homme reste universel. Et quand la raison n’est pas rectifiée, l’acte ne peut être prudent. Par exemple, celui dont la priorité absolue est de ne pas se fâcher avec ses amis cessera vite de défendre la foi attaquée par ceux-ci ; ce ne sera pas prudent.

Nous sommes bien loin de cette prudence de la chair, seul avatar ayant subsisté à la Révolution moderne, prudence qui n’est qu’une modération mondaine, une ligne de conduite unique : “pas d’histoires”. Ce sens purement négatif est même avalisé par les dictionnaires.

Mais beaucoup ne possèdent pas la vertu suffisante pour que leur raison soit rectifiée. Pour nombre d’autres, l’intelligence n’est pas assez perspicace pour saisir le moyen approprié à la fin. Sont-ils condamnés à poser des actes imprudents ? Il leur reste encore une référence : l’expérience et la vertu des hommes prudents. En suivant l’exemple et les conseils des Anciens qui, comme dit Aristote, voient les principes, on risque peu d’errer. En puisant dans les leçons de l’Histoire, maîtresse de vie, on se plonge dans le réalisme.

Nous sommes aussi bien loin des morales de la conscience, qui ne voient de règle qu’à l’intérieur de chaque homme, règle particulière à chacun. Elles confondent la connaissance intérieure que l’homme a de son acte moral et sa conformité réelle (objective) au but de la vie humaine et à une raison ramenée par la vertu à cette règle universelle.

Prudence et politique

Voici encore un autre aspect de l’objectivité de la prudence, particulièrement battu en brèche aujourd’hui. Beaucoup voudraient opposer le moral et le politique et restreindre ainsi le domaine de l’Église à l’individu. C’est l’erreur du laïcisme, mais nos milieux n’en sont pas exempts.

En réalité, une prudence qui se limiterait aux actions à portée individuelle serait bien inférieure à cette prudence qui soumet ces actions personnelles au bien commun de la Cité. La justice la plus haute l’appelle, justice légale qui défend le bien commun par les lois, qui sont tout simplement les actes prudents du chef en vue du bien commun. La charité nous pousse également à ne pas rechercher notre avantage propre. Quelle est la fin temporelle de l’homme, si ce n’est le bien commun politique ?

Bien sûr, cette prudence politique est avant tout l’acte du chef. C’est lui qui promulgue des lois, ordonnances de la raison (autrement dit ce 3e acte de la prudence qu’on appelle imperium) en vue du bien commun. Beaucoup suivent la loi sans réfléchir, par crainte ou par admiration, parce qu’ils ne sont pas vraiment prudents. Mais la loi fait de nécessité vertu : la répétition des actes bons, incités par de bonnes lois, ancre les habitus dans les sujets.

Toutefois, si les sujets ne posaient aucun acte de prudence, leur action ne serait pas vraiment humaine. Ils doivent donc apporter la lumière de la raison pratique dans leurs actes quotidiens, dont ils seront responsables, chacun à leur place par rapport au bien commun, c’est-à-dire en rapport à leur place réelle dans la Cité.

Marcel de Corte le répète donc : le vrai nom de la morale est la politique, mais une politique réelle, toute différente des techniques modernes pour mener les masses, qui l’ont remplacée depuis Machiavel. En servant le bien commun les hommes ne s’aliènent pas. En effet la politique a pour but de les rendre vertueux, ce qui est leur bonheur naturel. Ils n’ont donc pas perdu au change.

Individualisme moderne

Marcel de Corte s’étend longuement sur la subversion radicale opérée à l’époque moderne : la prudence est remplacée par la technique. En résumé, une fausse application de principes surnaturels dans la sphère naturelle conclut que la personne humaine est le centre et le but de tout. Puisque la société est pour la personne, dans ce modèle, l’ordre des actions individuelles au bien commun est rompu. L’homme ne cherche plus à se perfectionner intérieurement en vue d’une fin qui le dépasse (le bien commun en politique, Dieu dans le surnaturel), mais il cherche un domaine autocentré où il puisse appliquer sa science. Une telle science pratique existe, elle s’appelle art ou technique : elle applique la science à une matière extérieure selon un modèle qui est le pur produit de l’artisan. Ce “progrès technique”, qui devait nous donner plus de disponibilité pour la vie de l’esprit, est devenu un absolu qui écarte toute fin transcendante. L’homme ne recherche plus le “bien-vivre” : la vertu, mais le “vivre” : le confort technologique.

Ainsi la politique est devenue “l’art de tromper les hommes”, selon le mot de Voltaire ; aujourd’hui on dirait “l’art de mener les moutons”. Cette technique ne peut assurer un bonheur social, aussi est-il nécessaire de revenir à la prudence, car celle-ci perfectionne l’homme en le sortant de son égoïsme, pour le faire servir un bien commun qui le dépasse, beaucoup plus réel et objectif que sa conscience divinisée.

II – « L’euthanasie sera un instrument essentiel de nos sociétés futures » 

L’article précédent développait la question de principe : qu’est-ce que la prudence ? Nous avons vu qu’elle était au cœur de la vie proprement humaine, une marque de notre intelligence qui nous différencie des bêtes. Cette intelligence a été frappée par la blessure d’ignorance du fait du péché originel. Aujourd’hui c’est une nouvelle forme d’ignorance ou de défaut d’intelligence qui semble mener la société à sa ruine, et surtout à la négation de Dieu.

Appliquons donc ces principes à une question d’actualité : est-il prudent de recevoir ces injections qui doivent nous permettre de sortir de la crise covid ? Plutôt que de lancer des arguments divers en désordre, tâchons de mener la démarche en prudence, en partant de la fin et en descendant vers les moyens.

On voudra bien excuser le manque de références précises, nous ne reprenons ici que les éléments les plus connus de la plupart et les organisons de façon logique.

Le but des organisateurs de la vaccination mondiale

Emmanuel Macron l’a dit le 12 juillet 2021, il s’agit de vacciner le monde. Peu importe, à vrai dire la réalité de la maladie, puisque l’évolution des chiffres ne change pas la réponse, si ce n’est l’ajout d’injections supplémentaires au cours des semaines qui voient les chiffres de la maladie régresser.

La civilisation païenne, que cherche à ressusciter notre homme moderne, consiste à rechercher le bonheur sur terre dans le confort matériel. Un grand conseiller des derniers présidents de tout bord, Jacques Attali, en explicite l’aspect individuel et l’aspect collectif, dans son recueil de dialogues avec Michel Salomon, L’Avenir de la Vie, publié en 1981. Sans reprendre une citation bien connue qui semble apocryphe, voici l’état d’esprit : plutôt qu’un “Big Brother” de style 1984, il préconise plutôt des « machines pour notre santé qui nous asserviront pour notre bien. » Ceci mènera à « un conditionnement doux et permanent. » De quel bien s’agit-il ? Après avoir donné quelques prédictions qui ne sont pas son souhait, il en vient à sa vision socialiste : « La logique socialiste c’est la liberté, et la liberté fondamentale c’est le suicide. » Il peut ainsi affirmer juste avant : « L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures. » Il parle ensuite de « moyens électroniques permettant de définir avec précision le moral et de quantifier le comportement social. » Ainsi « les personnes s’adapteront de manière à être conformes aux critères de normalité, la prévention ne sera plus coercitive, car voulue par les personnes. » Se pose le problème du critère qui permet d’aider plutôt telle ou telle personne à faire le choix libre de se suicider parce qu’elle sort de la normalité. Notre auteur se défend de l’organisation d’un carnage, mais il donne quelques lignes en insistant sur l’aspect économique, raison pour laquelle il déclarait, quelques lignes plus haut : « à partir de 60-65 ans, l’homme coûte cher à la société. » 

La réduction de la population est par ailleurs le premier commandement du gigantesque Guidestones, monument de référence de l’écologie moderne, construit en Géorgie en 1980 : maintenir la population en dessous d’un demi-milliard, en équilibre avec la nature.

Il n’est donc pas étonnant que le mot d’ordre “sauver des vies” ait été agité depuis mars 2020 pour masquer cette prolifération de la culture de mort. L’avortement est devenu l’opération médicale la plus nécessaire, dès le premier confinement, où – a contrario – a été organisé le report d’interventions médicales majeures. La loi a entériné cet usage par l’allongement du délai de l’IVG à 14 semaines.

La sédation des personnes âgées par Rivotril n’a jamais eu autant de succès qu’au printemps 2020 ; et tout le monde connaît au moins une personne âgée dans son entourage dont le décès a probablement été accéléré par une interdiction de visite des membres de la famille.

Bill Gates prétend pouvoir réduire la population de 10 à 15 % par la vaccination, entre autres. À ce propos, il est notoire qu’il utilise la population du tiers-monde comme cobaye de ses expériences vaccinales. Ce même Bill Gates prétend offrir l’identité numérique à chaque personne par le biais de la vaccination ; il dépose des brevets et organise des expérimentations pour cela. Ce qui était qualifié de complotisme il y a peu (penser que nous serions pucés) est devenu le leitmotiv de l’organisateur de la “vaccination actuelle”. Avec Klaus Schwab, organisateur du forum économique mondial de Davos, Bill Gates a organisé en 2019 une simulation de pandémie, baptisée “event 201”. Bill Gates y voit une bonne occasion pour diffuser ses vaccins. Klaus Schwab pense que notre monde doit être de plus en plus connecté et géré de façon globale, peu importent les restrictions de liberté qui s’ensuivront.

Mais surtout, le refrain de la gestion de cette pandémie et des nouvelles technologies de vaccins semble être le suivant : l’homme va se construire de nouvelles défenses immunitaires par le travail sur l’ARNm et l’ADN ainsi que la nanotechnologie. Certaines publicités tout à fait officielles présentent le travail de ces implants microscopiques dans notre corps : notre sang, nos organes, peuvent être réparés et améliorés par ce travail interne et connecté. C’est pourquoi nous dénonçons l’entreprise transhumaniste à l’œuvre ici : l’homme veut se re-créer lui-même, jugeant peut-être l’œuvre de Dieu imparfaite, mais surtout voulant fabriquer la machine humaine et la maîtriser, comme l’on fabrique des ordinateurs et autres machines. En ce sens ce projet prométhéen est au cœur de l’œuvre diabolique : refuser notre état de créature, comme le disait le Professeur Dominique Michel, anthropologue de la santé, dans une conférence à l’IHU Méditerranée au printemps 2021.

Un objectif de santé est tout de même mis en avant, mais une étude plus poussée montre que cet objectif a tout d’un prétexte. Vacciner le monde n’a pas pour but de faire disparaître la COVID, mais bien plutôt de robotiser et d’interconnecter l’homme.

La conclusion est que tout décret issu de ces principes ne peut être une loi, puisqu’il ne s’inscrit pas dans l’ordre de la raison (voulu par Dieu), mais plutôt dans la déraison de la désobéissance parfaite.

Peut-on participer à l’action sans participer à son but ? 

La question semble être jugée par le paragraphe précédent. Faut-il en conclure que toute personne qui reçoit ces injections oppose un “non serviam” net à Dieu qui représente une faute mortelle ? Peut-être pas.

En réalité nous pouvons participer à une action en nous désolidarisant de son organisateur. La coopération n’est alors que matérielle : nous reprenons à notre compte le moyen donné en le détournant pour une autre fin. Deux vérifications s’imposent pour s’assurer que nous n’avons pas trempé dans le crime : 1° Avons-nous une fin bonne qui apporte plus au bien commun que la nuisance de la fin mauvaise ? 2° Notre action concrète réalise-t-elle plus notre fin bonne que la fin mauvaise de l’organisateur ?

Quelle est donc la fin visée par l’homme qui reçoit l’injection anti-covid ? Normalement ce devrait être un but médical : protéger sa santé, éventuellement celle des autres de surcroît. En réalité, si nous questionnons nos contemporains, le motif de santé est très rare. Ils s’y sentent obligés pour les vacances, pour les voyages, pour le travail en raison de la condition posée par certaines structures. Quelques personnes le reçoivent pour protéger les personnes âgées qu’ils côtoient.

Pourquoi faire ce détour ? Parce que certains pensent qu’un vaccin est fait pour éviter une maladie ou sa propagation, alors que le discours officiel avoue aujourd’hui que l’injection en question ne peut éviter la contagion, tout au plus éviter les formes graves. Les médecins les plus officiels ont avoué que l’immunité naturelle était plus forte et durable que l’immunité vaccinale. En bonne logique la vaccination pour autrui ne sert à rien chez celui qui ne risque pas de forme grave. C’est une question de prudence : on ne se lance pas dans une opération inutile, surtout si elle peut représenter un certain risque.

Garder son travail pour faire vivre sa société familiale est un but qui peut justifier l’action, mais seulement si la deuxième condition est vérifiée. Il en est de même pour certains devoirs de justice ou de charité, parce qu’ils ont rapport à un bien commun. Ce ne sera pas le cas pour les loisirs. En effet, notre motif ne doit pas être inspiré par une idéologie du confort : Dieu nous demande peut-être d’abandonner ce confort pour nous sanctifier. Et ce, d’autant plus que nous constatons le projet démoniaque évoqué ci-dessus.

Quant au résultat de notre action concrète, la conclusion est plus difficile à tirer parce que nous ne le voyons pas encore. Sur le conseil de Marcel de Corte, c’est ici qu’il convient de se tourner vers l’Histoire, comme le fait si bien le dernier numéro du Combat de la Foi de septembre 2021 sur Les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine. Les mécanismes de manipulation des masses pour faire croire à l’homme qu’il obtiendra son propre bien en acceptant de coopérer à un système totalitaire sont décrits par les organisateurs de ces systèmes. L’expérience a vérifié leurs théories, si bien que Mgr Lefebvre pouvait affirmer sans crainte que se soumettre en pratique à des Supérieurs modernistes revenait à favoriser leur modernisme (le dernier Motu Proprio a encore confirmé l’aspect utopique du “ralliement” mené par les communautés “Ecclesia Dei”).

Même aujourd’hui, les vaccinations forcées ont-elles permis d’envisager une levée de l’obligation vaccinale, la couverture étant suffisante ? Il n’en est rien ; chaque semaine voit le seuil “nécessaire” augmenter, tout comme les prisonniers des communistes voyaient les conditions de libération augmenter avec l’acceptation qu’ils donnaient aux premières. Bien malin qui pourrait donc prétendre contrecarrer le but mauvais de cette campagne politique à prétexte sanitaire. Quoi qu’il en soit, il faut être capable de montrer que son action a un espoir de succès.

Le moyen, ou le contenu de ces injections

Contrairement à beaucoup de produits médicaux mis sur le marché, la composition des vaccins anti-covid est difficile à connaître. Beaucoup de rumeurs circulent à son sujet, qui sont donc difficiles à infirmer, comme à confirmer. Nous ne nous lancerons donc pas dans cette analyse. Prenons simplement le cas le plus commun : la plupart des Français reçoivent une injection à ARNm pour satisfaire à l’obligation vaccinale.

Rappelons tout d’abord que le discours officiel est basé sur ce principe qu’il n’existe pas de traitement accessible à tous et valable, c’est pourquoi le vaccin est le seul moyen pour sortir de la crise. “Contra factum non fit argumentum”, dit l’adage. Quelques médecins de renom, dont le Professeur Raoult, ont soigné de nombreux patients avec des traitements simples qui ont été purement et simplement interdits par décision gouvernementale. Ce mensonge ne pousse pas à croire le gouvernement qui affirme ensuite que ces injections sont anodines et bonnes sous tout rapport.

Supposé que le but est la santé (ce qui est difficilement soutenable après ce que nous avons dit), regardons aussi quel est le résultat de ces injections au rapport de la maladie qu’elle doit soigner (préventivement), en tout cas faire régresser. Plutôt que de nous référer à des sondages, officiels ou non, j’invite chacun à faire ce test, jusqu’à arriver à un résultat sur une bonne centaine de personnes : demandez dans votre entourage si quelqu’un connaît personnellement une personne morte de la covid qui ne serait pas morte de la grippe (en raison de comorbidités ou de l’âge), puis demandez si quelqu’un connaît une personne qui est morte ou s’est retrouvée à l’article de la mort en raison d’une injection anti-covid alors qu’elle ne représentait pas de comorbidités. De façon curieuse, le test est vite favorable à la deuxième partie, ce qui semble corroborer une simple lecture des chiffres officiels des événements indésirables ayant suivi les “vaccins”. Les décodeurs de fake news vous diront que le lien avec la vaccination n’est pas prouvé, mais plusieurs événements graves chez des personnes jeunes et en pleine forme physique sont tout de même inquiétants.

Sur la technologie à ARNm, je ne ferai que renvoyer à une célèbre généticienne, Alexandra Henrion-Caude. Elle cite Moderna qui parle de « new software of life » et avoue qu’aucune thérapie à ARNm n’a été approuvée jusque-là. Ses mots forts pour décrire cette expérimentation en population générale ne semblent pas abusifs. Je reste donc prudent, comme les rats de laboratoire que nous avons remplacés (tout médecin devrait savoir que les expériences sur les animaux ont toutes tourné au désastre) : j’attends que les expériences sur les humains soient terminées. Cela signifie qu’il faut attendre la fin des essais cliniques (2022-2023) et le recul nécessaire sur un vaccin (au moins une dizaine d’années).

Conclusion

Il y aurait encore beaucoup à dire, ces grandes lignes nous suffiront aujourd’hui. Oui, la “vaccination” est une affaire de prudence. Elle doit donc être jugée à la lumière des principes et de sa fin. Le but de ses promoteurs est la création d’une société sans Dieu, faite d’hommes auto-créés et programmés, en nombre limité pour qu’ils soient maîtrisables par les élites dirigeantes. Si nous arrivons à nous extraire de cette fin, il faut que ce soit pour un œuvre de reconstruction sociale et ne pas nous condamner à la loi du silence. Enfin, il est très difficile d’accorder sa confiance au moyen qui nous est proposé en raison de graves dangers pour la santé, particulièrement chez ceux qui ne sont pas gravement touchés par le virus.

Chacun n’est pas libre de s’en remettre à sa conscience, même si sa conscience erronée l’excusera du péché mortel ou du péché tout court (mais pas des conséquences physiques). La contrainte physique ou morale diminuera également la faute si nous avons d’abord résisté afin de manifester notre opposition à l’entreprise.

Il n’est pas nécessaire d’avancer sur le terrain glissant de l’interprétation biblique pour affirmer qu’il est de notre devoir de chrétien de nous opposer de toutes nos forces à l’entreprise mondialiste prométhéenne en refusant le moyen qu’on nous impose, dussions-nous perdre un certain confort et l’estime des hommes. Prions les martyrs de nous donner part à leur prudence surnaturelle !

Abbé Louis-Marie GELINEAU

Source : Acampado n° 175 de novembre 2021 in LaPorte Latine

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