L’abbé Xavier Beauvais, conseiller doctrinal de Civitas, est intervenu à la tribune de la troisième Fête du Pays Réel pour rappeler, à la lumière de la doctrine catholique traditionnelle, à quel point l’engagement politique est une mission importante du catholique.

Un discours particulièrement bienvenu dans cette période où le quiétisme a gagné beaucoup trop de catholiques.

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5 commentaires

  1. deogratias says:

    L’abbé Xavier Beauvais, sans doute possible un des meilleurs abbés de notre temps, toujours en poste au sein de la Fsspx contrairement à l’excellent abbé Pivert.

  2. L’Abbé Pivert est parti de lui même.
    Je me rappelle de lui lorsqu’il fut vicaire à St Nicolas du Chardonnet de 1984 à 1988. A l’époque il était très coléreux et peu aimable. Je me rappelle qu’il hurlait souvent contre le sacristain (Frère Gilles), contre les servants de Messe et même contre son supérieur hiérarchique qui était l’Abbé Laguérie. J’ai le souvenir de scènes d’hystérie dans la sacristie.
    Je n’en garde pas un bon souvenir.

  3. Philippe Pertosa says:

    Vous êtes dans l’illusion. “La politique est après le service de Dieu la plus haute fonction à laquelle on puisse aspirer”: Oui, mais cela s’applique à ceux qui ont le pouvoir et qui gouvernent la cité, la “polis”, comme son nom l’indique, le reste (le peuple), n’ayant qu’à subir leurs lois et leurs décrets. C’est ce qui se passe aujourd’hui, et on peut dire :hélas! Mais faire de la politique, dans le sens actuel du terme, et en l’absence de mandat officiel, cela correspond à sa pire acceptation, qui est la pratique de la démocratie. Démocratie que vous condamnez par ailleurs, à juste titre,sa pratique étant d’ailleurs plus que jamais illusoire dans ses objectifs et dérisoire dans ses moyens.
    Que proposez-vous de faire concrètement d’utile et d’efficace, Monsieur l’abbé?
    La politique c’est tout d’abord la science des réalités et l’art de les utiliser, et non pas uniquement l’art des discours qui n’en est que la façade!
    Mais si on veut espérer gagner tant soit peu dans le jeu actuel tel qu’il se présente, en observant tout d’abord ces réalités, en en tenant compte, et non pas comme le ferait un chien dans un jeu de quille, je pense qu’il y a quelques règles de base à connaître et à tenir compte. Savoir par exemple, que si on veut obtenir des suffrages où que ce soit, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,…et encore moins avec de l’acide sulfurique! (je me comprends!).
    Voilà: vous faites fuir les gens! Si vous ne vous en apercevez pas, alors ouvrez les yeux, et demandez-vous pourquoi. Je dis “vous”, non pas vous spécialement, mais un certain discours, et un certain accompagnement aussi, pour dire les choses pudiquement
    Le problème, et pas des moindres, c’est que cette répulsion, et à cause de la puissance de médiatisation actuelle, a des implications jusque dans l’apostolat dont le flux se trouve ainsi malencontreusement inversé. C’est infiniment regrettable. Je pense que cela mériterait tout de même examen. Je pense que la parole de Dieu est faite pour attirer, pas pour faire partir en courant, comme le font beaucoup de braves gens qui ne demanderaient autrement pas mieux que de se convertir.
    Vous dites que c’est le travail d’un prêtre de faire de la politique. Ah oui? Moi j’en sais rien, mais je n’imagine pas un Saint Curé d’Ars, un Saint Padre Pio, un Saint Vincent de Paul (parmi ceux qui me viennent à l’esprit sans chercher) faire de la politique, pas plus que mener la guerre, ce qui finit par revenir au même d’ailleurs.
    La politique n’est pas le jeu innocent que vous croyez, en tout cas pas un jeu dans lequel on puisse conserver son innocence. Il n’y a pas de “bonne politique”au sens moral du terme. J’ajouterais que dans l’état actuel du monde, toute action politique quelle qu’elle soit ne peut qu’ajouter au chaos ambiant et l’amplifier encore davantage, car c’est ainsi que les choses sont agencées. C’est comme donner au feu du bois à brûler, si vous voulez…

    • Pierre Mary de Montamat says:

      Monsieur, j’entends très bien votre très intéressante objection.
      Je n’ai pas écouté cette vidéo de Beauvais, mais d’autres de lui… C’est l’histoire du serpent qui se mord la queue. Il dit: faites quelque chose, sinon jamais rien ne changera. Vous lui répondez qu’il ne sera jamais au pouvoir donc qu’il ne fera jamais rien. Fin de la joute.
      Je vous glisse quelques remarques.
      Vous partez d’un postulat, bien sûr énoncé en conclusion: pas de ‘bonne politique’ au sens moral. Vous ajoutez ensuite que, dans l’état actuel du monde… J’en tire qu’il s’agit bien d’une question de principe, non fondée sur l’expérience. Pourriez-vous expliciter cela ?
      Sur les saints et la politique, je ne vous suis pas du tout. Je vous citerais bien une très longue liste de saints qui furent de vrais acteurs politiques, à commencer par Vincent de Paul qui a eu un réel poids au Conseil de Conscience et auprès de la Reine. Martin, Ambroise et Augustin furent de grands chefs non seulement spirituels mais aussi politiques. Plus récemment st Jean Bosco voulait réformer la politique pénale de son pays au sujet des enfants emprisonnés. En fait, vous partez là aussi d’un postulat intellectuel qui vous déforme l’analyse: une mauvaise distinction entre le privé et le public. J Freund a empoisonné tout le monde avec ses erreurs.
      Je dirai ensuite qu’il faut réfléchir à la sentence du Guépard (le film !) : ‘Il faut que tout change pour que rien ne change’. C’est le glissement de ‘sécularisation’ (R Rémond) des derniers siècles. Aujourd’hui, quantitativement ou ‘démocratiquement’, le problème politique n°1, c’est l’Islam ou l’immigration : le tapis leur est déroulé. Dans mon petit département, on organise juste avant Pâques (Résurrection: Victoire de l’Agneau) une journée festive, avec des activités ‘ludiques’ et marchandes pour tous les âges, c’est la ‘Fête du Boeuf de Pâques’. On a obtenu après avoir séparé le croyant du citoyen d’en faire une bête consommatrice.
      Il me semble que vous êtes marqué par le quiétisme politique: dans le chaos ambiant, gardons notre innocence. Le livre de G Guyon ‘Le choix du Royaume’ est très intéressant pour lutter contre cette tendance. Il nous met sur la piste de st Thomas. Mais il faut ensuite comprendre ce que sont Modernité et Post-Modernité (d’abord en épistémologie), car on est effectivement dans un ‘état social’ qui n’est pas celui du XIII° siècle. C’est sans doute l’erreur de perspective la plus flagrante de Beauvais (et Chautard aussi, mais est-ce vraiment leur travail ?) de ne pas avoir bien compris les évolutions politiques en cours.

  4. Cadoudal says:

    un point de vue divergent sur les relations entre catholicisme et politique post révolutionnaire :

    doctrine politique du pape Innocent IV

    bulle Aeger cui levia, en 1245.

    “En dehors de l’ Église dit Innocent IV, on ne bâtit que pour l ‘enfer ”

    “et il n’existe point de pouvoir qui ne soit ordonné par Dieu.”
    “C’est donc mal envisager les faits et ne pas savoir remonter à l ‘origine ”
    “des choses, que de croire que le siège apostolique n’est en possession ”
    “du gouvernement des choses séculières que depuis Constantin.”
    “Avant lui, ce pouvoir était déjà dans le Saint Siège en vertu de sa nature ”
    “et de son essence.”

    ” En succédant à Jésus Christ, les papes ont reçu la monarchie non seulement ”
    “pontificale mais royale.”

    “Dieu leur a confié les rênes à la fois de l ’empire céleste et de l ’empire terrestre.”

    “C’est dans l’ Église que se trouvent les deux glaives , emblème des deux pouvoirs,”

    “Celui donc qui ne fait pas partie de l ‘Église ne peut posséder ni l ‘un ni l’ autre.”
    “et , les souverains séculiers , en exerçant leur autorité ne font qu’user d’une force”
    “qui leur a été transmise et demeure dans le sein de l ‘Église,
    qui en est l ‘unique dépositaire”.