Ces temps, Macron régnant, bien des dispositions politiques prises par le gouvernement de la République française, nous ramènent aux premières années 1900. Le projet de loi sur les séparatismes nous ramène à la loi de 1905, et le fichage toujours plus pointu des Français à l’affaire des fiches des années 1900-1904.

« Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et sa ministre déléguée Marlène Schiappa présenteront le 9 décembre prochain en conseil des ministres un projet de loi qui 115 ans après l’adoption définitive de la loi de 1905 visera à renforcer la laïcité, à consolider les principes républicains », a annoncé le Président de la République le 2 octobre dernier.

Alors que le projet de loi sur les séparatismes sera donc présenté demain 9 décembre au conseil des ministres, la date choisie faisant référence à la fameuse loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat qui instaure le principe de « laïcité », principe religieux s’il en est quoi qu’en disent mensongèrement les bien-pensants, un décret du 2 décembre dernier passé quasiment inaperçu, mais aux lourdes conséquences pour les libertés fondamentales et la surveillance des personnes, modifie les dispositions du code de la sécurité intérieure relatives au traitement de données à caractère personnel dénommé « Prévention des atteintes à la sécurité publique » et intensifie la tyrannie sanitaire.

Ainsi, par ces modifications de l’article R236-13 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, le gouvernement actuel vient de s’autoriser à ficher les personnes non seulement en fonction de leurs opinions politiques, leurs convictions philosophiques, religieuses ou leur appartenance syndicale, fichage déjà contenu dans les modifications apportées en décembre 2013 de ladite loi, mais aussi en fonction « des données de santé révélant une dangerosité particulière ».

« Article R236-13 Modifié par Décret n°2020-1511 du 2 décembre 2020 – art. 3

L’interdiction prévue au I de l’article 6 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés s’applique au traitement mentionné à l’article R. 236-11.

Par dérogation, sont autorisés, pour les seules fins et dans le strict respect des conditions définies à la présente section, la collecte, la conservation et le traitement de données concernant les personnes mentionnées à l’article R. 236-11 et relatives :

1° A des signes physiques particuliers et objectifs comme éléments de signalement des personnes ;

2° A des opinions politiques, des convictions philosophiques, religieuses ou une appartenance syndicale ;

3° A des données de santé révélant une dangerosité particulière.

Il est interdit de sélectionner dans le traitement une catégorie particulière de personnes à partir de ces seules données. »

L’Etat pourra donc, au nom de la « sécurité intérieure », – et foin du secret médical -, obtenir et conserver les données médicales des Français et assimiler un tel ou un tel, parce qu’ils auront refusé les diktats vaccinaux et la doxa du scientifiquement correct, à de dangereux « terroristes », du même acabit que les islamistes égorgeurs.

Au début du XXe siècle ce furent l’administration préfectorale, les loges maçonniques du Grand Orient de France et d’autres réseaux de renseignement qui établirent des fiches sur les officiers, afin de décider de l’avancement hiérarchique et des décorations à attribuer, et permirent ainsi de mettre en place un système où l’avancement des officiers républicains, francs-maçons ou libre-penseurs était favorisé tandis que la carrière des militaires nationalistes et catholiques, – conviction religieuse qui équivaut, pour le Grand Orient et le cabinet du général André, ministre de la guerre de l’époque, hostilité à la République -, fut entravée, dans le but de s’assurer de la loyauté de l’armée au régime en place…

Rien de nouveau sous le soleil républicain en ce début de XXIe siècle : sous Macron, ce sont encore l’administration préfectorale et autres institutions gouvernementales, les loges maçonniques et d’autres réseaux de renseignement qui établissent des fiches contre tous les déviants à la pensée unique, dans le but de s’assurer non de la loyauté mais de la soumission des Français au régime en place.

La République Française ne change pas…

Francesca de Villasmundo

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