La stature majestueuse et l’air imposant et sûr de lui donnaient au Souverain une allure vraiment royale. Louis de Lichtervelde, pour le décrire, s’en réfère à une première impression de jeunesse et nous dit :

« Vêtu d’une tunique sombre que relevaient les tresses d’or aux épaules, Léopold II attirait d’emblée tous les yeux. Il promenait sur la foule un regard perçant qui se détendait dès que l’ovation populaire montait autour de son carrosse superbement attelé. Malgré tout le mal qu’on disait de lui dans les journaux et ailleurs, sa présence déchaînait toujours des scènes d’enthousiasme. »

Car on disait du mal du Roi, mais le géant au physique, l’était aussi par la sagesse car, à l’inverse de nos démagogues, il dédaignait sa popularité quand il était question de son devoir. « Vous me parlez de ma popularité » – écrivait-il le 9 mai 1870 au ministre d’Anethan – « elle n’est pas en question ici; je vous déclare du reste, Mon Cher Ministre, qu’entre ma popularité et mon devoir, je n’hésite pas, et qu’une popularité que j’achèterais en trompant le pays sur ses vrais intérêts pèserait sur ma conscience d’un poids que je ne veux pas supporter« .

Le Roi donnera toute sa mesure dans la question coloniale. (…) comparant la situation de la Belgique avec les maux de l’esclavage et diverses misères dont souffre l’Afrique Centrale, le Roi s’aperçoit qu’il y a moyen de concilier nos besoins de pays industriel avec l’amélioration du sort des Africains. Le trait de génie sera de réaliser une opération profitable, tout en faisant une bonne œuvre, d’être à la fois industrieux et charitable.

(…) L’esclavage et les chasses à l’homme auxquelles il donnait lieu en Afrique Orientale, étaient quelque chose d’horrible. Les Arabes en avaient le monopole et, avant l’arrivée des Blancs, ils pratiquaient sans entrave leur commerce répugnant qui approvisionnait en esclaves les marchés d’Arabie et du Moyen-Orient.

Lieutenant-Général Emile Janssens,

dernier commandant en chef de la Force Publique du Congo belge

(extrait du livre Histoire de la Force Publique)

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Ce numéro 80 de la revue Civitas est un numéro spécial de 100 pages.

On y trouvera d’une part un dossier consacré au Great Reset. Pour beaucoup cette expression (en français Grande Réinitialisation) demeure un peu mystérieuse. Pourtant, il ne s’agit pas d’une question anecdotique, bien au contraire.

On retrouve dans cette revue les interventions de Monseigneur Viganò, qui a exercé d’éminentes fonctions à la Curie et dans la diplomatie vaticane (Nonce aux États-Unis), Xavier Poussard directeur de la lettre confidentielle Faits et Documents, Lucien Cerise, Modeste Schwartz et Pierre Antoine Plaquevent spécialistes reconnus de cette question, Xavier Moreau, grand spécialiste de la Russie, Le général Delawarde ainsi que la courageuse Cassandre Fristot qui relate les persécutions et les condamnations dont elle a été victime pour avoir simplement porté, dans une manifestation, une pancarte avec la question QUI ?

On sait aujourd’hui qu’il est des questions qu’il est interdit de poser…

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