Mardi 21 juillet, Emmanuel Macron s’exprimait en direct et en duplex depuis l’Elysée pour répondre aux questions de Gilles Bouleau dans le 20 Heures de TF1.

Interrogé sur le meurtre d’un gendarme, l’agression ultra violente et mortelle d’un chauffeur de bus et des tirs contre un pompier, terribles violences auxquelles on peut rajouter le meurtre sauvage d’Axelle, traînée sur 800 m par une voiture, morte démembrée, Emmanuel Macron parle par deux fois… « d’incivilités » :

« Nous ne pouvons pas accepter et je n’accepterai pas dans notre pays que ces incivilités deviennent une habitude : la sécurité au quotidien, c’est ce qui garantit l’ordre public, l’ordre républicain, c’est-à-dire la vraie liberté dans notre société et donc sur ce point, nous serons intraitables. », a déclaré le président de la République tout en assurant qu’il prendrait « toutes les dispositions utiles pour que la réponse judiciaire soit rapide et au rendez-vous de ces incivilités ».

 

Le préfet du Rhône a trouvé un autre mot, tout aussi réducteur, minimaliste, que celui de Macron : pour lui, ces « incivilités » sont  des « nuisances ». Comme l’odeur des égouts qui débordent, ou le bruit des mobylettes la nuit, en  somme ! 

Alors, si pour ces bien-pensants au pouvoir et dont dépend la sécurité des Français, des meurtres sauvages sont juste une incivilité ou une nuisance, Jupiter-Macron a beau fanfaronné en clamant que dorénavant ce sera la tolérance zéro, ce « laxisme lexical conduit inévitablement au laxisme judiciaire » comme le dit fort justement le député Bruno Retailleau.

La racaille n’a pas beaucoup de souci à se faire…

Francesca de Villasmundo

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