Voilà ce que le quotidien Libération titre en grand à propos de la qualification de l’équipe de football algérienne pour le 8ème de finale de la coupe du monde de football : « Quelques incidents en France après la victoire de l’Algérie au Mondial ».

Parlons donc de ces quelques « incidents » à Roubaix. La Voix du Nord du 28 juin titre « La désolation dans le centre ville ». On apprend que le bâtiment Transpole qui assure la régulation des transports en commun a été saccagé (50.000 euros de dégâts). La façade vitrée de l’Agence Pole emploi a éclaté. Une quinzaine de voiture ont brûlé dont une à proximité d’une station-service (merci aux pompiers qui ont évité un drame !) , une autre dans une cour d’école. Les abribus et le mobilier urbain ont été détruits. Des commerces ont été vandalisés et mis à sac. En s’attaquant à une auto-école, un « jeune » a été grièvement blessé à la cuisse par des morceaux de verre ; il a fallu lui mettre un garrot improvisé avec…un drapeau algérien. Les pompiers éteignant les incendies ont été caillassés de même que les policiers. Il y a eu aussi un rodéo de voitures au sein d’une foule parmi laquelle se trouvaient beaucoup d’enfants. Le feu a été mis aussi à de nombreuses poubelles.

A Lille il y eut des incidents similaires avec « seulement » quatre voilures brûlées. A Maubeuge, ce n’était plus le fameux « clair de lune ». Il y eut une « série d’incendies de véhicules ». Les casseurs arrosaient les voitures avec de l’essence pour déclencher les embrasements.

Ces « incidents » sont causés par des jeunes « bien connus de la police ». Ceux-ci agissent en bandes organisées. Pour tout cela il n’y eut que 14 interpellations. Plusieurs musulmans ont déclaré craindre l’amalgame entre les délinquants et leur communauté religieuse.

Se pose une série de questions. Pourquoi voit-on autant de délinquants multirécidivistes en circulation ? Certains d’entre-eux ont été mis plus de trente fois en garde à vue pour toutes sortes de délits notamment le trafic de drogue. Un policier m’expliquait qu’une peine de prison sur deux n’était jamais effectuée. De plus la Justice est singulièrement compatissante et prononce des peines symboliques ; notamment quand les policiers eux-mêmes sont insultés, agressés ou blessés, voire mis en danger de mort. Les délinquants les plus agressifs sont libérés avec ce fameux bracelet de surveillance. Les intéressés s’en débarrassent et vont ailleurs exercer leurs talents.

Les ordres viennent d’en haut. Eviter les incidents avec les casseurs en raison de cas où ces derniers ont trouvé la mort lors de leur fuite. Si bien que des policiers ont interdiction de faire des interpellations de délinquants pris sur le fait en train de voler des voitures, y mettre le feu où les vandaliser. D’ailleurs à ce sujet si dans un parking plusieurs voitures sont mises à feu, il n’en sera comptabilisé qu’une seule. Si bien que le chiffre de 40.000 voitures brûlées par an en France est largement sous-estimé. De plus les mineurs ne sont jamais sanctionnés : on se contente d’admonester les parents.

Pour un policier, à quoi sert de mettre sa vie en danger pour arrêter un délinquant pris en flagrant délit alors que celui-ci sera immédiatement libéré par les juges ? C’est d’ailleurs ce que les intéressés leur claquent dans le nez sans se gêner avec des insultes en plus.

Avec la nouvelle loi Taubira, les délinquants condamnés à des peines de prison de moins de deux ans en seront dispensés. Inutile de dire que ceux-ci s’en donneront à cœur joie. Les policiers sont donc très inquiets et mécontents : en France, leur profession est la plus exposée au suicide.

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

4 Commentaires
Les plus anciens
Les plus récents Les mieux notés
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires

Jeanne de France

Livre d’Alain Sanders

Jeannette est une petite fille de treize ans, vive et enjouée, qui n’aime rien tant que d’aller courir à travers champs avec ses amies.

Mais saint Michel lui apparaît et lui parle de la grande pitié qui est au royaume de France, envahi et opprimé par les armées anglaises.

Alain Sanders nous raconte ici la belle histoire de sa vie.

Avec 6 illustrations à l’intérieur du livre.

11 x 16,5 cm – 120 pages (éditions Clovis)

A partir de 8 ans

%d blogueurs aiment cette page :