
Nouvelle escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran : Washington frappe des cibles militaires, et Téhéran riposte en ciblant des bases dans le Golfe. Le trafic dans le détroit d’Ormuz est quasiment paralysé, ce qui accroît le risque de guerre régionale.
Frappes américaines : réduire les capacités militaires de l’Iran, contrôler Ormuz
Depuis hier mercredi 8 juillet, de nouvelles frappes sont tombées contre l’Iran où 90 cibles, selon Washington, ont été touchées. Après des semaines de calme, l’administration Trump a justifié ces opérations contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz avec le but de réduire les capacités militaires de l’Iran. Parallèlement, les Etats-Unis ont rétabli soudain des sanctions sur le pétrole iranien
La riposte de Téhéran ne s’est pas fait attendre :
« Des bases américaines à Bahreïn et au Koweït ont été frappées ».
L’Iran a aussi pris acte de la violation par les Américains, de l’accord d’Islamabad, ce qui engage la responsabilité américaine pour l’avenir. Le canal d’Ormuz est quant à lui à nouveau paralysé. La nouvelle escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis menace de déclencher une guerre ouverte.
Le blog de géopolitique Piccole Note souligne cependant « que, malgré les échanges de tirs, les belligérants ont limité leurs attaques au strict minimum. De fait, une seule victime a été recensée lors des attaques américaines, tandis que Téhéran a évité de cibler les navires américains, prévenant ainsi une escalade soudaine ».
Le mémorandum visant à mettre fin à la guerre est « terminé »
Le memorandum visant à mettre fin à la guerre est « terminé », a ainsi déclaré hier soir Donald Trump qui ne veut pas laisser au régime iranien la mainmise sur ce couloir de navigation stratégique. Il a tenu ces propos lors de la réunion de l’OTAN à Ankara, un lieu qui leur confère un poids particulier, étant donné que l’idée d’impliquer les pays de l’Alliance atlantique dans le conflit avec l’Iran circule depuis longtemps, une option que Trump a maintes fois préconisée.
L’escalade actuelle entre les États-Unis et l’Iran « pourrait durer un jour ou deux, une semaine, voire un mois ». Tout dépendra de la réaction de l’Iran face aux attaques contre les navires dans le détroit d’Ormuz. C’est ce qu’a déclaré un responsable américain à Axios, ajoutant :
« Nous allons donner une leçon à Téhéran. Pour qu’ils comprennent que nous ne plaisantons pas. »
Israël annonce qu’il est prêt à attaquer l’Iran une troisième fois si nécessaire
Dans ce contexte de reprise des tirs et bombardements Israël, qui ne veut pas de la fin des hostilités, annonce qu’il est prêt à attaquer l’Iran une troisième fois si nécessaire. L’armée israélienne est prête à attaquer l’Iran « une troisième fois, si nécessaire », a déclaré aujourd’hui 9 juillet 2026 le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, lors d’une cérémonie militaire :
« L’armée est prête et en état d’alerte à une reprise des hostilités, afin de rétablir la supériorité aérienne et de frapper à nouveau (…) en Iran pour éliminer les menaces, même une troisième fois si nécessaire. »
La crise iranienne, qui ne cesse de s’aggraver et de trainer en longueur, demeure donc. Trump a déclaré vouloir permettre aux négociateurs américains de poursuivre le dialogue, tout en exprimant son scepticisme.
Il est impossible de démêler les nombreuses ambiguïtés et contradictions de Trump. Mais pour l’instant, un est exhaussé dans ces souhaits guerriers : Netanyahu, qui triomphe lorsque le conflit fait rage. Une escalade est possible, un retour à une situation ni de paix ni de guerre, la confrontation autour d’Ormuz … De sombres nuages s’amoncellent à l’horizon.
Francesca de Villasmundo





