Un article du New England Journal of Medicine – la plus prestigieuse revue médicale aux USA – a été répercuté par la National Review OnLine du 2 octobre dernier. Il a de quoi faire dresser les cheveux sur la tête. Il peut en effet être rapproché d’un communiqué de l’Association Catholique des Infirmières et Médecins dans lequel je dénonçais une dérive inquiétante de l’euthanasie en Belgique et plus précisément à Louvain-la-Neuve. Les personnes qui voulaient en finir avec la vie se faisaient euthanasier en bloc opératoire et immédiatement dès qu’ils étaient morts, le cœur ou les reins étaient directement emportés dans la salle d’opération contiguë où ils étaient immédiatement implantés à un receveur. En quelque sorte du producteur au consommateur.

Dans l’article ci-dessus évoqué, un groupe de chirurgiens britanniques à la remorque du Pr Paul Morrisey de la Brown University (Providence, Rhode Island, USA) demande que les prélèvements d’organes soient effectués non pas sur quelqu’un de mort mais sur un vivant. Les résultats des greffes seraient meilleurs. Ils veulent donc que soit modifiée la règle dite DDR (Dead Donor Rule requirement), qui stipule que tout donneur doit être mort pour pouvoir être prélevé.

Normalement la loi actuelle britannique concernant les greffes d’organes exige que l’arrêt circulatoire du donneur soit total et accompagné de la mort cérébrale. Or, ces chirurgiens souhaitent que le donneur soit un patient vivant mais dans un état d’inconscience, par exemple en raison de destructions irréversibles du cerveau. Les seules conditions exigées seraient que le donneur ne souffre pas et qu’une personne proche se substitue à lui-même pour prendre la décision du prélèvement donc de fin de vie. Cependant, bien sûr, il faudrait qu’une nouvelle règle soit reconnue autorisant un médecin à tuer des personnes vivantes. Ces homicides devraient pouvoir être pratiqués même si le patient avait manifesté son opposition à un prélèvement de cette nature.

En pratique toute personne vivante serait potentiellement considérée comme donneur d’organe. Les médecins seraient alors devenus de serials killers.

Notons au passage que la Brown University a une devise qui remonte à sa fondation en 1764 : In deo speramus. Nous espérons en Dieu.

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