La Douma-mpi 

La Russie a depuis longtemps un taux de natalité l’un des plus bas au monde. Pour essayer de contrer le phénomène, de nombreuses mesures ont été prises comme l’attribution automatique d’un travail et d’un logement à toute couple dont la femme était enceinte. Ce fut l’échec. Il fallait donc prendre les choses à leur source qui est bien évidemment l’avortement. Dans un premier temps toute propagande en faveur de l’IVG fut interdite. Le gouvernement vient de prendre une mesure plus draconienne. 

En réalité il existe en Russie de véritables réseaux illégaux d’avortements. Ceux-ci sont en partie responsables du nombre considérable d’IVG estimé entre 800.000 et un million ; soit proportionnellement au nombre d’habitants, le double de la France. Il a été jusqu’à atteindre 1 million et demi. Les femmes s’adressent à ces réseaux essentiellement parce qu’elles ont dépassé les délais imposés par la loi ou qu’elles recherchent la discrétion. Ils seraient impliqués dans la moitié des IVG.

Ces réseaux sont bien structurés allant du recruteur jusqu’aux médecins. Ils vont désormais être traqués. Amende pour les femmes : l’équivalent de 100 euros. Pour les intermédiaires et les médecins complices, 700 euros. Les services accueillant les demandes : 3500 euros. Ces pénalités semblent relativement basses ; mais il ne faut pas oublier que le salaire horaire en Russie est la moitié de ce qu’il est en France. Il faut donc multiplier par deux ces chiffres pour avoir une idée claire. De plus il a été fortement réduit en raison des pressions effectuées par le lobby pro-avortement.

Ce succès contre l’avortement a été obtenu par la convergence des efforts des membres pro-vie de la Douma, de l’Eglise Orthodoxe et les nombreuses ONG pro-vie comme la Fondation Saint André le Premier (évangélisateur de Kiev). Ces dernières sont persuadées qu’à terme elles arriveront à interdire cette pratique qui est en train de faire disparaître le pays. Dans ce sens une pétition a été lancée : elle a recueilli déjà 100.000 signatures ; elle vise aussi à interdire les expérimentations sur les embryons.

Jean-Pierre Dickès

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