euthanasie

La Commission des affaires sociales du Sénat, sous la présidence d’Alain Milon (UMP), a étudié la proposition de loi votée par le Parlement le 17 mars dernier, créant de « nouveaux droits en faveur des personnes et des malades en fin de vie ». Elle a pris acte du fait qu’elle créait « un équilibre entre la volonté du patient et le savoir médical ».

Un des amendements proposé est intéressant dans la mesure où il ne mentionne pas la notion de « sédation terminale » mais use du terme de « sédation profonde ». Que cela signifie-t-il ? Que le patient en fin de vie peut éventuellement être endormi au moment de la mort. Pour un catholique cela ne pose pas de problème et ne peut être assimilé à de l’euthanasie. Le pape Pie XII dans ses enseignements pontificaux mentionne plusieurs fois comme légitime « la narcose ». Ce mot couramment utilisé jadis revient à la mode. La commission estime que cette procédure ne doit être utilisée qu’en cas de souffrance réfractaire ; sous-entendu qu’elle ne doit pas être systématique ou laissée à la fantaisie d’un médecin comme Bonnemaison le mal nommé ; lequel a expédié ad patres sept personnes sans demander l’avais de quiconque. De plus une telle décision doit être collégiale : famille et équipe médicale.

Que se passe-t-il ensuite ? Que ce soit dans les lois Léonetti de 2005 et Léonetti Claeys votée en mars dernier, certes tout acte d’euthanasie active (piqûre mortelle) est rejeté. En revanche il est préconisé de laisser mourir de faim et de soif le patient en fin de vie. En effet assez curieusement l’hydratation et l’alimentation sont considérées comme des traitements. Ce qui tend à prouver que, nous qui mangeons et buvons, sommes des malades en traitement permanent. Au Canada, refuser de l’eau à un chien est une faute relevant de la justice pénale. Cela est refusé aux malades en fin de vie au nom du refus de l’acharnement thérapeutique. On me cite le cas d’un épileptique qui, en vertu de ce principe, s’est vu privé de son traitement anti-convulsivant et s’est débattu pendant huit jours avant de mourir. L’horreur !

Or la commission a amendé cette disposition : l’hydratation et l’alimentation artificielles ne sont plus assimilées à des traitements. En clair on ne laissera plus les personnes en fin de vie mourir de faim et de soif comme le Dr Kariger a tenté de faire avec Vincent Lambert.

Un clin d’œil à la défense de la vie : la commission a supprimé le mot de prolongation « inutile » de la vie, signifiant par là qu’une vie ne saurait être qualifiée d’inutile. De fait ce terme évoque les textes d’Hitler ayant permis d’éliminer les handicapés.

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