Mgr Reinhold Nann, 59 ans, évêque du diocèse de Caravelí, Pérou, a répondu aux questions du Die-Tagespost.de du 29 août dernier concernant le futur synode sur l’Amazonie voulu par le pape François. Mgr Nann est née en Allemagne et a appartenu au mouvement Schönstatt.

En tant que prêtre missionnaire, il s’occupait d’une paroisse amazonienne avec 37 villages. Évêque aujourd’hui, il affirme que s’il avait plus de prêtres, il ne saurait pas comment s’organiser pour les entretenir avec les “maigres offres” venant des villages.

Le prélat a témoigné que le peuple amazonien ne se soucie pas de vivre selon la morale catholique. Par conséquent les viri probati [les hommes mariés qui pourraient être ordonnés prêtres] existent à peine :

“Les hommes vivant en mariage sacramentel sont une espèce rare dans une région où la plupart des laïcs vivent en concubinage sans être mariés.”

Mgr Nann démystifie aussi le mythe d’un prétendu “désir” de l’Eucharistie :

“En Amazonie [comme dans la majorité de l’Église catholique], l’Eucharistie n’est pas vraiment demandée par la population locale. Une liturgie de la parole est pour la plupart semblable à une messe.”

L’évêque a ajouté que seuls les “théologiens” pensent que l’Eucharistie est la chose la plus importante.

Le futur Synode sur l’Amazonie semble donc n’être qu’un vaste objet de propagande, mêlant syncrétisme, écologisme, doctrine protestante à des restes de doctrine catholique, en faveur de l’évolution perpétuelle et nécessaire selon la doxa progressiste de toute doctrine religieuse. Vatican II a ouvert la voie à la notion du changement permanent, le pape François la met en pratique sans fard ni artifice.

Alors la révolution bergoglienne dont se plaignent les prélats conservateurs, est-ce vraiment une révolution ? Ou plus simplement une évolution logique de l’Église conciliaire, ayant son fondement dans cette idée d’évolution permanente entérinée lors de ce dernier concile ?

Francesca de Villasmundo


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4 commentaires

  1. Si j’étais Amazonien, je rejetterais tout ce qui vient de l’homme blanc. Celui ci, comme tout envahisseur, n’a apporté que le malheur.

  2. Il faudra un jour faire le procès du Français Jacques Lizot, à juste titre qualifié de « diable incarné » et de « mal en personne » par les anthropologues Catherine Alès et Jean Chiappino.
    Ce Lizot a violé, perverti, agressé une quantité effarante d’enfants indiens d’Amazonie, sous couvert d’anthropologie. Ce personnage a toujours été protégé par l’État français (ambassade, École des hautes études en sciences sociales, etc.), qui a financé ses « recherches » pendant des décennies.

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