Nicolas Dupont-Aignan revient à l’avant-scène médiatique en proposant une union des droites, et a donc annoncé dimanche le lancement d’une « plateforme participative » pour bâtir un programme qui pourrait être commun à Debout la France, au parti Les Républicains et au néo-FN.

« Les Républicains, du moins ceux qui croient encore en l’indépendance de la France, ne gagneront pas seuls. Debout la France, malgré votre talent et votre énergie, ne gagnera pas seule. Le Front national ne gagnera pas seul », a-t-il déclaré devant son public.

« La question du candidat qui fédérera les patriotes et les républicains en 2022 ne doit surtout pas se poser maintenant », ajoute Nicolas Dupont-Aignan. « Aujourd’hui, il n’est pas question de Laurent Wauquiez, de Marine Le Pen ou de Nicolas Dupont-Aignan », mais, selon lui, de «bâtir un programme ».

Nicolas Dupont-Aignan a encore affirmé vouloir se rapprocher d’un parti républicain dirigé par Laurent Wauquiez, et d’un Front national « refondé ».

Ce programme commun tel qu’imaginé par Dupont-Aignan, ce serait un minimum commun dénominateur soft puisque dépourvu de « ce qui fait polémique en se recentrant sur le patrimoine commun de nos électeurs ». C’est-à-dire un énième programme vaguement souverainiste basé sur le système républicain et la laïcité. Rien de très emballant. Mais vu la démoralisation actuelle qui règne tant chez Les Républicains qu’au Front National, Dupont-Aignan peut y trouver des alliés en faveur d’une telle alliance.

Il est donc utile de faire le point sur qui sont les personnages clés de ce dispositif et de montrer ce qui les relie.

Nicolas Dupont-Aignan, ancien étudiant de l’ENA, est passé par le RPR, le RPF et l’UMP avant de fonder en 1999 Debout la France en se réclamant du gaullisme et du souverainisme.

Il fait partie de la promotion 2001 des Young Leaders de la French-American Foundation.

Il se présente comme un “ultra-laïc” et ne dédaigne pas fréquenter la franc-maçonnerie, comme en témoigne cette vidéo tournée à l’issue d’une rencontre au Grand Orient de France.

Le même Dupont-Aignan, aussi “ultra-laïc” soit-il, ne dédaigne pas allumer le chandelier juif sur l’espace public pour la fête juive d’Hanouccah.

Dupont-Aignan a aussi proclamé son amour pour Israël devant un parterre d’électeurs Loubavitch dans sa commune de Yerres.

Nicolas Dupont-Aignan confirme aussi volontiers qu’il est très proche des idées de Jean-Pierre Chevènement.

Laurent Wauquiez est major de la promotion Mandela de l’ENA.

Comme Nicolas Dupont-Aignan, Laurent Wauquiez est passé par les Young Leaders de la French-American Foundation, dont il fait partie de la promotion 2006.

Bien que les médias le présentent comme un catholique, Laurent Wauquiez est un partisan d’une “laïcité intransigerante” et fréquente volontiers la franc-maçonnerie.

Et s’il cherche parfois à soigner son image de “conservateur”, Laurent Wauquiez assiste également avec plaisir aux soirées organisées par le banquier Emmanuel Goldstein “où se retrouve deux fois par an, autour d’un buffet au champagne, l’élite homosexuelle de la capitale” (dixit Le Monde).

Ces profils de Dupont-Aignan et Laurent Wauquiez sont à mettre en parallèle avec plusieurs personnages de différents clans du néo FN.

De Florian Philippot, ancien de l’ENA, venu du chevènementisme, laïciste qui trouverait toute sa place dans les soirées du banqier Emmanuel Goldstein, au franc-maçon Gilbert Collard, acharné promoteur de la laïcité, qui avait déclaré que quand Marine Le Pen dit “La France aux Français”, elle pense “La France aux Juifs”…

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