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Photo : Ursula von der Leyen, le 14 juin 2022, lors d’un discours à l’Université Ben Gourion du Néguev, dans le sud de la Palestine occupée : « L’Europe, ce sont les valeurs du Talmud »

Ursula von der Leyen : « L’Europe, ce sont les valeurs du Talmud »

Victimes de la propagande sioniste, nombre de catholiques français soutiennent Israël dans ses entreprises d’expansion territoriale guerrières.

La cause lointaine d’une telle attitude réside dans les écrits de Maïmonide et des grandes figures rabbiniques médiévales, dont le principal souci était alors de combattre la royauté du Christ sur les âmes. Ils ont pour cela élaboré un système philosophique opposé à la scolastique médiévale, laquelle établissait des ponts entre nature et surnature, Aristote et saint Thomas d’Aquin.

Ces rabbins furent les premiers à expliquer que la corporéité de Dieu était ontologiquement impossible, l’éternel ne pouvant siéger dans le mortel, l’infini dans le fini, l’insécable dans le sécable, etc… Leur démonstration revenait à affirmer qu’en toute logique, Dieu, qui dépasse de loin la nature humaine, ne peut s’y tenir.

C’est le même vieux reproche brandi par le Sanhédrin à Jésus lui-même (« Tu ne peux pas être Fils de Dieu ») qu’ils adressaient à présent à l’Église et, par-delà elle, à la raison humaine tout entière.

C’était bien sûr un mauvais procès reposant sur un sophisme. Ni l’Église ni Saint Thomas n’avaient jamais soutenu que la nature divine était entrée dans l’homme avec l’Incarnation ; mais que, selon le principe de l’hypostase, elle s’était tenue à ses côtés en la personne de son Divin Fils, qu’elle s’était jointe à elle pour l’assumer tout entière sans s’y confondre. Vrai Dieu ET vrai homme, non pas Dieu DANS l’homme. En son Fils, Dieu a vaincu la mort, il ne l’a pas subie, Dieu a condamné le péché, il ne l’a pas connu, Dieu a terrassé Satan, il ne s’est pas mêlé à lui.

Cette philosophie rabbinique niant la divinité surnaturelle du Fils aboutit inévitablement à la négation de l’Esprit Saint. Elle est à la source de l’école du doute méthodique en postulant qu’il est contraire aux lois de la raison d’imaginer que Dieu éternel et infini puisse s’incarner dans un corps mortel et limité. Les Français se sont identifiés en grand nombre à ce cartésianisme, parce qu’on leur a fait croire qu’il était de leur cru, allant même jusqu’à parler de la France comme du « pays de Descartes » !

Elle l’est encore à l’origine de cette philosophie des Lumières, si prégnante dans les esprits contemporains, qui conduisit peu à peu le peuple de France à son apostasie, ainsi que le constata Musset en son temps  :

« Les antagonistes du Christ ont dit au pauvre : Tu prends patience jusqu’au jour de justice, il n’y a point de justice ; tu attends la vie éternelle pour y réclamer ta vengeance, il n’y a point de vie éternelle ; tu amasses dans un flacon tes larmes et celles de ta famille, les cris de tes enfants et les sanglots de ta femme, pour les porter au pied de Dieu à l’heure de ta mort ; il n’y a point de Dieu. Alors il est certain que le pauvre a séché ses larmes, qu’il a dit à sa femme de se taire, à ses enfants de venir avec lui, et qu’il s’est redressé sur la glèbe avec la force d’un taureau. Il a dit au riche : Toi qui m’opprimes, tu n’es qu’un homme ; et au prêtre : Tu en as menti, toi qui m’as consolé ! C’était justement là ce que voulaient les antagonistes du Christ. Peut-être croyaient-ils faire ainsi le bonheur des hommes, en envoyant le pauvre à la conquête de la liberté.

Mais si le pauvre, ayant bien compris une fois que les prêtres le trompent, que les riches le dérobent, que tous les hommes ont les mêmes droits, que tous les biens sont de ce monde, et que sa misère est impie ; si le pauvre, croyant à lui et à ses deux bras pour toute croyance, s’est dit un beau jour : Guerre au riche ! à moi aussi la jouissance ici-bas, puisqu’il n’y en a pas d’autre ! à moi la terre, puisque le ciel est vide ! à moi et à tous, puisque tous sont égaux ! ô raisonneurs sublimes qui l’avez mené là, que lui direz-vous s’il est vaincu [1]»

La souveraineté du peuple que cette philosophie a popularisée jusqu’à la constitutionnaliser, n’est qu’une version laïcisée de l’élection du peuple juif telle que l’ont pensée ces rabbins médiévaux et leurs nombreux successeurs.

Il faut rappeler qu’une raison limitée à elle-même demeure vaine et que l’esprit Saint permet bel et bien à l’intelligence humaine de penser la surnature de l’hypostase. Que cette conception limitée de la raison bornée au simple commentaire de ses productions est un piège pour la foi et que la philosophie réellement française est chrétienne, non talmudique.

Cela nécessite un travail de conversion intérieur radical qui suppose un travail sur soi de chaque instant car beaucoup sont profondément imbibés de cette culture judaïsante, au point de ne pas se formaliser plus que ça des bombardements meurtriers de Netanyahou sur le Liban ou du projet de la loi Yadan visant à interdire dans l’hexagone toute critique de l’état d’Israel.

Ce travail, un peuple insolent et apostat aura du mal à l’accomplir, mais un peuple humble et converti au véritable catholicisme y parviendra surement. Cela suppose également de ne céder à aucune passion mauvaise comme l’antisémitisme ou l’islamophobie, les principaux pièges que l’adversaire a placés sous nos pas, à chaque bord de l’échiquier politique.

Cela suppose enfin de parler librement et à tous de la révélation christique du dieu trinitaire, dieu de l’Incarnation, de la Passion, de la Résurrection.

C’est, in fine, le seul moyen de faire comprendre que ces rabbins médiévaux ne sont pas nos aînés dans la foi, mais nos aînés dans l’apostasie qu’ils ont enseignée, diffusée, et répandue via les différentes écoles de philosophie modernes, dans toutes les nations jadis catholiques et devenues depuis le triste Renan bizarrement judéo-chrétiennes, c’est-à-dire, comme le suggéra un jour Ursula Van Leyen, Insidieusement talmudiques…

Le Petit Béraldien

[1] Alfred de Musset, Confession d’un enfant du siècle, Première partie

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