Dimanche 2 mai, une vingtaine de personnes s’est réunie sous la statue de Cyrano, place Pélissière, pour la manifestation Un chapelet pour la France

Une statue de la Vierge est installée à l’ombre de celle de Cyrano. Un drapeau tricolore frappé du Sacré-Cœur et une affiche sur la « dictature sanitaire » complètent le décor. Dimanche 2 mai après-midi, le collectif catholique traditionaliste, Civitas, s’est réuni place Pélissière, à Bergerac (Dordogne). Une vingtaine de personnes ont assisté à la manifestation baptisée « Un chapelet public pour la France et pour le retour des libertés fondamentales ».

Ce rassemblement avait été interdit par le préfet. Son arrêté justifiait cette décision par les « risques de contamination par la Covid-19 », tout en considérant que le fait de dire « qu’il s’agit d’une manifestation revendicative peut être légitimement qualifié de manœuvre dilatoire destinée à contourner l’interdiction », alors que « cet événement est manifestement constitutif d’un office religieux en plein air ».

Des contrôles d’identité

Cet arrêté d’interdiction a été publié vendredi 30 avril, à l’avant-veille du jour J. « J’en ai pris connaissance à 20 h 30 », s’agace Léon-Pierre Durin, secrétaire général de Civitas France, qui se dit « seul responsable juridique et pénal » de cette initiative. Il a immédiatement sollicité la préfecture mais, « sans retour », s’est rabattu sur une “requête en référé liberté” auprès du tribunal administratif.

Dans ce recours, Léon-Pierre Durin met notamment en avant des autorisations données par d’autres préfectures pour des événements de ce type. Par exemple, « dimanche 25 avril 2021, s’est tenue à Bordeaux la même manifestation, avec 250 personnes », insiste-t-il. Mais pour sa requête, « aucune décision n’a été rendue », explique-t-il.

Si bien qu’il s’est estimé fondé à passer outre l’interdiction du préfet de la Dordogne. Sur place, dimanche, « une quinzaine de personnes présentes se sont fait contrôler, mais aucune verbalisation a eu lieu », précise-t-il. Certain de son bon droit, il envisage désormais « de mener d’autres actions qui mettront le préfet devant ses responsabilités ».

Source : Grégoire MORIZET, in Journal Sud-Ouest du 3 mai 2021

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