Le Vatican a beau être en confinement sanitaire pour cause d’épidémie de coronavirus, celle n’arrête pas pour autant l’avancée de la révolution bergoglienne. Peut-être même que cette dictature sanitaire quasi mondiale, qui devient le lieu d’exécution des basses œuvres des Etats démocratiques modernes s’ingéniant, avec l’excuse commode de préserver la santé de tous, à violer les libertés les plus fondamentales de l’être humain, dont celle de religion, profitera pareillement à la garde rapprochée du pape François pour poursuivre le démantèlement des vestiges de catholicisme au sein de l’Église conciliaire.

Et il y a pour les révolutionnaires de Vatican II, et plus largement les modernistes de tout poil depuis quelques siècles, tout autant que pour l’engeance moderne à la mode et au pouvoir, les féministes, les deux étant des progressismes, un point de doctrine qui leur donne de l’urticaire, dont ils ambitionnent l’abolition : l’interdiction des femmes-prêtres. Pour arriver à leur fin, ces fins subversifs-ives ont bien compris qu’il faut y aller pas à pas. Ainsi une étape du processus vise à instituer un « diaconat féminin », que ces destructeurs de la Tradition font remonter, les hypocrites, à un diaconat primitif présent au temps des Apôtres. Depuis la fin du dernier Concile ce thème revient donc régulièrement sur le devant de la scène.

En 2016, le pape François avait donc créé une commission d’étude qui avait la mission d’« étudier la question » du diaconat féminin afin, entre autres pistes de réflexion, de clarifier avait-il tenu à préciser si « elles avaient l’ordination ou pas ? Ce n’est pas encore tout-à-fait clair quel était le rôle et le statut des diaconesses à ce moment-là. »

Las, le travail n’avait pas abouti. En clair, les membres ne s’étaient pas mis d’accord dans le sens voulu par le « progrès ». « Le résultat n’est pas très extraordinaire » avait déclaré le pape François lors de la XXIe Assemblée plénière de l’Union internationale des Supérieures générales (UISG) le 10 mai 2019, avant d’ajouter quelques mots qui révèlent sa volonté de poursuivre la « réflexion » mirant à une réforme doctrinale et théologique à travers « un décret sacramentel » sur le diaconat féminin, parce que « l’Eglise doit toujours se réformer » :

« Mais c’est un pas en avant » et « On ira de l’avant ».

Un « pas en avant » qui ne peut être, dans le contexte actuel de la Rome conciliaire et bergoglienne, qu’un pas en avant vers toujours plus de « progrès », de modernisme, de protestantinisation.

« Lors d’une récente audience accordée au cardinal Luis Ladaria Ferrer, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, relate le site officiel du Saint Siège Vatican News, le Pape François a décidé de créer une nouvelle commission d’étude sur le diaconat féminin. Nommés par le Saint-Père, le cardinal Giuseppe Petrocchi, archevêque de l’Aquila et le père Denis Dupont-Fauville, official de la congrégation susmentionnée en deviennent respectivement le président et le secrétaire. »

Sur 10 membres, cinq sont des femmes, et tous animés par cet « esprit d’ouverture » cher au pape François. La nouveauté par rapport à l’ancienne commission destituée : les membres sont nouveaux et l’objectif est nouveau. Il ne porte plus sur une étude historique sur les « diaconesses », puisque le non-accord de l’ancienne commission démontre que les preuves historiques sur un diaconat sacramentel des femmes n’ont pas été trouvées, mais sur ce que signifierait un « diaconat » au féminin. En 2020, le « fondement historique » que le pape François estimait le 10 mai 2019 nécessaire pour « faire un décret sacramentel », est remisé aux oubliettes. Ainsi avance, dans le sillage de la révolution conciliaire, la révolution bergoglienne, de promesse en abandon de promesse, de déclaration en déclaration contraire, d’ambiguïté en nouvelle ambiguïté…

Ce qui est dérisoire dans tout ceci : constater que c’est en cette période de confinement qui voit les fidèles catholiques privés de messes et de sacrements pendant des semaines et des semaines, et les églises fermées comme du jamais vu, et cela à cause de la soumission de leur pasteur à des règles sanitaires étroites, confuses, artifice destiné à cacher l’incurie sanitaire des Etats laïcs, que le pape François poursuit sa révolution pour une utopique « Eglise en sortie » ! En sortie bien confinée…

Francesca de Villasmundo

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5 commentaires

  1. balaninub says:

    Prions beaucoup pour le Pape en ce jour Saint entre tous !

  2. Geneviève says:

    Doit-on prier pour un Judas ?

  3. REGINA says:

    Notre seigneur aurait pardonné à judas

  4. Mougly says:

    Ca pue la fin tout ça
    Quel déchaînement de toutes parts!!

  5. Gauvain says:

    MOMENTO MORI (locution latine qui signifie « souviens-toi que tu vas mourir ») ,
    est une formule du christianisme médiéval. Exprimant la vanité de la vie terrestre, elle se réfère à l’« art de mourir », ou Ars moriendi. Elle induit une éthique du détachement et de l’ascèse. Elle est proche d’une autre locution latine : « Sic transit gloria mundi » (« Ainsi passe la gloire du monde »).

    Son origine remonte à l’Antiquité gréco-romaine, quand un esclave se tenait aux côtés d’un général victorieux lors de son triomphe (parade) afin de lui rappeler sa condition de mortel.