Oui, non, oui, non, oui, oui… L’Intercommunion décidée par la conférence épiscopale allemande cet hiver, discutée par la Rome conciliaire néo-moderniste et néo-protestante afin de ménager les opposants à cette pratique œcuménique, marchandée par le cardinal Marx, dans les faits est actée ! La praxis chère au pape François révolutionne subrepticement la doctrine.

L’archevêque de Paderborn Hans-Joseph Becker aurait, selon le Westfalenblatt, affirmé que les protestants mariés à des catholiques pourraient recevoir la communion, à certaines conditions, et après avoir suivi une période de discernement, cas par cas. Si cette nouvelle devait être confirmée la question de l’intercommunion entre catholiques et protestants connaîtrait alors un sérieux pas en avant que le Vatican pourrait difficilement ignorer.

La déclaration du prélat a été corroborée par le diocèse : cela ressemble bien à une tentative d’imposer l’intercommunion comme un fait accompli tant à Rome qu’aux évêques allemands hostiles à cette ‘hospitalité eucharistique’.

Selon le Westfalenblatt, pour Mgr Becker les mariages mixtes constituent une forme d’ « unité de dénomination » et par conséquence, déjà unis par le baptême, les époux sont encore plus unis d’un point de vue chrétien. « Il s’agit donc d’arriver », pour les pasteurs de l’archidiocèse de Paderborn, « à une décision de conscience responsable ».

Susciter la conversion à la foi catholique du conjoint protestant n’a, semble-t-il, même pas effleuré l’esprit du prélat conciliaire.

Mais recevoir la communion en restant protestant est somme toute chose assez normale dans une Église conciliaire et une nouvelle messe tellement protestantisées !

Francesca de Villasmundo

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3 commentaires

  1. Olivier DANHOFFRE says:

    C’est la technique du “salamis” : on introduit la nouveauté à petites doses, tranche par tranche pour éviter de susciter des réactions et par habituation progressive, faire accepter des évolutions (ou plutôt des révolutions) majeures.
    Ce que beaucoup ne comprennent pas, et notamment dans la mouvance traditionaliste, c’est que Vatican II n’a pas été une erreur de bonne foi et qui aurait eu initialement des bonnes intentions. C’est bien une nouvelle religion que l’on met en place, humanitariste et orientée vers la glorification du monde au lieu de celle de N.S. Jésus-Christ.

  2. Fabrice says:

    Mais pourquoi à tout prix vouloir donner la communion à des protestants qui n’en veulent pas ? Donnez-leur un morceau de pain, pour eux, aucune différence !

  3. carla orue says:

    Est-ce que notre clergé, dans les sermons du dimanche osent dire que ceux qui communient en état de péché mortel risquent de se condamner s’ils meurent en cet état sans se confesser ou bien sans se repentir ? naturellement que non. Ils sont devenus des chiens muets.
    C’est un dogme de foi qu’on ne peut pas communier en état de péché mortel, car c’est un grave sacrilège. Mais je dois dire que depuis plus de 40 ans on donne la communion à tout le monde qui s’approche pour la recevoir. Bien de prêtres donnaient et continuent de donner la communion à des divorcés remariés, en toute connaissance de cause. Pour vivre dans un pays protestant avec bien de couples mixtes, je sais que « quand » ces couples assistent à la sainte Messe ils vont communier comme un seul homme. Si ces mêmes couples vont au Culte, les catholiques iront “communier” le pain de la Cène. Au plus grand jamais j’ai entendu dire que c’est interdit, pour les catholiques, de communier chez les protestants dans les sermons du dimanche à la messe.
    Il y a 40 ans, déjà, j’ai entendu dire qu’il fallait donner la communion aux divorcés remariés. Les pasteurs venaient et, même s’ils ne concélébraient pas, c’était eux qui donnaient l’homélie. A l’époque je croyais que le rapprochement devait se faire ainsi. Mais depuis 20 ans j’ai vu que c’était une terrible erreur.
    Quand j’ai lu l’Exhortation Apostolique de Saint Jean Paul II « Réconciliation et Pénitence » j’ai tout compris. En lisant la neuvaine de la Divine Miséricorde, de sainte Faustine Kowalska, au cinquième jour Jésus le dit noir sur blanc : Que c’est seulement quand les frères séparés reviennent à l’Eglise Catholique que ses plaies guérissent…..
    Au plus grand jamais on nous a dit ce que Saint Jean Paul II disait dans cette exhortation quand il parlait des célébrations œcuméniques : « Les catholiques doivent impérativement assister à la sainte messe » même s’ils ont assisté aux prières avec les protestants les dimanches.
    Systématiquement, une partie du clergé, désobéissait notre pape de l’époque Jean Paul II.
    Donc tout ceci n’est pas nouveau seulement on monte en épingle cette situation parce que maintenant cela presse. Depuis le moment que les fidèles ignorent totalement la doctrine on peut les faire avaler tout ce que les ennemis de l’Eglise veulent au nom de la charité. On oublie que nous devons avoir de la charité envers notre Dieu et que le faire entrer dans des âmes impures c’est ce que veut le diable pour qu’il soit offensé au maximum. Le plus grand oublié est notre Dieu.

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