« Non seulement sa vache, mais la
France entière a bien cessé de rire… ».
Les caisses seraient vides pour sauver nos éleveurs français, mais la startup Standing Ovation, fondée en Juin 2020, vient de lever 34,2 millions de dollars (30 millions d’euros), pour la commercialisation à grande échelle d’une technologie visant la production de protéines laitières par fermentation de précision.
Ce procédé permet la transformation de sérums laitiers ou de sucres agricoles en caséines de haute qualité, très recherchées par l’industrie agroalimentaire.
La caséine entre en effet dans la production de tous les produits laitiers tels que les fromages, les yaourts, les glaces ou les boissons protéinées, soit un marché immense.
C’est pourquoi Danone Ventures ainsi que le groupe Bel (La Vache qui rit, Babybel, Kiri, Boursin…) se retrouvent dans son capital. Bpifrance finance et accompagne l’entreprise par un financement non-dilutif de 5,7 millions de dollars (5 M€).
La firme vise la production à grande échelle de son alternative aux protéines de lait :
« Pour atteindre la parité de prix avec le lait, il nous faut produire des milliers de tonnes de caséine chaque année, explique son directeur général Romain Chayot. Aujourd’hui, on en produit quelques centaines de kilos, mais on planifie de multiplier par un facteur dix chaque année. On devrait atteindre l’objectif en 2026 ou 2027. »
Elle mise sur la croissance de la demande de protéines à l’échelle mondiale (on estime qu’il faudra 250 millions de tonnes supplémentaires de protéines d’ici 2050), se vante de réduire la dépendance aux matières premières importées, enjeu de souveraineté d’autant plus crucial que l’autosuffisance en lait de la France pourrait être remise en cause dès 2027 et se positionne en modèle gagnant-gagnant de la réduction de 74% des émissions de gaz à effet de serre (jusqu’à 74%).
Depuis Juillet 2025, 4000 bovins ont été abattus en France. Vaches, veaux et génisses confondus, un véritable massacre !
Si en décembre les abattages de troupeaux ont occupé le devant de la scène médiatique, les guerres de Trump et Netanyahou on ravi la vedette à la dermatose nodulaire.
La plateforme Green voice propose un pétition en ligne, « STOP AU MASSACRE DES TROUPEAUX DE VACHES » où l’on peut lire :
« si tous les cheptels viennent à être touchés (grandes races de vaches comprises, labels) il n’y aura plus de lait de nos campagnes, plus de produits laitiers de qualité, de bons fromages… »
Rassurons-nous cependant, Standing Ovation est là pour garantir la souveraineté laitière du pays : Benjamin Rabier, le créateur de la BD « Gédéon le canard » et du premier logo de Léon Bel doit pour de bon se retourner dans sa tombe.
Car non seulement sa vache, mais la France entière a bien cessé de rire…
Le Petit Béraldien
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