L’arrestation de Soral soulève bien des questions quant à son arbitraire et à sa menace contre la liberté d’opinions.

« La question n’est pas : aimer ou détester #AlainSoral, la question est celle de la liberté d’expression qui, contrairement au saucisson, ne se découpe pas en tranches » commente fort justement le Président de l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique, Claude Chollet.

 

L’avocat Régis de Castelnau, qui ne semble pas porter Soral dans son cœur, va dans le même sens en rappelant que « la nouvelle affaire qui vient de s’ouvrir à la demande du parquet est une instruction judiciaire qui va prendre du temps et donner lieu à un débat contradictoire au cours duquel accusation du parquet et défense de Soral devront être à armes égales. Ça ce sont les principes qui nous protègent tous, et ne sont pas à géométrie variable. Les violer pour Soral c’est nous exposer tous. La liberté d’expression n’est pas actuellement en si grande forme que l’on puisse s’amuser à ça ».

« L’utilisation du chef de poursuites relatif à la « provocation à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation » c’est la porte ouverte à tous les arbitraires » met-il en garde avant d’ajouter :

« Il me semble qu’il faut faire très attention, parce que ce genre d’approche permettrait alors d’incriminer les royalistes (coucou les amis de la NAR) qui s’opposent à l’article 89 de la Constitution qui interdit de changer la forme républicaine du gouvernement. »

« Entendre acclamer des mesures pénales contre l’expression d’opinions fussent-elles détestables est toujours gênant » souligne-t-il.

On a le droit de douter que ces rappels opportuns fassent changer le cours de la justice aux ordres…

Francesca de Villasmundo

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