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Grégor Puppinck, directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ) et éminent juriste, a réagi à une information incroyable publiée par le journal La Dépêche (1), conséquence directe de la loi légalisant l’euthanasie votée le 15 juillet dernier. Des médecins du service réanimation de la Pitié-Salpêtrière ont choisi de laisser mourir un patient malgré sa volonté d’être soigné !
Nous vous proposons de lire sa réaction.
Léo Kersauzie
Des médecins décident d’arrêter des soins, contre la volonté du patient
Voilà une conséquence de la mentalité pro-euthanasie:
« Il était dans le coma mais s’est réveillé » : gravement malade, le patient veut rester en vie… contre l’avis des médecins.
Selon l’avocat du patient, « les médecins ont pris une décision alors qu’il était dans le coma, mais il s’est réveillé, est conscient, et a communiqué sur sa volonté d’être soigné ».
 Il est fréquent que des médecins décident – contre la volonté de la famille – d’arrêter les soins, et donc d’abandonner à la mort un patient. Il arrive aussi que les médecins arrêtent les soins contre les « directives anticipées » du patient, lorsqu’ils estiment que son état de santé est sans espoir.
Mais à ma connaissance, c’est la première fois que des médecins décident d’arrêter des soins, contre la volonté exprimée par un patient « conscient », entraînant ainsi sa mort.
Voilà , la « mentalité euthanasiste » qui se répand dans les hôpitaux, c’est-à -dire la mentalité selon laquelle les médecins décident de la vie et de la mort des patients.
Des médecins du service réanimation de la Pitié-Salpêtrière (Paris, XIIIe) ont décidé d’arrêter les soins sur ce patient, dans un état très grave. Ni les demandes « explicites » du patient, ni le recours en urgence de sa famille devant la juridiction suprême française n’ont eu gain de cause.
L’équipe médicale qui accompagne le patient de 60 ans, à la Pitié-Salpêtrière, a décidé de limiter, puis d’arrêter les soins, ce qui le « condamne » à la mort, selon son avocat.
La famille du patient a d’abord engagé un recours en urgence devant la juridiction suprême française, une demande rejetée, puis une nouvelle devant le Conseil d’État, qui a confirmé ce refus ce lundi 20 juillet.
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(1) « C’est un battant » : réveillé du coma, il réclame de continuer à être soigné mais l’hôpital refuse de suivre ses directives anticipées





