
Aux Etats-Unis, les organisations pro-vie exhortent le secrétaire d’État américain Marco Rubio à opposer son veto à la candidature de Michelle Bachelet au poste de secrétaire général de l’ONU. Il est en effet apparu que les candidatures de Michelle Bachelet et de Rebecca Grynspan étaient parrainées par George Soros par le biais d’un réseau de prétendues ONG internationales sous son influence.
Le réseau Soros à la manœuvre
La campagne pour élire la première femme secrétaire générale de l’ONU est le fruit d’un sponsor bien connu : George Soros. Ses fondations Open Society financent l’initiative « 1 pour 8 milliards », destinée à faire pression sur les États membres de l’ONU pour qu’ils soutiennent des candidats favorables à l’idéologie du genre et à l’avortement, selon une analyse publiée par Diana Banister dans C-Fam (Center for Family and Human Rights).
La campagne opère par le biais de plusieurs organisations non gouvernementales financées par George Soros, dont CIVICUS (Alliance mondiale pour la participation citoyenne) et Outright International, anciennement connue sous le nom de Commission internationale sur les droits des gays et lesbiennes.
Le vote pour élire le prochain Secrétaire général de l’organisation des Nations Unies (ONU) est prévu en juillet. Les quatre principaux candidats sont Michelle Bachelet (Chili), Rebecca Grynspan (Costa Rica), Rafael Mariano Grossi (Argentine) et Macky Sall (Sénégal).
Diana Banister souligne que George Soros a évalué les candidats selon des critères explicitement idéologiques. L’un de ces critères évaluait les candidats sur leur volonté de freiner ce que le lobby Soros appelle le « recul de l’égalité des sexes », une expression qui désigne la remise en question, dans les instances multilatérales, de l’avortement et des idéologies LGBT et de genre.
Michelle Bachelet et Rebecca Grynspan acquises à la politique mortifère
Michelle Bachelet, ancienne directrice exécutive d’ONU Femmes, répond pleinement aux attentes du réseau Soros. L’ancienne présidente chilienne « possède une expérience considérable en matière d’égalité des sexes » et, durant sa présidence, elle a promu des lois sur les « droits des personnes LGBT et les droits reproductifs ». Elle a également fait pression sur les pays ayant des lois anti-avortement.
Rebecca Grynspan se montrerait plus discrète sur ces questions. Mais Valerie Huber, fondatrice et présidente de l’Institut pour la santé des femmes, affirme que les deux candidates sont issues du même « écosystème idéologique qui, depuis des décennies, soutient à l’ONU des programmes radicaux » focalisant les budgets sur la promotion de l’avortement plutôt que sur la lutte contre des maladies parfaitement évitables.
Le filtre du Conseil de sécurité
Si elle est élue, la candidate qui remportera le scrutin sera la première femme à occuper le poste de secrétaire générale en 81 ans d’histoire de l’institution. Pour ce faire, elle devra obtenir l’approbation du Conseil de sécurité, qui requiert au moins neuf voix favorables et l’absence de veto de la part des cinq membres permanents (Chine, France, Russie, Royaume-Uni et États-Unis).
Diana Banister rapporte que des membres du Congrès américain ont adressé une lettre au secrétaire d’État Marco Rubio lui demandant d’opposer son veto à la candidature de Michelle Bachelet. Mais Diana Banister conclut que les groupes pro-vie disposent de ressources et d’une influence bien moindres que les organisations soutenues par Soros.
Pierre-Alain Depauw
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