En poste chez UBS France à Paris, elle a joué un rôle décisif en dénonçant les pratiques d’évasion fiscale et de blanchiment de fraude fiscale en bande organisée d’UBS AG (Suisse) avec la complicité d’UBS France. Bien de chez nous, la lanceuse d’alerte Stéphanie Gibaud, qui a permis à la France de récupérer 12 milliards d’euros et de mettre la main sur 38 000 comptes offshore. Aujourd’hui, elle n’a plus d’emploi et vit avec le RSA. Les médias de grands chemins français sous la présidence du banquier Macron sont tous contrôlés par des oligarques  (Bolloré, Drahi, Bouygues, etc…). ils “oublient” de l’inviter, quelle surprise, et la France, pays merveilleux qui s’est donné pour président un ex-banquier voudrait faire taire le seul média télévisuel qui lui donne la parole…

Son livre: La traque des lanceurs d’alerte

Broché . Sorti le 12 octobre 2017 –  auteur:  Stephanie Gibaud – Préface de Julien Assange

Après avoir raconté l’histoire qu’elle a vécu au sein de la banque UBS (La Femme qui en savait vraiment trop, Cherche Midi), Stéphanie Gibaud constate les risques incroyables pris par les Lanceurs d’alerte. Au travers de son expérience personnelle et d’exemples concrets en France et à l’étranger, elle détaille la vie des lanceurs d’alerte et les raisons pour lesquelles ils sont devenus les parias de la société.

Les lanceurs d’alerte défrayent l’actualité depuis une dizaine d’années. Les cas emblématiques d’ Edward Snowden, Chelsea Manning et Julian Assange sont révélateurs des méthodes utilisées pour faire craquer celles et ceux qui ont le courage de parler des dysfonctionnements et des dérives de nos sociétés. Et pourtant, ces héros sont traités en parias. Leur vie est un enfer. Snowden est réfugié en Russie, Assange dans une ambassade de l’Equateur, Manning en prison, Stéphanie Gibaud, et bien d’autres sont dans une situation précaire, attaqués dans des procès sans fin et lâchés par les États. La situation catastrophique des lanceurs d’alerte révèle que les démocraties dans lesquelles nous vivons sont de plus en plus dures avec les petits délits mais de plus en plus clémentes avec les dominants. La justice est au cœur de nos systèmes agonisants mais que les dominants ne veulent surtout pas les modifier tant ils en profitent.
La seule solution, pour Stéphanie Gibaud : se regrouper pour faire reculer l’impunité.

Après des études linguistiques à l’Université de Lille III, elle a successivement travaillé pour TransManche Link (TML, Le Tunnel sous la Manche) à Calais, l’Ambassade des États-Unis à Paris, le club de football RC Lens et la banque de gestion de fortune UBS France à Paris.

Stéphanie Gibaud est née à Lille en 1965. À l’été 2014, elle devient membre fondateur et secrétaire générale de l’association PILA (plateforme internationale des lanceurs d’alerte). En 2015, elle reçoit le prix Anticor lors de la soirée « Éthique contre casseroles ». Le 10 septembre 2015, Stéphanie Gibaud est nommée pour le Prix Sakharov aux côtés de deux autres lanceurs d’alerte, Edward Snowden et Antoine Deltour . Elle est tête de liste à Paris aux élections régionales de 2015 en Île-de-France sur la liste de Debout la France.  Source

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3 commentaires

  1. Daniel Daflon says:

    Elle a fait gagner au gouvernement 12 milliards d’euros. Mais qu’est ce que cela lui a rapporté ? Pas même un « merci, vous avez bien fait votre travail ». Elle aurait mieux fait de rester « motus et bouche cousue ». Que ce soit le gouvernement qui profite de cet argent ou la banque, pour nous c’est la même bande. De toute façon cet argent n’était pas volé au peuple français, puisque celui ci n’en profite pas, il est juste là pour travailler et payer.
    Bravo ! Félicitations ! C’était courageux. Mais, quand même impossible de penser autrement : Vous êtes vraiment une sacrée naïve !

  2. « Préface de Julien Assange » ; il s’agit bien d’un nom de famille français, mais notre homme étant Australien (de Melbourne), il écrit son prénom à l’anglaise : ‹Julian›.

  3. “Etre homme, c’est être responsable”, Saint-Exupéry. Comment ne pas féliciter, soutenir tous ceux qui refusent de courber l’échine, au risque de leur carrière… voire de leur vie ? Certes Stéphanie ne savait pas dans quelles difficultés elle allait tomber mais elle ne regrette rien parce qu’elle est en paix avec sa conscience ; puissions-nous être en paix avec notre conscience, nous tous qui allons de compromissions en compromissions, sachant que c’est la première qui déclenche toutes les autres, comme l’ont montré les études sur l’extension du nazisme. Vive les lanceurs d’alerte !

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