La catastrophe de Tchernobyl est encore fraîche dans les mémoires. C’était pourtant en 1987. Hélas, on peut se demander si l’Ukraine ne va pas se faire connaître par une nouvelle catastrophe, non pas à Tchernobyl au nord-est de Kiev, mais à Zaporizhya dans le sud-est du pays, entre la Crimée et le Donbass.

Dans cette ville, se trouve la 5ème plus grosse centrale nucléaire du monde, avec six modules VVER-1000 en service, qui couvrent 20% de la demande de l’Ukraine en électricité. Jusqu’à présent, certaines personnes s’étaient émues que ce site se trouve à seulement 200 km de la zone de guerre du Donbass, à quelques portées d’artillerie.

MPI - 24 - Ukraine - nuke-reactors

Mais une frappe volontaire ou accidentelle par les belligérants n’est pas ce qui menace le site à court terme. Jusqu’à présent, les réacteurs fonctionnaient avec du combustible fourni par l’entreprise russe Rosatom. Mais il semblerait que la clique de néo-nazis et d’hystériques anti-russes au pouvoir à Kiev ait entrepris de remplacer le combustible russe et de se fournir chez Westinghouse (USA). Un signe de plus, s’il était besoin, de la soumission des putschistes ukrainiens aux intérêts états-uniens.

Mais la greffe du combustible fourni par Westinghouse sur des réacteurs de conception russe semble poser de sérieux problèmes. On rapporte plusieurs arrêts de réacteur (3 et 6) ces derniers jours, et des mises hors réseau électrique. Pour mémoire, en 2006, Westinghouse avait tenté d’alimenter en combustible une centrale tchèque, également de conception russe. Cet essai s’était mal passé et cela avait conduit à un arrêt de la coopération avec Westinghouse.

Des bruits commencent à circuler, faisant état d’un niveau de radioactivité 16,3 fois supérieurs à la norme légale dans le périmètre de la centrale de Zaporizhya. 

Cette information serait confirmée par 3 sources différentes, s’appuyant sur un rapport des services ukrainiens qui aurait fuité. Le niveau de radioactivité serait voisin de 5 mSv (milli-sievert) / an dans la zone. En théorie, c’est deux fois la radioactivité naturelle en France, qui se situe autour de 2,4 mSv/an. A priori, rien d’alarmant, sous réserve que les chiffres soient exacts évidemment.

Pour l’instant, l’agence TASS se contente de mentionner les incidents intervenus sur les réacteurs et souligne que le changement de combustible (Rosatom => Westinghouse) est périlleux. Sans plus. Pour l’instant, mais pour combien de temps ?

Le compte twitter du Ministère des Affaires Etrangères russe se contente de souligner de façon neutre et laconique que ce changement de combustible met en danger la santé des Ukrainiens, et des peuples en Europe. Tout cela n’augure rien de très bon…

MPI - 24 - 02 - tweet -

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