
A l’heure où la Tradition dans toutes ses composantes est écartée par les hiérarques modernistes, dans l’église conciliaire l’impiété sous toutes ses formes est à tous les niveaux. Petit tour d’horizon de ses derniers reniements de la foi catholique.
Turin et ses églises inclusives
A Turin, en Italie, l’église Saint François d’Assise, du XIIIe siècle, qui a conservé le Saint Suaire pendant sept ans après son transfert de Chambéry, et qui demeure à ce jour une église catholique active de l’archidiocèse de Turin, avec des messes et des offices réguliers, est devenue… le siège liturgique stable de la Communauté évangélique luthérienne de Turin. C’est-à-dire de ceux que l’Église catholique dans sa doctrine traditionnelle nomme des hérétiques.
Ainsi, dans cette église catholique, dépendante de l’ordinaire du lieu, le cardinal Roberto Repole, évêque du diocèse, celui qui soi-dit en passant délègue son pouvoir au curé de la paroisse lors des mariages qui seraient invalides autrement sans cette délégation conciliaire (sic), la communauté luthérienne, membre de la CELI (Église évangélique luthérienne d’Italie), célèbre ses offices du dimanche, sa sainte Cène et même le Mercredi des Cendres, selon un calendrier publié sur son site internet officiel.
Le site InfoVaticana qui relaie cette information souligne que « rien de tout cela n’est clandestin ni irrégulier. Le Directoire pour l’application des principes et normes sur l’œcuménisme (1993) autorise, au paragraphe 137, « à mettre des églises et des chapelles à la disposition des communautés d’autres confessions chrétiennes pour des raisons de nécessité pastorale ». Le canon 1210, qui réserve les lieux sacrés au culte, à la piété et à la religion, est ainsi nuancé : l’ordinaire peut autoriser d’« autres usages ». En Suisse, plusieurs évêques ont institué cette pratique par décret diocésain publié – sur la base d’un texte préparé par la Conférence épiscopale – autorisant ainsi la mise à disposition d’églises catholiques pour les vieux-catholiques, les évangéliques réformés, les luthériens, les orthodoxes et les anglicans. » Le cas de Turin n’est donc pas isolé.
Les obsèques ‘catholiques’ d’un musulman
Restons à Turin où l’évêque est vraiment inclusif envers tous les non-catholiques. Ainsi dans l’église paroissiale Sainte Anne, se sont déroulées, vendredi dernier, les obsèques d’un… musulman chiite. Le curé, pour appuyer son autorisation, a inventé l’expression « sympathisant chrétien ».
Le quotidien italien La Bussola Quotidiana raconte le déroulé de la cérémonie :
« Tous les attributs du culte catholique étaient présents : l’encens pour bénir le corps, les prières à Dieu et le célébrant, qui n’était cependant pas le curé de la paroisse – occupé par les fêtes sacrées de juillet – mais le recteur du séminaire de Pinerolo, Don Cristiano Magagna, un ami de la famille. (…) Il est clair que le curé a dû recevoir des assurances de l’évêque de Turin », ce même cardinal Repole, pressenti d’ailleurs pour devenir la tête de la Conférence épiscopale italienne.
De Turin, partons pour l’Autriche où le diocèse de Gurk-Klagenfurt parraine la première gaypride à Villach. Le cortège comprend des masques de chien, un drapeau communiste et une pancarte où l’on peut lire : « Jésus avait deux pères — pourquoi pas nous ? ».
L’attitude gay-friendly, critère de bonne conduite dans l’église conciliaire
Dans ce même registre arc-en-ciel, l’attitude gay-friendly semblant être devenue un critère de bonne conduite dans l’église conciliaire aux quatre coins du monde, l’évêque Alberto Rojas de San Bernardino en Californie, aux États-Unis, célèbre une eucharistie homosexuelle dans sa cathédrale. Les ministres et les choristes portent des étoles arc-en-ciel. Des symboles arc-en-ciel ornent la cathédrale. Le message central est celui de l’acceptation inconditionnelle. Des homosexuels pacsés y assistent et sont accueillis publiquement.
L’attitude gay-friendly est réellement un critère de bonne conduite, et c’est Léon XIV lui-même qui le démontre : il vient de nommer Christian Würtz, évêque auxiliaire du diocèse de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne, le nouvel ordinaire du diocèse d’Eichstätt, bien que Mgr Würtz ait approuvé des documents de la Voie synodale allemande, documents à la doctrine hérétique puisqu’ils nient l’enseignement catholique sur l’homosexualité et d’autres questions. Le prélat allemand soutient les « bénédictions » homosexuelles et affirme que la sodomie n’était « pas un péché » et n’est pas un acte « intrinsèquement mauvais ».
Non décidemment, la Tradition dans toutes ses composantes n’a rien à faire avec ces impies de l’église conciliaire. Nullam Partem !
Francesca de Villasmundo





