MPI a besoin de votre aide !
Notre besoin s’élève à 100 000 € pour 2026
Paiement 100 % sécurisé par Stripe · au 31 juillet 2026

Le gouvernement andorran a rencontré une nouvelle fois mercredi dernier le Secrétariat d’État du Vatican pour discuter de la dépénalisation de l’avortement en Principauté d’Andorre, une question qui oppose l’exécutif andorran à la doctrine de l’Église et à la position de l’évêque d’Urgell, coprince. Le Premier ministre Xavier Espot et le ministre des Relations institutionnelles Ladislau Baró se sont entretenus au Vatican avec le cardinal Pietro Parolin, selon La Veu Lliure.
Co-principauté d’Andorre : une difficile cohabitation
Selon la même source, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des contacts réguliers que les deux parties entretiennent en raison du cadre institutionnel andorran et de la réalité de la co-principauté, formule constitutionnelle qui attribue conjointement le poste de chef d’État à l’évêque d’Urgel et au président de la République française.
La position du cardinal Parolin n’a pas été rendue publique.
Avant le voyage, le Comité exécutif a informé le coprince épiscopal de la réunion et de l’état d’avancement des travaux réalisés jusqu’alors.
Lors de la réunion, les délégations ont examiné les différentes options juridiques proposées par le gouvernement andorran et se sont accordées, selon La Veu Lliure, sur l’opportunité d’approfondir les propositions existantes. Le gouvernement a réaffirmé son engagement à maintenir le dialogue avec le Saint-Siège dans les mois à venir. Les deux parties ont salué le climat de confiance et de discrétion dans lequel se déroulent les discussions, compte tenu de la complexité juridique, institutionnelle et sociale du dossier.
Le gouvernement maintient son objectif malgré la position du Saint-Siège
Le gouvernement andorran maintient son engagement en faveur de la dépénalisation de l’avortement malgré l’opposition du Saint-Siège. Le porte-parole du gouvernement, Guillem Casal, a déclaré que les déclarations de Léon XIV en défense de la vie n’avaient pas surpris le gouvernement, car elles sont conformes à la doctrine de l’Église. M. Casal a toutefois eu bien du mal à présenter une solution qui puisse résoudre ce casse-tête qui consiste à vouloir concilier l’inconciliable, à savoir autoriser l’avortement sans modifier le cadre constitutionnel du pays.
Il est évident qu’un prélat au statut de coprince épiscopal, et donc de chef d’État, ne peut aucunement souscrire à la promulgation d’une loi légalisant l’avortement.
Léo Kersauzie





