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Le cardinal Roche a accordé un entretien au quotidien britannique The Tablet. Il assure que Léon XIV ne reviendra pas sur les dispositions bergogliennes de Traditionis Custodes restreignant la célébration de la messe tridentine.
Les milieux conservateurs et ex-Ecclesia Dei, demandent un retour à l’application de Summorum Pontificum de Benoit XVI et à la fin de Traditionis Custodes
Depuis 2021, le cardinal britannique Arthur Roche dirige le Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements (DDW). Il a accordé le 29 juillet dernier au quotidien anglais The Tablet un entretien.
Comme le rappelle The Tablet, le cardinal Roche faisait partie des intimes du pape François « qu’il aimait profondément ». Il était particulièrement un défenseur de Traditionis Custodes.
Responsable du culte divin, la question de la célébration de la messe tridentine, restreinte par François via ce motu proprio Traditionis Custodes, est de son ressort. Depuis l’élection de Léon XIV, les milieux conservateurs et ex-Ecclesia Dei, demandent un retour à l’application de Summorum Pontificum de Benoit XVI plus libéral quant à la possibilité de célébrer la messe de Saint Pie V. Avec les sacres épiscopaux réalisés par la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X et ‘l’ex-communication’ qui s’en suit, et qui frappe également les fidèles, cette demande de mettre fin à Traditionis Custodes s’est amplifiée.
Au cours de l’entretien, le prélat a émis quelques déclarations concernant les intentions du pape Léon XIII au sujet de la messe en latin, qui feront l’effet pour les conservateurs au sein de l’église conciliaire d’une douche froide.
Léon XIV ne modifiera pas les restrictions touchant la célébration de la Messe traditionnelle établies par Traditionis custodes
Le cardinal Roche a ainsi assuré, de manière catégorique, que le pape Léon XIV ne modifiera pas les restrictions touchant la célébration de la Messe traditionnelle établies par Traditionis custodes ni ne restaurera le régime prévu par Benoît XVI dans Summorum Pontificum :
« Le pape Léon ne va pas changer Traditionis custodes et ne va pas revenir à Summorum Pontificum. »
Au cours de l’entretien, pour soutenir son affirmation, Arthur Roche a souligné que l’Eucharistie est « le sacrement de l’unité » et a soutenu que, si la célébration de la Messe devient un motif de division, « quelque chose va sérieusement mal ». Que la nouvelle messe protestante soit source de la perte de Foi et de l’apostasie actuelles, ce qui explique en partie le retour de certains fidèles à la messe tridentine pour conserver leur Foi catholique, n’est pas le problème pour le prélat moderniste : perdons tous la foi mais gardons l’unité sous Traditionis Custodes serait plus convenable pour le cardinal.
Du passé faisons table rase
Sur le départ de son dicastère en raison de l’âge de la retraite qui est de 75 ans au Vatican, il est difficile de savoir si ces déclarations reflètent pleinement la pensée de Léon XIV ou si elles sont une interprétation personnelle du cardinal anglais. Quoi qu’il en soit, elles font tout de même écho à une affirmation récente de Léon XIV à Cruz Now Media :
« si nous célébrons la liturgie de Vatican II de manière appropriée, trouvons-nous vraiment autant de différences entre cette expérience [le Novus Ordo] et cette expérience [la TLM (Tridentine Latin Mass)] ? »
Quiconque connait en profondeur les deux liturgies ne pourra qu’être surpris d’une telle affirmation : la liturgie de Vatican II, c’est-à-dire le Novus Ordo, « s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe » écrivaient les éminents cardinaux Bacci et Ottaviani en 1969 au pape Paul VI qui le promulgua dans leur Bref examen critique du nouvel Ordo Missae.
Mais le post-moderne Léon XIV ne doit pas être au fait de ce fondamental débat liturgique et théologique. Mais existe-t-il un passé avant Vatican II à préserver pour les hiérarques conciliaires ? Du passé faisons table rase…
Francesca de Villasmundo





