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Des milliers de chrétiens du Nigéria assassinés dans
l’indifférence générale d’un Occident en voie d’islamisation.
Dans la nuit du 26 au 27 juillet dernier, les trop fameux « bandits » du Nigeria (c’est ainsi qu’on appelle là -bas ceux qu’en France on déclare pudiquement atteints de troubles psychiatriques) ont assassiné une trentaine de Chrétiens dans le village de Naridon, dans l’État de Kaduna au nord-ouest du pays, et fait de nombreux blessés : maisons incendiées avec leurs occupants à l’intérieur, hommes, femmes et enfants tirés à bout portant, d’autres massacrés à l’arme blanche.
La Conférence des évêques catholiques du Nigeria (CBCN) a rencontré le 28 juillet le président Bola Ahmed Tinubu à Abuja.
Ils ont exprimé leur profonde consternation  devant l’impuissance du gouvernement à faire cesser ces massacres de civils tout en appelant les fidèles à ne pas céder à la haine ou à la vengeance.
Ils ont également demandé des élections libres et un renforcement des institutions démocratiques.
Au vu de la situation française en matière de propagande, d’insécurité et d’islamisation des quartiers, il est à craindre que nos évêques républicains se retrouvent bientôt enclins à prononcer de concert ce genre de discours lénifiants.                    .
Le président Tinubu leur a répliqué que les forces de sécurité seraient réorganisées, que son administration est déterminée à vaincre le terrorisme, le banditisme et les enlèvements et qu’il n’hésiterait pas à appeler l’armée en renfort, si nécessaire ; avant de conclure sur cette très macronienne sentence : « nous vaincrons le terrorisme. »
Ce genre de vÅ“ux pieux, impuissants devant les faits, ne peut que contribuer à renforcer la banalisation et le découragement : « Le danger aujourd’hui est que nous arrivions à un point où nous devenions totalement insensibles au caractère sacré de la vie humaine » avait déjà déclaré à Pâques dernier Mgr Matthew Hassan Kukah dans un entretien avec Vatican News.
« Chaque mois, nous enterrons notre peuple. Le mois dernier, nous avons enterré 11 personnes, dont des enfants ».
« Aujourd’hui, nous devons faire face à une nouvelle sépulture collective de 30 personnes. Ça suffit, s’il vous plaît ! Venez à notre secours. », a lancé Stephen Hajara, porte-parole du Conseil législatif du gouvernement local de Kauru et conseiller représentant le quartier de Kamaru.
On estime à environ 2 000 à 2 500 le nombre de Chrétiens massacrés depuis le début de l’année 2026.
L’estimation ne tient pas compte des enlèvements.
Qu’en sera-t-il en décembre ?  Leur persécution est aujourd’hui la plus grave dans la « Middle Belt » (la Ceinture centrale), une vaste zone de transition entre le nord, majoritairement musulman, et le sud majoritairement chrétien.
Les susnommés « bandits » paraissent suivre un seul objectif : faire disparaitre toute trace de l’évangélisation des missionnaires, conduite sur ces terres durant le dix-neuvième et le vingtième siècles, afin d’écrire peu à peu un nouveau récit historique fondé sur la violence de l’Islam.
Qui se souvient aujourd’hui de Melchior de Marion Brésillac (1813-1859), de Carlo Zappa (1861-1917), de Francis O’Rourke (1882-1938), de Joseph Shanahan (1871-1943) ?
Il n’est pas inutile de rappeler ici le rôle néfaste de « nos amis britanniques » en la matière : lorsqu’ils prirent le contrôle du nord du pays au début du XXe siècle, ils limitèrent, et parfois bloquèrent, l’activité missionnaire catholique dans les émirats musulmans du nord, afin de préserver la stabilité politique ; ce qui freina durablement l’expansion du christianisme dans le nord et favorisa l’Islam : toujours la même chanson.
Or c’est en ce nord-est musulman que Boko Haram siège principalement, avec son centre historique dans l’État de Borno, à la frontière du Cameroun, du Niger et du Tchad.
« L’Africain, dès lors qu’on le comprend et qu’on l’aime dans le Christ, est un trésor de bonté et de beauté. » disait Mgr Shanaha (sur la photo ci-dessus), qui évangélisa le peuple igbo.
Et Mgr Melchior de Marion Brésillac, fondateur de la Société des Missions africaines : « Ne vous croyez jamais supérieurs aux peuples vers lesquels vous êtes envoyés. »
On est frappé, à la lecture de ces propos d’anciens missionnaires, du décalage avec les déclarations platement diplomatiques des responsables catholiques africains contemporains ; il y a bien là quelque chose d’affadi, et c’est de cette fadeur que se nourrissent les ennemis de Jésus-Christ, c’est d’elle, en dernier lieu, que sont victimes les martyrs de Naridon.
Le Petit Béraldien





