
Le gouvernement Macron menace le secret de la confession. Portée par Ensemble pour la République, le groupe de Gabriel Attal, une proposition de loi post-Bétharram visant à supprimer le secret de la confession a été examinée lundi à l’Assemblée nationale.
Une proposition de loi visant à « protéger les enfants » exige la suppression du secret de la confession
Le secret de la confession ne serait plus inviolable après deux milles ans de pratique catholique selon le pouvoir temporel, Macron régnant.
Sour les auspices de protéger les enfants, Ensemble pour la République, le groupe de Gabriel Attal, celui qui veut libéraliser la GPA et obtenir un enfant-marchandise par ce moyen esclavagiste, a déposé une proposition de loi visant à « protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire » déjà surnommée la loi « post-Bétharam », cette initiative législative étant née d’une volonté de répondre au scandale des abus sexuels au collège Notre-Dame de Bétharram, et non des scandales sexuels, d’une ampleur bien plus vaste du périscolaire parisien, et de tant d’autres faits du même acabit dans l’école de la République, où il est vrai il n’y a pas de confessionnaux… Encore une autre hypocrisie de cette Conscience morale universelle et de cette bien-pensance laïque et amorale.
Portée par le député macroniste Violette Spillebout, et le député insoumis, Paul Vannier, cette proposition de loi a été examinée hier à l’Assemblée nationale. Or ce texte de gauche inquiète les autorités religieuses de l’Église catholique de France, et une fois n’est pas coutume chez ces prélats progressistes qui ont bien trop souvent accompagné les innovations culturelles et sociétales du pouvoir temporel.
L’article 9 du projet de loi visant à « protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire »
Le texte contient un article qui exige la suppression du secret de la confession en vigueur dans l’Église catholique. L’article 9 du projet de loi « établit explicitement que les ministres du culte sont tenus de signaler les actes de violence commis contre des mineurs, même s’ils en prennent connaissance dans l’exercice de leurs fonctions », précisant catégoriquement qu’« aucun secret de confession ne saurait faire obstacle à cette obligation ».
En clair, il prévoit notamment d’obliger les prêtres à dénoncer des faits de violences sur mineurs révélés lors de ladite confession : tout ministre d’un culte qui apprend lors d’une confession qu’un mineur est victime de violences ou d’abus sexuels sera désormais pénalement obligé de le signaler, au même titre que n’importe quel citoyen lambda. S’il ne le fait pas, il encourt les mêmes peines que tout contrevenant à l’article 434-3 à savoir trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.
La Conférence épiscopale de France contre cette proposition de loi
La Conférence épiscopale de France a exprimé sa position dans un communiqué. Elle a d’abord salué le bien-fondé du projet de loi, qui « témoigne de la volonté de nos dirigeants d’engager résolument notre pays dans ces combats nécessaires et urgents », combats que l’Église « soutient ». Cependant, les évêques ont exprimé leur « vive inquiétude » quant à plusieurs dispositions du texte, affirment que « certains articles du projet de loi remettent en cause plusieurs libertés fondamentales, telles que la liberté de conscience, le secret de la confession, la liberté d’enseignement et la liberté de religion ».
Conscients, malgré l’esprit pourtant néo-protestant qui anime une majorité d’entre eux, de l’importance du secret de la « réconciliation » (terme conciliaire pour confession), les évêques de France ont rappelé qu’il est inviolable et que le système juridique français a historiquement reconnu la protection du secret professionnel pour les ministres du culte. Ils ont insisté sur le fait que cette défense du secret sacramentel ne dissimule aucun crime et n’entrave pas le cours de la justice. Elle rappelle en effet que les normes ecclésiastiques les obligent à signaler et à sanctionner les abus connus commis en dehors du cadre de la confession sacramentelle.
Le texte prévoit également un contrôle administratif accru des établissements privés catholiques sous contrat
Le texte prévoit également un contrôle administratif accru des établissements privés catholiques sous contrat. En cela aussi, les prélats français ont exprimé leurs inquiétudes. Jusqu’à présent, les inspections se concentraient principalement sur la vérification du respect des programmes scolaires officiels. La nouvelle législation permettrait d’étendre ces inspections à tous les aspects de la vie scolaire, y compris à ce qu’on appelle le « caractère personnel », c’est-à-dire aux éléments qui expriment leur identité spécifique.
En pratique, cette mesure pourrait concerner des questions liées à la formation morale, à l’éducation émotionnelle et sexuelle ou à la transmission de l’anthropologie chrétienne, domaines dans lesquels les collèges catholiques appliquent leurs propres critères inspirés par la doctrine de l’Église. Selon les évêques, le renforcement des mécanismes de contrôle pourrait même conduire à des sanctions administratives ou à la fermeture d’institutions.
Une attaque brutale contre le catholicisme
L’article de la proposition de loi envisage aussi la création d’un Conseil académique pour l’enseignement privé, destiné à renforcer la capacité de contrôle de l’État sur ces établissements, ce qui aurait pour conséquence de réduire encore plus drastiquement leur autonomie d’enseignement, culturelle et cultuelle.
Sans surprise, les évêques de France, imbus de la pensée moderne, invoquent en leur défense les « droits fondamentaux qui font partie intégrante du cadre démocratique français » et « la tradition juridique même de la République », croyant peut-être que ces droits vont les protéger contre la tyrannie temporelle qui s’installe. Ils perdent de vue que ces mêmes « droits » républicains furent le fondement de la terreur révolutionnaire contre le Trône et l’Autel et de la lutte anti-cléricale qui anime toujours la République depuis son avènement au bas de l’échafaud. Détruire le catholicisme en France est un objectif, avec des attaques plus ou moins brutales, plus ou moins directes…
Francesca de Villasmundo
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