Nuit Blanche dans des églises ? La réaction de Grégor Puppinck

Grégor Puppinck, directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ) et éminent juriste, vient de publier un résumé des conséquences du projet de loi visant à légaliser l’euthanasie s’il devait être approuvé le 15 juillet prochain.

« Equipes mobiles d’euthanasie »

Avec la nouvelle loi, des « équipes mobiles d’euthanasie » pourront venir forcer l’entrée des maisons de retraite et des établissements de santé, y compris catholiques.
Mais ce n’est pas tout, voici 23 problèmes graves identifiés dans la proposition de loi.

Lisez bien ; c’est notre vie à chacun qui est en jeu !

1. C’est un seul et même médecin qui décide de toute la procédure d’euthanasie ;
2. La loi ne prévoit aucune exigence formelle quant à l’expression de la volonté de mourir ;
3. Il suffit que le médecin affirme que la personne veut mourir ;
4. Ce médecin peut rencontrer le « patient » pour la première fois le jour de la « demande »;
5. L’euthanasie est possible sur les personnes sous tutelle et sous curatelle, et sur les personnes dont le discernement est altéré ;
6. Il suffit que le discernement ne soit pas « gravement » altéré lorsque la personne est supposée exprimer sa demande de mort ;
7. Une personne ayant un trouble psychique grave, telle qu’une tendance suicidaire, n’est pas exclue du processus ;
8. Le délai de réflexion n’est que de 2 jours ;
9. La décision du médecin peut être prise en quelques minutes, car aucun délai n’est fixé ;
10. Le médecin consulte deux personnes qu’il choisit lui-même ;
11. La consultation peut se faire en ligne, sans rencontrer le demandeur ;
12. Les proches n’ont pas un droit à être informés ;
13. Même si la personne demande la consultation d’un proche, le médecin peut le refuser ;
14. Les proches n’ont pas le droit de contester en justice la décision du médecin ;
15. Le médecin ou l’infirmier doit veiller à ce que l’entourage de la personne objet de l’euthanasie n’exerce aucune pression pour lui faire « renoncer à l’administration de la substance létale » ;
16. La personne n’est informée qu’après avoir confirmé sa demande de mourir des modalités d’administration du poison et de son effet ;
17. Le « contrôle » est réalisé après la mort sur la base des informations transmises par le seul médecin ;
18. Le « contrôle » est réalisé par une commission nommée par le ministre de la Santé et composée de 4 personnes membres d’associations ou « désignées en raison de leurs compétences dans le domaine des sciences humaines et sociales », ainsi que de 2 médecins et de seulement 2 juges ;
19. Les médecins objecteurs de conscience qui refusent l’euthanasie sont obligés de désigner un autre médecin qui accepte de pratiquer l’euthanasie à leur place ;
20. Les établissements privés, en particulier religieux, même si tous leur personnel est objecteur, sont obligés d’accueillir des équipes mobiles d’euthanasie et d’accepter l’euthanasie de leurs résidents, sous peine de poursuites et de sanctions administratives et financières;
21. Les pharmaciens sont privés de clause de conscience et obligés de préparer le poison ;
22. La personne n’a pas un « droit » à bénéficier des soins palliatifs, sachant qu’une vingtaine de départements ne disposent d’aucune unité de soins palliatifs, et que moins de la moitié des besoins en soins palliatifs sont actuellement couverts, et que cette couverture diminue proportionnellement au vieillissement de la population;
23. Les amendements visant à séparer les procédures d’euthanasie et de celle de prélèvements d’organes ont tous été rejetés.

Un million de Français directement éligibles à l’euthanasie

En outre, il faut tenir compte des faits suivants ;
– 10% des Français sont sous antidépresseurs,
– 1.000.000 de Français sont éligibles à ce jour selon la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP)
– Le nombre d’éligibles va croître avec le vieillissement de la population;
– La légalisation de la mort anticipée permettra d’économiser environ 1,4 milliard d’euros par an en frais de santé, vieillesse et retraite (évaluation de la Fondapol, 2025).

Ce projet de loi est une abomination, résultat d’un gouvernement français sous influence maçonnique.

Pierre-Alain Depauw

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